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Cooking Mama : Cookstar – Test – PlayStation 5

4 mn de lecture
image jeu cooking mama cookstar
image playstation 4 cooking mama cookstar
  • Cooking Mama : Cookstar
  • Disponible sur : PlayStation 4, Nintendo Switch
  • Développé par : 1st Playable Productions
  • Edité par : Planet Entertainment/Ravenscourt
  • Sortie le : 23 juillet 2021
  • Genre : Party game
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Cooking Mama : Cookstar évite l’échec de peu

Ah, Cooking Mama ! Que de souvenirs ressurgissent à la lecture de ce titre, l’un de ceux qui ont ouvert le jeu vidéo à un plus large public. C’était en 2006, la Nintendo DS était sorti depuis un an, et ce jeu de cuisine, ou plutôt de concoction de recette fut un véritable succès populaire. Seulement voilà, après plusieurs suites, la licence a un peu périclité. Qu’en est-il du dernier épisode en date, Cooking Mama : Cookstar ? Eh bien, rien de fameux, mais sans être totalement catastrophique pour autant.

L’industrie vidéoludique est pleine d’anecdotes, et Cooking Mama : Cookstar n’échappe pas à la règle. En effet, le jeu est tout d’abord paru en dématérialisé, en 2020 sur Nintendo Switch et PlayStation 4… avant de disparaître à cause d’un imbroglio assez hallucinant. D’un côté, nous avons Office Create, le détenteur des droit si fier de sa création qu’il s’est renommé Cooking Mama Limited. De l’autre, 1st Playable Productions et Planet Entertainment, respectivement développeur et éditeur du soft ici testé. Eh bien figurez-vous que tout ce beau monde ne s’est pas mis d’accord, malgré un contrat, et la parution constituait une fraude. On raffole de ce genre d’histoires, ça permet au moins de parler d’un titre qui, sinon, tomberait rapidement dans l’oubli.

Cooking Mama : Cookstar s’appuie pourtant sur des bases solides. Même si vous vous êtes éloignés de la licence depuis longtemps, vous retrouverez pas mal d’automatismes. La cible étant clairement jeune, ou en tout cas « casual » comme on disait vers 2010, il ne faut pas s’attendre à trop de complications. Cela tombe bien, c’est ce qu’on espérait et, de ce côté, on est gâté dès l’écran d’accueil. En gros, du solo, du multi, de la personnalisation et des options. Mais tout de même, on peut noter une curiosité : l’existence séparée de recettes traditionnelles et végétariennes. Ah, on retrouve bien là cet esprit rassembleur des mangeurs de brocolis, le fameux vivre-ensemble ! Hum. Dans les faits, les deux modes sont exactement les mêmes, mais on imagine que les développeurs ont eu peur de froisser les foules haineuses armées de pousses de soja. Une étrangeté à rajouter au compteur, décidément ce soft est collector.

Mama s’adapte aux millenials

image gameplay cooking mama cookstar

Le jeu vous demandera d’avoir de la mémoire.

Vous vous lancerez certainement dans le solo, pour commencer. Là, pas de panique : la poignée de recettes disponibles ne sont que les premières, d’autres se débloquent au fur et à mesure de vos exploits culinaires. Et de ce côté, Cooking Mama : Cookstar se révèle plutôt généreux avec ses plus de quatre-vingts recettes au total. Ensuite, un mode multi pourra aussi gonfler un peu la durée de vie, avec des épreuves en duel ou en coopération. Par exemple, vous pourrez vous mesurer à un ami afin de savoir qui remue le plus sa pâte à pizza (en la lançant de temps en temps, pour un meilleur score). Rien de bien folichon, mais on salue l’effort.

Le gros morceau de Cooking Mama : Cookstar reste donc le solo. On se lance dans des recettes divisées en plusieurs tâches, en fait des mini-jeux faisant appel aux spécificités de la manette PlayStation 4. Par exemple, pour râper du fromage on doit utiliser le pavé tactile. La présence d’un décompte ajoute aussi du suspens, et même parfois de quoi vous faire rager tant le timing peut être très serré. Ce n’est pas toujours hyper précis, mais ce genre de mouvement distille un peu de fun dans les épinards. On doit donc réussir toutes les étapes afin de préparer, par exemple, un sandwich-triangle au fromage fondu couleur arc-en-ciel. Ouais, chelou, mais très moderne. Un peu comme Mama, laquelle termine toujours vos exploits par une photo sur le modèle de ce qui se fait à table, dans les restaurants, pour finir sur Instagram. On peut ajouter des stickers, un fond d’écran, bref la folie pour les petits esprits créatifs qui mettront la main sur le jeu.

La technique ne dérangerait pas sur Nintendo 3DS…

image test cooking mama cookstar

La technique n’est pas folle.

Une fois que vous aurez bien retenu chacune des étapes d’une recette, il sera temps de la tenter à l’aveugle. Donc toutes les étapes à la suite, sans pause ni indices sur la méthodologie. Le but étant de gagner une récompense officialisant la maitrise de la recette. Et la note que vous obtiendrez sera liée aux likes que l’œuvre culinaire recevra. Oui, bon, Cooking Mama : Cookstar est décidément très millenial dans l’esprit, mais peut-être que les casuals sont désormais dans cette génération. Donc ça peut se justifier. Aussi, vous obtiendrez des éléments de customisation pour votre chère Mama. Donc, direction le mode Personnaliser afin de lui refaire une apparence. Bon, ça ne sert à rien, c’est purement cosmétique, mais si cela peut ambiancer les jusqu’au-boutistes…

Reste la technique, et c’est sans doute là que Cooking Mama : Cookstar nous perd un peu en route. C’est bien simple, ce jeu aurait pu sortir sur Nintendo 3DS, sans nul doute. Les textures se veulent dans un style naïf, mais elles se font surtout très datées. On a aussi remarqué pas mal de bugs dans la détection des commandes, et même quelques ralentissement à l’occasion. Bon, on ne joue pas à cette licence pour recevoir une claque visuelle, mais tout de même on aimerait un peu plus de détails. Enfin, l’ambiance sonore ne nous a laissé aucun souvenir, amis à part une Mama aux doublages anglais peu fameux. Enfin, sachez que les sous-titres sont traduits en français.

Conclusion

Cooking Mama : Cookstar n’est clairement pas le meilleur opus de la licence, mais il a au moins le mérite d’en proposer son essentiel. Reste que la technique est particulièrement en-dessous de ce que peut faire une PlayStation 4. Quelques décisions nous interpellent, comme séparer les recettes végétariennes des autres, surtout qu’au final il n’y a aucune différence dans les minis-jeux. On est donc dans un soft très millenial dans l’esprit, bancal sur bien des aspects, mais pouvant faire le job à l’occasion.

10 /20
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