Test

Tandem : A Tale of Shadows – Test – PlayStation 4

4 mn de lecture
image jeu tandem a tale of shadows
image playstation 4 tandem a tale of shadows
  • Tandem : A Tale of Shadows
  • Disponible sur : PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PC
  • Développé par : Monochrome Paris
  • Edité par : Hatinh Interactive
  • Sortie le : 21 octobre 2021
  • Genre : Jeu de réflexion
  • pegi12

Tandem : A Tale of Shadows, une expérience à découvrir !

Au moment de lancer notre test de Tandem : A Tale of Shadows, quelle ne fut pas notre plaisir que d’en découvrir son studio de développement, Monochrome Paris. Si l’on apprécie de suivre l’actualité du jeu vidéo français, cette entité était totalement passée sous nos radars, ce qui se paiera en coups de fouet sur le dos dénudé de votre dévoué serviteur. Aïe. Du coup, un rapide tour sur le site du développeur nous informe de sa passion pour la réalité virtuelle, notamment avec un Jodorowski’s Dune qui nous fait vachement envie. Bref, la curiosité a ainsi redoublé, et elle accouche d’une belle petite satisfaction.

Tandem : A Tale of Shadows a beau être un jeu de réflexion, il prend tout de même soin de nous conter une histoire. Enfin, plus précisément, des bases scénaristiques sont posées, et seront un peu développées jusqu’à un final assez surprenant dans son genre. On y suit les aventures de d’Emma, jeune fille pleine de volonté. Elle va se mettre en tête de retrouver un certain Thomas Kane, fils d’un couple de magiciens faisant autorité dans leur activité. Sa disparition a mis en échec tous les service de Sa Majesté, dès lors la petite héroïne prend la direction du manoir familial. Sur le chemin, elle va rencontrer Fenton, un ours en peluche pour le moins magique car vivant. Ensemble, ils vont devoir venir à bout des quarante-cinq niveaux du soft, divisés par plusieurs univers (jardin, cuisine, etc).

L’ambiance nous a charmé

image test tandem a tale of shadows

Le manoir est vraiment très joli.

Tandem : A Tale of Shadows ne veut pas faire son Braid, ne pensez pas y trouver un récit hyper profond. Et c’est tant mieux, entre nous. Ici, il est plus question de travailler une ambiance sombre, une atmosphère assez lugubre, un peu « Tim Burtonienne ». C’est d’ailleurs une réussite, du moins pour celles et ceux qui ont le le bon goût d’apprécier le cadre d’une Angleterre victorienne décidément bourrée de personnalité. Sachez aussi que les petits curieux trouveront, au sein des différents niveaux, des images cachées qui, mises bout à bout, apporteront pas mal de détails concernant l’univers du titre. Enfin, sachez que celui-ci est entièrement sous-titré en français, et avec soin s’il vous plaît.

Vous l’aurez compris, Tandem : A Tale of Shadows puise pertinemment dans son histoire sa principale mécanique. C’est à dire l’enchevêtrement de deux gameplays liés au duo de personnages. Dans ce jeu purement solo, il sera donc question de maitriser les deux avatars simultanément, l’un ayant une incidence sur le cheminement de l’autre. D’un côté, Emma va devoir manipuler des sources de lumière afin de créer des zones d’ombre permettant à Fenton d’avancer dans ses niveaux. Et les deux personnages n’évoluent pas dans les mêmes dispositions. Emma s’applique à s’en sortir dans des levels en vue top down, avec pour elle des énigmes à base de cubes vicelards à déplacer, afin de créer une bonne projection avec sa lanterne. Ensuite, d’une simple pression de touche, on passe au stage sur plan 2D d’un Fenton en charge de récupérer des clés, tout en faisant preuve de finesse dans les mécanismes créés par les ombres projetées. C’est aussi fluide que, par exemple, le passage d’une version remake à la version d’origine, comme dans un Wonder Boy : Asha in Monster World.

Un gameplay intelligent, maitrisé dans sa progression

image gameplay tandem a tale of shadows

On apprend les mécaniques à bon rythme.

On fait donc face à une sorte de gameplay asymétrique, même si les phases ne se déroulent pas tout à fait en même temps contrairement, par exemple, à un Vendredi 13. Il est vrai que, dans les premières minutes, le trip proposé par Tandem : A Tale of Shadows surprend par son audace, et l’on se demande si le concept ne va pas s’effondrer sur lui-même à cause d’une prise en mains délicate. Eh bien rassurez-vous, ce n’est pas du tout le cas. Dans les bons points, on retient que Monochrome Paris a su trouver le bon rythme afin de nous embarquer dans le gameplay. Ainsi, la difficulté va crescendo, pour ne jamais non plus nous étouffer : l’expérience nous laisse assez de checkpoint pour ne jamais trop ressentir de la frustration. Par contre, cela ne signifie pas que l’aventure s’apparente à un long fleuve tranquille : vous allez rager sur les sortes de cubes gélatineux à déplacer, par exemple. Ou encore sur les différents boss qui ponctuent chacun des cinq univers.

Tandem : A Tale of Shadows pourra se terminer en plus ou moins cinq heures, selon votre niveau. Pour en faire totalement le tour, donc trouver toutes les illustrations, vous pourrez en ajouter quelques unes. Pour ce genre d’expérience, c’est une durée de vie de bien bonne facture, même si la rejouabilité est absente. Pour ce qui est de l’aspect visuel, on est charmé par la direction artistique, vraiment classieuse. Les couleurs chaudes, couplées aux petits détails de ce manoir bien fourni, sont un ravissement. Le chara-design est très typé dessin animé en 3D, c’est aussi une bonne chose. La pure technique, elle, connaît quelques légers ratés. On note de petites imprécisions au sein d’un moteur physique pourtant vraiment très travaillé. Aussi, certaines textures bavent un peu. Rien de bien méchant donc. Quant à la musique, on regrette simplement l’absence d’un thème principal marquant. Et les bruitages manquent de peps. Du reste, l’ambiance sonore accompagne bien cette aventure bien agréable.

Conclusion

Tandem : A Tale of Shadows sort d’un peu nulle part, et parvient à nous charmer au sein même d’une fenêtre de sorties pourtant très chargée. Avec son ambiance lugubre, qui rappelle le Tim Burton de la grande époque, ce jeu déploie une atmosphère marquante. Le gameplay, totalement pensé pour le solo, fait preuve d’une intelligence remarquable. Et ceci jusque dans la courbe d’apprentissage, vraiment agréable. La durée de vie est aussi de bon niveau pour ce genre de soft, même si la rejouabilité n’est pas assurée. On regrette juste une pure technique un peu en retrait, mais rien qui puisse avoir de véritables conséquences sur notre ressenti.

15 /20
Articles liés
Test

Blue Reflection : Second Light - Test - PlayStation 4

5 mn de lecture
Blue Reflection : Second Light confirme encore le talent de GUST Votre dévoué serviteur ne s’en cache pas : parmi le nombre incalculable d’éditeurs et de développeurs, certains ont gagné le statut de « chouchou ». Une appellation que le monde entier envie, mais difficile à atteindre tant elle ne se base pas uniquement sur la perfection d’un résultat. Par exemple, on adore suivre l’actualité des jeux D3 Publisher, des choix éditoriaux de NIS America, des idées de Koei Tecmo. Parmi ces véritables coups de cœur figure en bonne place…
Test

Gynoug - Test - Nintendo Switch

5 mn de lecture
Gynoug, toujours un grand shoot’em up Si vous êtes du genre à être attentif aux soldes des différents stores, alors vous connaissez obligatoirement Ratalaika Games. Ses jeux, généralement de (très) petites productions 2D sans trop d’envergure, rejoignait rapidement les catégories à tout petit prix. On ne peut savoir si cette phase est désormais de l’ordre du passé, toujours est-il que cet éditeur vient de lancer, presque coup sur coup, deux grands classiques du shoot’em up sorti sur Mega Drive : Gley Lancer et Gynoug, ce dernier nous intéressant tout particulièrement…
Test

Crysis Remastered Trilogy - Test - Nintendo Switch

5 mn de lecture
Crysis Remastered Trilogy, inespéré sur Switch Si vous n’êtes pas un joueur né de la dernière pluie, vous vous souvenez probablement de la guerre qui faisait rage en 2007 sur certains forum. Alors que les consoleux s’extasiaient, à juste raison, sur les capacités HD des PlayStation 3 et Xbox 360, ou prônaient la différence conceptuelle de la Wii, les gamers PC envahissaient ces endroits avec un argument massue : Crysis. Et c’est vrai qu’il était impressionnant, le bébé de Crytek, tant et si bien qu’il était alors impossible de le…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×
Test

KeyWe - Test - PlayStation 5 - Sold-Out Software