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Faraday Protocol – Test – PlayStation 4

3 mn de lecture
image playstation 4 faraday protocol
image jeu faraday protocol
  • Red Koi Box
  • Disponible sur : PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PC
  • Développé par : Red Koi Box
  • Edité par : Deck13 Interactive
  • Sortie le : 12 août 2021
  • Genre : Jeu de réflexion
  • image pegi3

Faraday Protocol, entre réflexion et narration

Mine de rien, le jeu de réflexion connait une très bonne période depuis pas mal d’années. Entre le domaine indépendant qui s’en empare constamment (si vous n’avez pas joué à The Witness, foncez !), et les gros mastodontes comme Valve s’y adonnant à cœur joie (coucou Portal), les casses-têtes écrivent l’une de leurs plus belles pages. À tel point que les différents stores sont pris d’assaut par le genre, et il et désormais assez difficile d’y voir clair. Alors, Faraday Protocol mérite-t-il qu’on s’y penche ? Réponse dans notre test.

Fruit du travail de Red Koi Box (avec Deck13 Interactive à l’édition), studio de développement italien basé à Brescia, Faraday Protocol est un jeu de réflexion que le joueur vit à la première personne. Voilà déjà un indice concernant l’univers, qui se doit d’être assez développé afin que cette vue soit véritablement justifiée. Bonne nouvelle, c’est le cas : on nous raconte un agréable récit de science-fiction, avec une ambiance art-déco sortant le trip de l’ordinaire. On y incarne Raug Zeekon, un archéologue de l’espace envoyé en mission sur Opis, une étoile habitée d’un mystère à résoudre. Recouverts d’une verdure caractéristique de l’abandon, les lieux étonnent même notre expérimenté avatar, lequel va s’enfoncer dans un temple qui, à n’en pas douter, a bien des réponses à délivrer.

De la science-fiction nappée d’art déco de qualité

image test faraday protocol

Cette civilisation disparue avait bon goût…

L’histoire de Faraday Protocol, et l’atmosphère qui s’en dégage, fait partie de ses qualités. Bon, on pourra évidemment y voir beaucoup d’éléments piochés dans les récents gros jeux du genre, comme les échanges à la Firewatch, et la relation avec une intelligence artificielle, Iris, évidemment inspirée par celle de Portal, mais en moins intrusive et lourdingue (non, on n’est pas fan). On aurait pu penser que le récit ne serait que de l’ordre du prétexte, mais il n’en est rien. Il est question de civilisation déchue, d’extraterrestres colonisateurs et l’on aura même droit à des révélation assez surprenantes. Tout cela nous accompagne bien tout au long d’une aventure là aussi plus longue que ce qu’on attendait, on y reviendra un peu plus bas. Et la narration se fait agréablement rythmée, sans trop nous couper dans l’élan ludique. Cerise sur le gâteau, le soft est entièrement sous-titré en français !

Faraday Protocol met donc les petits plats dans les grands, mais encore fallait-il que le gameplay suive. Et c’est en partie le cas. Dès les premières minutes de jeu, on découvre le Bio-Tool, un pistolet d’or qui rappellera bien des choses aux fans du Goldeneye de la Nintendo 64. Sauf qu’ici il ne sera pas question de one shot l’un de vos meilleurs amis, mais plutôt de stocker de l’énergie (en deux couleurs, pour deux effets différents) afin de créer des courants d’énergie entre plusieurs ports d’alimentation. Le but étant de passer à la pièce suivante, donc à une épreuve encore plus difficile vous l’aurez compris. Cette base n’a rien de bien originale, on l’a déjà vu dans pas mal de jeux de réflexion. Heureusement, Red Koi Box a pensé à étayer un peu les problématiques avec des phases de plates-formes, demandant pas mal de précision et s’avérant parfois un peu déséquilibrées dans les distances. C’est vraiment au cheveu près, un peu rageant, mais l’utilisation de la verticalité apporte indéniablement à l’expérience. Reste qu’on aurait aimé une feature plus originale.

Sympa à jouer, mais ça manque un peu d’originalité

image gameplay faraday protocol

La courbe de difficulté des puzzles est efficace.

Que les joueurs n’appréciant pas trop de rester bloqué des heures sur la même énigme se rassurent, Faraday Protocol  évite soigneusement ce piège. Une fois la mécanique centrale bien digérée, le cheminement vous opposera quelques développement autour d’elle, mais rien qui vienne déséquilibrer l’expérience. On ne parlera pas de soft facile, mais plutôt d’une volonté de nous laisser avancer dans la découverte, ce qui nous ravit au plus haut point. Des indices sont distillés dans les environnements, un bruitage donne aussi une tendance quant à notre avancement. Du coup, on ne se sent jamais réellement perdu, ni à deux doigts d’abandonner, et ce même si certaines salles vont fortement vous secouer le cerveau.

Faraday Protocol est plus long que ce qu’on imaginait, encore un bon point ! Il nous a fallu à peu près huit heures pour le boucler, et en galérant pas mal sur les dernières énigmes. C’est vraiment bien, par contre la rejouabilité est aux abonnés absentes. Techniquement, le titre se tient correctement. Les textures ne sont pas folles, et ça manque globalement d’effets visuels, mais au moins c’est solide dans le framerate. Par contre, la direction artistique est certes de qualité, les motifs et couleurs des pièces ne bougent pas. Ce qui donne une ambiance monotone, alourdit un rythme déjà un peu atteint par le manque de folie du gameplay. Certes la direction artistique fait bon effet, mais sur la fin on sent tout de même qu’un peu de renouvellement n’aurait pas fait de mal.

Conclusion

Faraday Protocol ne révolutionne pas le genre très usité du jeu de réflexion, mais il peut être tout à fait conseillé pour qui en recherche un de bonne qualité. Les puzzles restent les stars de l’expérience, avec des mécaniques simples à digérer mais donnant lieu à de bons casses-têtes. Juste derrière, en soutien, on retrouve aussi une volonté de nous narrer une histoire, avec un récit de science-fiction certes classique, basique diraient les puristes, mais tout de même accrocheur. On regrette tout de même quelques imperfections, comme des phases de plates-formes parfois trop millimétrées, ou l’absence d’une feature réellement originale, mais au final on s’est tout de même bien amusé. Et c’est le principal.

14 /20
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