Test

[Test] Poker Club – PlayStation 5 – Ripstone Games

4 mn de lecture
image jeu poker club
image playstation 5 poker club
  • Poker Club
  • Disponible sur : PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series, Xbox One, Microsoft Windows
  • Développé par : Ripstone Games
  • Edité par : Ripstone Games
  • Sortie le : 19 novembre 2020
  • Genre : Simulation de poker
  • pegi18

Poker Club atteint ses objectifs communautaires

Poker Club, annoncé en septembre 2020, a de suite su créer l’engouement chez les amateurs de jeux de cartes. Si le genre n’est pas totalement inédit sur consoles (le Uno, par exemple, est un habitué de l’exercice), les vraies simulations de poker se font bien plus rares. Quand, en plus, Ripstone Games a précisé qu’il s’agirait d’une expérience communautaire, on s’est intéressé au sujet.

Précisons tout d’abord, et rapidement, que notre test de Poker Club est effectué sur une version largement mise à jour, contrairement aux articles parus lors de la sortie initiale. On a donc bénéficié d’une version amplement amélioré, plusieurs fois patchée, gonflée en terme de contenus, un peu retouchée techniquement.

Votre dévoué serviteur se doit de vous dévoiler son caractère presque totalement novice en la matière. Mis à part quelques partie « en vrai », donc une pauvre connaissance des règles, on aborde donc Poker Club comme un nouveau venu un peu hésitant. Et ce point de vue doit en intéresser beaucoup, tant ce jeu de cartes peut parfois apparaître comme un peu élitiste. On tient dès lors à rassurer sur deux points : l’expérience débute par une série de tutoriels (que l’on peut aussi zapper), et tout est sous-titré en français.Chaque nouveau tournoi tenté est aussi l’occasion d’en connaitre les spécificités. S’il y a éliminations ou autre, c’est clairement détaillé. Enfin, les combinaisons sont clairement indiquées quand on regarde ses cartes, ce qui facilite la mémorisation de ce qu’est une quinte, un ful, etc. On peut donc parler d’une bonne accessibilité, ce qui n’était pas évident.

Gros contenu, malgré l’absence de modes solos

image poker club

Aller, fais pas ton mec…

Poker Club a aussi la bonne idée de ne pas partir dans tous les sens, en restant centré sur un style : le Texas Hold’em. Avec des variantes, à l’occasion. Il s’agit de la version la plus populaire de ce jeu de cartes, Ripstone Games fait donc le choix de parler au plus grand nombre. Encore une bonne idée, car elle va dans le sens d’un esprit communautaire que le développeur et éditeur veut mettre en avant. Car oui, le soft ne se pense qu’avec des opposants humains, du coup le titre ne se lance que si vous êtes connecté à Internet. C’est ici un petit regret, on ne peut que penser à ces joueurs qui pourraient connaitre les affres d’une bande passante peu solide, et comptent donc sur du solo pour meubler les soirées. Dommage, surtout que des bots étonnamment bons dans leur intelligence artificielle viennent compléter des tables.

Malgré ce regret quant à l’absence de modes purement solos, il faut tout de même souligner que Poker Club propose un contenu impressionnant. Il l’était déjà à sa sortie, en novembre 2020, mais il a encore gagné en dimension au fil des mois, et encore plus avec la récente mise à jour intitulée The River. Ce sont des dizaines de tournois qui vous attendent, dans des lieux tous différents (plateaux télé, bars, pizzéria, club de boxe etc), des tonnes de défis à réaliser (trois par partie), de la personnalisation de l’avatar à gogo (lunettes, habits, accessoires, et bien d’autres), mais aussi ce qui donne sa spécificité au titre : la gestion d’un club. Vous pourrez donc rassembler des amis, organiser des compétitions et, bien entendu, personnaliser la salle afin de créer une ambiance qui vous est propre.

Attention au bluff systématique

image gameplay poker club

Poker Club pousse parfois le joueur à des grosses blindes risquées.

Tout cela fonctionne bien, Poker Club atteint son objectif de jeu communautaire. Dans le gameplay, on est aussi charmé, avec tout de même une retenue. Le système de progression ajoute un intérêt évident, cela pousse le joueur à revenir tous les jours. Très bien vu. Les informations à l’écran sont parfaitement claires, tout pour bien capter l’intérêt de bluffer ou non. Le choix de suivre, de se coucher ou de vérifier se fait facilement en sélectionnant l’ordre sur l’ATH. On vérifie aussi les cartes fermées d’une simple pression de gâchette, une autre permet d’afficher le flop (les cartes communes) en plein écran. On est donc très à l’aise, par contre on remarque un manque de suspens. Bien entendu, on ne peut que féliciter le fait que l’argent en jeu soit factice, mais cela retire évidemment de la pression qu’il aurait fallu imposer ailleurs. Du coup, le bluff est trop utilisé, et les parties perdent parfois en intérêt.

On pourra aussi regretter la lenteur de certains joueurs (en-dehors des variantes qui imposent un temps de réaction limité), même si Poker Club n’y est pour rien. C’était pourtant chose prévisible. Du coup, Ripstone Games a cherché à un peu animer les environnements, mais il y a encore du progrès à faire dans ce secteur. Les récentes mises à jour ont ajouté quelques détails, mais cela reste tout de même assez limité. Notre test, effectué sur PlayStation 5, a permis de vérifier que oui, quelques petits effets de ray tracing se remarquent, mais rien de folichon. Et les visages des différents joueurs font un peu figés. Cependant, l’ensemble reste tout de même fin et agréable, avec un travail indéniable sur l’ambiance des salles, les jeux de lumière. L’ambiance sonore assure l’essentiel sans fioritures : pas de musiques intrusives, et les exclamations restent tout à fait dignes. Même quand on rage après avoir tenté un all-in désespéré.

Conclusion

Poker Club fait plus qu’assurer l’essentiel : même les novices peuvent y plonger, sans craintes d’être largués. L’accessibilité est bonne, grâce à des tutoriels textuels précis, mais aussi à des indications précieuses en cours de partie. Le fait d’impliquer de la monnaie virtuelle fait aussi que l’on se prend au risque, même si cela retire de cette pression qui, il ne faut pas le cacher, fait aussi le charme du poker. L’aspect communautaire fonctionne, monter son club et le personnaliser donne envie de revenir tous les jours. Par contre, on reste dubitatif sur l’absence de modes purement solos, et les animations pourraient être encore travaillées. Aussi, la lenteur de certains joueurs allongent parfois des parties plus que de raison. Quelques éléments à améliorer donc, mais on est confiants : Ripstone Games multiplie les mises à jour, un suivi exemplaire.

13 /20
Articles liés
Test

Dungeon Encounters - Test - PlayStation 4

8 mn de lecture
Dungeon Encounters n’est pas pour les petits joueurs Comme nous le démontrions dans notre top réservé à ces jeux de Square Enix qu’on aimerait voir revenir sous une forme ou une autre, l’éditeur japonais est bien plus intéressant que ce que certains veulent faire croire aujourd’hui. Et c’est d’autant plus vrai quand, justement, il s’éloigne de la routine (certes très, très agréable) Final Fantasy, Dragon Quest et Kingdom Hearts. On aime le SE qui nous refilait Vagrant Story, Drakengard ou encore Parasite Eve, des titres que personne n’avait vu venir…
Test

Knockout Home Fitness - Test - Nintendo Switch

4 mn de lecture
Knockout Home Fitness a l’œil du tigre On ne le dira jamais assez : restez actifs, faites du sport, et mangez équilibré en évitant les produits transformés. Voilà, votre dévoué serviteur, qui a perdu plus de vingt kilos en deux mois, a fait sa petite leçon. En vrai, il est indéniable que ce genre de conseil est facile à prodiguer, mais jamais simple à réceptionner : on a tous un rythme de vie différent. Du coup, un jeu comme Knockout Home Fitness, édité par Marvelous et distribué physiquement grâce à…
Test

Metroid Dread - Test - Nintendo Switch

3 mn de lecture
Metroid Dread, l’un des GOTY de 2021 Metroid Dread est la suite directe de l’épisode Fusion. Alors qu’elle croyait avoir éradiqué pour de bon les Metroids et le Parasite X (un organisme hostile capable de prendre l’apparence de son hôte en reproduisant son ADN et le tuant à petit feu lors du processus), Samus reçoit un message lui indiquant qu’il resterait une trace du Parasite X sur la planète ZDR. Un contingent de robots de combat réputés invincibles, les E.M.M.I. , y est envoyé mais tout contact est rapidement perdu…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *