Test

Willy Morgan and the Curse of Bone Town – Test

3 mn de lecture
image jeu willy morgan
image nintendo switch willy morgan
  • Willy Morgan and the Curse of Bone Town
  • Disponible sur : Nintendo Switch, PC
  • Développé par : Imaginarylab
  • Edité par : VLG Publishing
  • Sortie le : 8 juin 2021
  • Genre : Point and click
  • pegi7

Willy Morgan plonge dans une jolie aventure

Tout d’abord paru sur PC en 2020, Willy Morgan  and the Curse of Bone Town est précisément le genre de Point and Click que l’on aime voir arriver sur Switch. Si le jeu s’est un peu retrouvé noyée parmi l’offre du genre sur Steam, il est bien plus notable sur la console de Nintendo, laquelle commence quand même à bien se garnir à ce niveau. Alors, comment se débrouille ce petit trip à l’esprit eighties ?

Comme vous pouvez l’imaginer, Willy Morgan and the Curse of Bone Town nous raconte l’histoire d’un certain Willy. Mais ce n’est pas n’importe qui, il est le fils d’un archéologue disparu voilà dix ans. Heureusement, sa mère est tout de même présente, mais son travail l’accapare. Et pas qu’un peu. Alors que sa vie se déroule à peu près correctement, notre jeune garçon reçoit une lettre datée de la disparition du paternel. Et le message est clair : il va falloir se rendre prudemment dans la petite ville de Bone Town pour y terminer des recherches mystérieuses.

Clairement, Willy Morgan and the Curse of Bone Town joue beaucoup plus sur son ambiance que sur son gameplay. Et c’est bien vu de la part du studio Imaginarylab (ici édité par VLG Publishing), car le but n’est pas ici de renouveler les mécaniques du Point and Click. La direction artistique se situe entre surréalisme et dessin animé, avec un gros focus sur les perspectives parfois improbables. Cela imprime un véritable cachet à un ensemble qui, sinon, ne serait finalement que peu mémorable. Les pérégrinations de l’avatar dans des endroits presque abandonnés, ses rencontres avec une quinzaine de personnages secondaires tous bien écrits, tout cela forme une véritable personnalité attachante.

Superbe direction artistique, mais durée de vie courte

image gameplay willy morgan

C’est visuellement très réussit.

Malheureusement, Willy Morgan and the Curse of Bone Town est assez court. Surtout, on sent une accélération finale venue d’un peu nulle part, comme pour précipiter une conclusion dans la crainte d’en faire trop. C’est dommage car, pour le coup, on ressent surtout un pas-assez, car l’atmosphère fonctionne sans doute mieux que ce que pense Imaginarylab. En quatre heures, tout au plus, l’expérience est bouclée. Ce qui reste tout de même acceptable entendons-nous bien, mais on sort du jeu avec l’envie d’en voir encore plus. Et la rejouabilité est aux abonnées absentes : pas d’éléments à collectionner, et encore moins de segments à déverrouiller. Il s’agit d’un one shot, certes de qualité mais on n’y retournera que plus tard, une fois le soufflé retombé.

Surtout que Willy Morgan and the Curse of Bone Town n’est pas du genre à opposer une difficulté insurmontable. Ce qui n’est pas un défaut, loin de là. Votre dévoué serviteur ne chérit pas ces blocages totalement abusés dans certains classiques du Point & click. Et, ici, on s’éloigne de ce genre d’épreuves trop souvent douloureuses. Le jeu se pense comme une aventure plus portée sur le récit que sur la folie des énigmes. On n’est pas non plus dans un walking simulator, loin de là, d’ailleurs on note une volonté de proposer une aventure non-linéaire : on peut se lancer dans telle tâche avant l’autre. Mais la finalité reste la même. Il va falloir récupérer des objets dans les environnements afin d’avancer. Mais tout se joue plus dans les dialogues, les répliques, qui contiennent généralement la solution à suivre.

Le gameplay se fait solide, d’un classique absolu

image test willy morgan

Une aventure sans trop de difficultés.

Le gameplay de Willy Morgan and the Curse of Bone Town est d’un classique absolu, ce qui n’est pas un mauvais point quand on aime le Point and click. Vous avez deux choix : utiliser les Joy-Con, ou le tactile. Les deux solutions sont précises, et l’on peut vous les conseiller sans sourciller. Bon, pour des raisons de propreté de l’écran, on est du genre à rester au stick, mais la précision du doigté est tout à fait notable. Sinon, il est question de se diriger de tableau en tableau (avec un déplacement rapide, bien vu), d’associer des objets entre eux, ce genre de choses déjà croisées à bien des reprises. Du coup, l’expérience ludique se fait solide, même s’il manque sans doute la petite dose de folie en plus.

La direction artistique est certes très réussie, mais qu’en est-il de la pure technique ? Eh bien rassurez-vous, les développeurs se sont assurés que vous passiez du bon temps aussi bien en docké qu’en nomade. Willy Morgan and the Curse of Bone Town dispose de textures bien précises, et sa fluidité ne flanche jamais. C’est vraiment son gros point fort, ce visuel le fait sortir du lot et lui permet de s’extirper de la masse récente des Point and click. Enfin, la musique est à l’avenant. S’il manque tout de même un thème principal que l’on pourrait siffloter sous la douche, les morceaux habillent bien les lieux visités. Et le doublage anglais (les sous-titres sont assurés en français) est lui aussi soigné.

Conclusion

Willy Morgan and the Curse of Bone Town est un bon petit Point and click, à conseiller à celles et ceux qui ont envie d’un voyage aisé, et marqué par une direction artistique hyper soignée. Le résultat manque tout de même d’ampleur en terme de durée de vie, on en fait rapidement le tour. Cependant, il se dégage une personnalité marquante, entre surréalisme et dessin animé. Et son absence d’énigmes tordues en fait aussi un titre idéal pour les débutants.

13 /20
Articles liés
Test

Dungeon Encounters - Test - PlayStation 4

8 mn de lecture
Dungeon Encounters n’est pas pour les petits joueurs Comme nous le démontrions dans notre top réservé à ces jeux de Square Enix qu’on aimerait voir revenir sous une forme ou une autre, l’éditeur japonais est bien plus intéressant que ce que certains veulent faire croire aujourd’hui. Et c’est d’autant plus vrai quand, justement, il s’éloigne de la routine (certes très, très agréable) Final Fantasy, Dragon Quest et Kingdom Hearts. On aime le SE qui nous refilait Vagrant Story, Drakengard ou encore Parasite Eve, des titres que personne n’avait vu venir…
Test

Knockout Home Fitness - Test - Nintendo Switch

4 mn de lecture
Knockout Home Fitness a l’œil du tigre On ne le dira jamais assez : restez actifs, faites du sport, et mangez équilibré en évitant les produits transformés. Voilà, votre dévoué serviteur, qui a perdu plus de vingt kilos en deux mois, a fait sa petite leçon. En vrai, il est indéniable que ce genre de conseil est facile à prodiguer, mais jamais simple à réceptionner : on a tous un rythme de vie différent. Du coup, un jeu comme Knockout Home Fitness, édité par Marvelous et distribué physiquement grâce à…
Test

Metroid Dread - Test - Nintendo Switch

3 mn de lecture
Metroid Dread, l’un des GOTY de 2021 Metroid Dread est la suite directe de l’épisode Fusion. Alors qu’elle croyait avoir éradiqué pour de bon les Metroids et le Parasite X (un organisme hostile capable de prendre l’apparence de son hôte en reproduisant son ADN et le tuant à petit feu lors du processus), Samus reçoit un message lui indiquant qu’il resterait une trace du Parasite X sur la planète ZDR. Un contingent de robots de combat réputés invincibles, les E.M.M.I. , y est envoyé mais tout contact est rapidement perdu…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×
Test

Wonder Boy : Asha in Monster World - Test - PlayStation 4