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Willy Morgan and the Curse of Bone Town – Test

image jeu willy morgan

Willy Morgan plonge dans une jolie aventure

Tout d’abord paru sur PC en 2020, Willy Morgan  and the Curse of Bone Town est précisément le genre de Point and Click que l’on aime voir arriver sur Switch. Si le jeu s’est un peu retrouvé noyée parmi l’offre du genre sur Steam, il est bien plus notable sur la console de Nintendo, laquelle commence quand même à bien se garnir à ce niveau. Alors, comment se débrouille ce petit trip à l’esprit eighties ?

Comme vous pouvez l’imaginer, Willy Morgan and the Curse of Bone Town nous raconte l’histoire d’un certain Willy. Mais ce n’est pas n’importe qui, il est le fils d’un archéologue disparu voilà dix ans. Heureusement, sa mère est tout de même présente, mais son travail l’accapare. Et pas qu’un peu. Alors que sa vie se déroule à peu près correctement, notre jeune garçon reçoit une lettre datée de la disparition du paternel. Et le message est clair : il va falloir se rendre prudemment dans la petite ville de Bone Town pour y terminer des recherches mystérieuses.

Clairement, Willy Morgan and the Curse of Bone Town joue beaucoup plus sur son ambiance que sur son gameplay. Et c’est bien vu de la part du studio Imaginarylab (ici édité par VLG Publishing), car le but n’est pas ici de renouveler les mécaniques du Point and Click. La direction artistique se situe entre surréalisme et dessin animé, avec un gros focus sur les perspectives parfois improbables. Cela imprime un véritable cachet à un ensemble qui, sinon, ne serait finalement que peu mémorable. Les pérégrinations de l’avatar dans des endroits presque abandonnés, ses rencontres avec une quinzaine de personnages secondaires tous bien écrits, tout cela forme une véritable personnalité attachante.

Superbe direction artistique, mais durée de vie courte

C’est visuellement très réussit.

Malheureusement, Willy Morgan and the Curse of Bone Town est assez court. Surtout, on sent une accélération finale venue d’un peu nulle part, comme pour précipiter une conclusion dans la crainte d’en faire trop. C’est dommage car, pour le coup, on ressent surtout un pas-assez, car l’atmosphère fonctionne sans doute mieux que ce que pense Imaginarylab. En quatre heures, tout au plus, l’expérience est bouclée. Ce qui reste tout de même acceptable entendons-nous bien, mais on sort du jeu avec l’envie d’en voir encore plus. Et la rejouabilité est aux abonnées absentes : pas d’éléments à collectionner, et encore moins de segments à déverrouiller. Il s’agit d’un one shot, certes de qualité mais on n’y retournera que plus tard, une fois le soufflé retombé.

Surtout que Willy Morgan and the Curse of Bone Town n’est pas du genre à opposer une difficulté insurmontable. Ce qui n’est pas un défaut, loin de là. Votre dévoué serviteur ne chérit pas ces blocages totalement abusés dans certains classiques du Point & click. Et, ici, on s’éloigne de ce genre d’épreuves trop souvent douloureuses. Le jeu se pense comme une aventure plus portée sur le récit que sur la folie des énigmes. On n’est pas non plus dans un walking simulator, loin de là, d’ailleurs on note une volonté de proposer une aventure non-linéaire : on peut se lancer dans telle tâche avant l’autre. Mais la finalité reste la même. Il va falloir récupérer des objets dans les environnements afin d’avancer. Mais tout se joue plus dans les dialogues, les répliques, qui contiennent généralement la solution à suivre.

Le gameplay se fait solide, d’un classique absolu

Une aventure sans trop de difficultés.

Le gameplay de Willy Morgan and the Curse of Bone Town est d’un classique absolu, ce qui n’est pas un mauvais point quand on aime le Point and click. Vous avez deux choix : utiliser les Joy-Con, ou le tactile. Les deux solutions sont précises, et l’on peut vous les conseiller sans sourciller. Bon, pour des raisons de propreté de l’écran, on est du genre à rester au stick, mais la précision du doigté est tout à fait notable. Sinon, il est question de se diriger de tableau en tableau (avec un déplacement rapide, bien vu), d’associer des objets entre eux, ce genre de choses déjà croisées à bien des reprises. Du coup, l’expérience ludique se fait solide, même s’il manque sans doute la petite dose de folie en plus.

La direction artistique est certes très réussie, mais qu’en est-il de la pure technique ? Eh bien rassurez-vous, les développeurs se sont assurés que vous passiez du bon temps aussi bien en docké qu’en nomade. Willy Morgan and the Curse of Bone Town dispose de textures bien précises, et sa fluidité ne flanche jamais. C’est vraiment son gros point fort, ce visuel le fait sortir du lot et lui permet de s’extirper de la masse récente des Point and click. Enfin, la musique est à l’avenant. S’il manque tout de même un thème principal que l’on pourrait siffloter sous la douche, les morceaux habillent bien les lieux visités. Et le doublage anglais (les sous-titres sont assurés en français) est lui aussi soigné.

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