Test

Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel – Test

5 mn de lecture
image jeu jeux olympiques tokyo 2020
image playstation 4 jeux olympiques tokyo 2020
  • Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel
  • Disponible sur : PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PC
  • Développé par : Sega
  • Edité par : Sega
  • Sortie le : 22 juin 2021
  • Genre : Sport, Arcade
  • pegi12

Les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 oui, mais dans le canapé

Qui dit année de Jeux Olympiques dit adaptation vidéoludique officielle. C’est une constante depuis bien des années, et même un marqueur, un repère pour tous les amateurs de sports sur consoles. Sorti voilà un an au Japon, retardé chez nous pour cause évidente de situation sanitaire, Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel débarque enfin chez nous.

C’est avec un certain suspens que l’on se lance dans ce titre. En effet, Sega détient la licence officielle des JO depuis des années, et la réussite n’a pas tout le temps été au rendez-vous. Heureusement, on s’est vite rassuré et, autant vous le dévoiler de suite, le résultat nous rabiboche même avec ce qu’on peut appeler les softs « à la Track & Field », mais non sans laisser quelques regrets. Tout commence de la meilleure façon, avec un habillage de bonne facture. On est loin de certains Mario & Sonic aux JO, que l’on trouve parfois vraiment trop typés surréalistes. Une bonne cinématique d’introduction, accompagnée d’une chanson certes très sirupeuse mais tout à fait dans la bonne mentalité, ouvre l’expérience. Puis Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel peut développer son point de vue centré sur le fun immédiat.

Tout d’abord, le joueur sera invité à créer son propre avatar. Bonne surprise, l’outil est plus précis qu’escompté, et l’on a pris plaisir à réaliser un personnage plutôt ressemblant, jusque dans le choix d’être droitier ou gaucher. Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel donne aussi la possibilité d’opter pour un modèle de statistiques, donnant donc la priorité à la vitesse, la puissance ou la technique. Arrêtons-nous ici, car ce critère est important. On pourra débloquer trois niveaux pour chacun des builds. Et il est possible de passer de l’un à l’autre, en payant avec de la monnaie glanée en fin d’épreuves. Vous comprendrez vite l’importance de la chose, tant elle a une influence sur les performance de votre avatar. Un conseil, donc : n’hésitez pas à dépenser vos récompenses pour changer de statistiques, c’est l’une des clés du succès.

Un gros focus sur la personnalisation de l’avatar

image test jeux olympiques tokyo 2020

Une épreuve qui fait appel à la puissance…

Après cette personnalisation généreuse de votre avatar, il est temps de débarquer sur l’écran principal. Là, Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel peut laisser un peu sur sa faim. C’est l’un de nos regrets : le soft ne propose pas beaucoup de modes, et a totalement mis de côté la moindre Carrière. Du coup, l’expérience se fait fondamentalement arcade, et assez axée sur le multi aussi bien local qu’online. Pour les solitaires, il faudra donc se contenter de deux modes. Le premier, Entrainement, porte étrangement son nom. Il va un peu plus loin qu’un training puisqu’il permet aussi de se mesurer à des sortes de boss, ce qui reste plus amusant qu’une simple répétition générale.

L’autre mode solo de Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel s’intitule très prosaïquement Jeux Olympiques. C’est ici que vous pourrez gagner des médailles d’or pour chacune des dix-huit épreuves embarquées par le soft. Elles se déroulent toutes selon le même schéma : on passe par des phases de qualification, puis une finale au niveau plus relevé. Plus vous pratiquez l’une d’entre elles, plus vous débloquerez des astuces qui permettent d’atteindre de meilleures performances. Aussi, le succès est rémunérateur en terme de monnaie interne. Elle permet donc d’agir sur les statistiques, comme vu plus haut, mais aussi de débloquer la cinquantaine de costumes (dont un certain Sonic, bien évidemment). Si tout cela vous permettra tout de même quelques heures de jeu, il faut tout de même souligner que l’on en vient rapidement à bout…

Des Jeux Olympiques bien plus multis que solitaires

image gameplay jeux olympiques tokyo 2020

Le tennis de table est amusant en multijoueur.

On prend donc la direction du multi, et c’est vrai que l’expérience semble mieux s’y adapter. En local, il faut tout de même souligner que l’expérience se borne à deux joueurs. On aurait pu en espérer plus, notamment pour les épreuves d’athlétisme, mais il n’en est rien. Tout de même, le fun est bien là, notamment dans les sports permettant une pratique en adversité directe, comme le tennis de table par exemple, ou le basket. En ligne, Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel permet aussi des parties classées assez intenses, tant le niveaux des joueurs se fait déjà étonnamment élevé. Sachez aussi que les serveurs se font plutôt stables, et assez peuplés pour que l’on trouve une partie assez rapidement, du moins en soirée.

Venons-en au gameplay, très important pour l’expérience globale. Nous le précisions plus haut, Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel propose dix-huit épreuves, un chiffre que l’on peut considérer comme un peu juste. Surtout, on note quelques absences de taille, comme le saut en hauteur, le lancer de javelot ou le plongeon. Clairement, Sega a plus fait le choix d’une sélection représentative, en optant pour les meilleurs représentants de l’athlétisme, de la natation, du jeu en équipe et du combat. Pour un titre officiel, c’est un peu juste même si, dans les faits, on a tout de même de quoi faire. Voici, d’ailleurs, la liste complète : 100 mètres, 110 mètre haies, relais 4×100 mètres, saut en longueur, lancer du marteau, 100 mètres nage libre, 200 mètres quatre nages, tennis, tennis de table, baseball, basket, football, rugby à 7, beach volley, escalade sportive, BMX, boxe et judo.

Le gameplay étonne positivement

image sega jeux olympiques tokyo 2020

Attention à déclencher l’accélération au bon moment.

Si l’on excepte quelques petits accrocs, globalement on est positivement surpris par non seulement le fun des épreuves, mais aussi une profondeur inespérée, même si l’on reste évidemment sur des sensations purement arcade. D’où, d’ailleurs, des astuces à débloquer afin de mieux capter des mécaniques importantes, comme l’énergie à concentrer en début de sprint, en maintenant une gâchette. Si l’on a évidemment le fameux tapotage de bouton pour les épreuves contenant de la course, d’autres manipulations traduisent les autres univers. Parmi les meilleures épreuves de Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel, le judo est par exemple un bon représentant de cette prise en mains très efficace. On cherche à affaiblir l’adversaire, l’intention étant de ne pas être bourrin mais malin. Le tennis de table est aussi sympathique, avec ce joystick droit permettant de bien viser, et une jauge de coup spécial. Le saut en longueur est aussi savoureux. Il demande un peu d’entrainement pour bien assimiler les différentes phases, de l’élan à l’impulsion, en passant par un repositionnement en cours de saut.

Les ratés sont finalement peu nombreux, et heureusement. Le foot n’est pas spécialement horrible à jouer, mais l’épreuve n’est pas aidée par une intelligence artificielle des coéquipiers carrément lunaire, et un manque de punch globale. La nage reste sympathique, mais on peut regretter une nécessité de précision trop importante pour le QTE des mouvements de bras. Aussi, le BMX se révèle comme le seul sport qui ne parvient pas à se trouver sa propre personnalité, sa mécanique dédiée. Même si ces pratiques sont perfectibles, elles ne plombent pas Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel, qui reste vraiment agréable à maitriser. Et pour couronner le tout, le soft n’est pas moche, il sait même se faire mignon. C’est fluide, et signalons que notre test s’est effectué sur une PlayStation 5, avec des temps de chargement réduits. Aussi, l’on apprécie cette direction artistique mélangeant character-design cartoonesque et rendu des environnements plus « réalistes ».

Conclusion

Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : le jeu officiel pourra contenter les joueurs le temps des vraies olympiades, et surtout lors de sessions multijoueurs. Il est simplement dommage que le titre n’aille pas plus loin, notamment à cause de l’absence remarquée d’un mode Carrière. Reste que les différentes épreuves sont globalement amusantes à maitriser, et l’on pourra se prendre au jeu de le collection de différents costumes.

13 /20
Articles liés
Test

Prinny Presents NIS Classics Volume 3 - Test - Nintendo Switch

4 mn de lecture
Prinny Presents NIS Classics V3, indispensable pour les collectionneurs Quelle époque bénie ! Bon, OK, je peste contre le niveau en chute libre du jeu vidéo occidental, ce dernier ne parvenant pas à se renouveler, s’engonçant dans des genres sur-usités que je ne peux plus voir en peinture. Enfin bref, heureusement que les acteurs Japonais de cette industrie ont repris du poil de la bête, comme Nippon Ichi Software. Sa partie édition, NIS America, ne cesse de nous abreuver de titres intéressants (Ys IX : Monstrum Nox, Yurukill : The…
Test

Soul Hackers 2 - Test - PlayStation 5

4 mn de lecture
Soul Hackers 2, pour patienter avant les prochains SMT L’univers de la licence-phare d’Atlus, Shin Megami Tensei est complexe, il est fait de plein de cheminements différents, de telle sorte que le béotien peut s’y perdre amplement. Parmi les « branches », vous connaissez obligatoirement les Persona, devenus très populaires depuis l’incroyable et mérité succès du cinquième opus. Il est moins certains que vous ayez entendu parler de Devil Summoner : Soul Hackers. Et pour cause, le titre est longtemps resté cantonné au Japon, jusqu’à sa sortie sur Nintendo 3DS,…
Test

Jojo's Bizarre Adventure : All-Star Battle R - Test - PS5

3 mn de lecture
Jojo’s Bizarre Adventure : All-Star Battle R, un délice pour les fans Quand on a un peu de culture manga, impossible de ne pas avoir au moins entendu parlé de Jojo’s Bizarre Adventure. L’œuvre de Hirohko Araki est celle de toute une vie : si nous autres Occidentaux l’avons découvert en début de millénaire, grosso modo, la série existe depuis bien plus longtemps, 1986 pour être précis. Une longévité forçant le respect, mais surtout dû à la qualité du concept, du dessin, ce ton parfois déjanté, et même un peu…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

×
News

Mana : la licence fête ses trente ans avec un stream !