Test

The Wardrobe : Even Better Edition – Test – Nintendo Switch

4 mn de lecture
image jeu the wardrobe
image nintendo switch the wardrobe
  • The Wardrobe : Even Better Edition
  • Disponible sur : Nintendo Switch, PC
  • Développé par : CINIC Games
  • Edité par : CINIC Games
  • Sortie le : 31 octobre 2019
  • Genre : Point & click
  • pegi12

The Wardrobe : Even Better Edition, bavard mais plaisant

Avec l’avènement du domaine indé, plusieurs genres ont connu une véritable résurgence. Le platformer 2D, le Roguelite, le Metroidvania, mais aussi le Point & click, sont revenus sur le devant de la scène. Seulement voilà, les différentes itérations se sont succédé, et pas toujours de très bonne qualité. Voyons si The Wardrobe : Even Better Edition, jeu d’aventure annoncé comme un hommage nostalgique aux classiques de LucasArts, vaut le détour.

Monkey Island, Full Throttle, Day of the Tentacle, ils ont tous marqué une génération de joueurs. Ceux-ci ont désormais grandi, et veulent retrouver un peu de leurs sensations avec des trips nostalgiques. Le phénomène est compréhensible, justifié, mais écrivons que l’offre indépendante est désormais trop penchée sur la chose. Parfois, cela sent fortement l’exploitation, et pas du meilleur fumet. The Wardrobe : Even Better Edition se devait d’éviter le syndrome du « c’est presque comme dans mon enfance ». Car ce « presque » est principalement axé sur la tonalité, et c’est ainsi qu’on se retrouve avec des truc à la Stranger Things ultra-politiquement correct. Berk.

Rassurez-vous de suite, The Wardrobe : Even Better Edition n’a pas ce soucis. Le jeu signé par CINIC Games, qui a bien choisi son nom, vous propulse sous les os du jeune Skinny, l’ami d’un certain Ronald. Ce dernier n’était pas au courant de l’allergie mortelle de son compère pour les prunes. Et, lors d’un pique-nique, le drame se déroula. Trépassé, notre avatar hante la maison de son effondré bourreau, et décide de garder un œil sur lui. Jusqu’au jour où Skinny décide d’enfin se déclarer, afin de pousser Ronald aux aveux, seule manière de trouver le repos éternel.

Trop de références tue la référence

image gameplay the wardrobe

Qui a encore invité Pedobear ?

Seulement voilà, le jour venu la famille de Ronald déménage, aidée notamment par un déménageur défoncé à la ganja. Coup dur pour Skinny, qui va devoir tout d’abord se planquer, avant de repartir à la recherche de son meilleur ami. Ce cheminement est évidemment ce qui fait la moelle épinière de The Wardrobe : Even Better Edition. Une sorte de road trip à pied, au cours duquel notre avatar va devoir venir à bout d’énigmes, mais aussi composer avec des personnages secondaires bien maboules. Tout ce la donne lieu à une tonne de références. Il y en a plein, partout, de Spider-Man à Pacman, en passant par Les Monde de Ralph, Angry Birds ou Alien. D’ailleurs, ça fait parfois un peu décousu, clin d’œil pour le clin d’œil, dommage.

On suit donc l’histoire avec un certain plaisir, même si l’humour ne fait pas toujours mouche. Mais on apprécie le second degré de Skinny, qui s’autorise parfois à fracasser le quatrième mur. Et vous serez heureux d’apprendre que vous comprendrez tout, car The Wardrobe : Even Better Edition est entièrement sous-titré en français, et avec un vrai panache. Il fallait vraiment cette traduction, car les lignes de textes restent nombreuses, même pour un Point & click. Si l’on se réjouit des parfois très farfelues répliques lors de différents dialogues, on est cependant noyé sous les points d’intérêt. Il y en a partout, et chacun peut potentiellement être accompagné de quatre possibilité d’action (regarder, prendre, activer et parler). Cela fait beaucoup, et même trop, du coup on a tendance à « aspirer », à se lancer dans ces éléments les uns après les autres mais sans trop de logique.

Fait pour plaire aux fans de Point & click

image test the wardrobe

La direction artistique cartoonesque fait bon effet.

Le gameplay de The Wardrobe : Even Better Edition est on ne peut plus classique. Il est d’ailleurs décrit dans un tutoriel déclamé par un narrateur retardataire. Ah les voix-off, ce n’est plus ce que c’était ma bonne dame. On se déplace en pointant. On maintient un bouton quand on passe sur un point d’intérêt (que l’on peut tous afficher avec la commande adéquate) afin d’en découvrir les actions. Bien entendu, il est aussi question de récupérer des objets afin de les utiliser plus tard, et même de la combiner. Bref, le titre se borne au socle des mécaniques du genre, et les fans de celui-ci ne pourront pas être dépaysés. Par contre attention, certaines énigmes sont bien tordues, il faudra parfois essayer tout et n’importe quoi. Un bémol tout de même : la démarche de Skinny est beaucoup trop lente, on aurait apprécié un double-click accélérant.

L’aventure proposé par The Wardrobe : Even Better Edition dure pile ce qu’il faut : à peu près huit heures si vous bloquez un peu, ce qui sera le cas de la majorité des joueurs. On est donc dans la moyenne haute du genre, c’est pas mal. Techniquement, le soft s’en sort plutôt pas mal, avec une direction artistique cartoon certes sans grande originalité mais efficace. On a tout de même remarqué une netteté plus marquée en mode portable qu’en docké. L’ambiance sonore, quant à elle, est de niveau tout à fait acceptable. Entre le doublage anglais joué avec entrain, et les musiques certes rébarbatives mais jazzys juste ce qu’il faut pour accompagner la rythmique spécifique d’un Point & click, nos esgourdes sont sauvegardées.

Conclusion

The Wardrobe Even Better Edition ne révolutionne absolument rien, mais réussit à assurer l’essentiel : être un bon Point & click pas trop lourdingue. On a tout de même du mal avec tous ces points d’intérêt, beaucoup trop nombreux, ce qui contribue à rendre le trip trop bavard. Aussi, on ne l’écrira jamais assez : trop de références tue la référence. Mais le reste fonctionne sans encombre, avec quelques énigmes tordues à la clé, et une direction artistique cartoonesque sympathique.

14 /20
Articles liés
Test

Dungeon Encounters - Test - PlayStation 4

8 mn de lecture
Dungeon Encounters n’est pas pour les petits joueurs Comme nous le démontrions dans notre top réservé à ces jeux de Square Enix qu’on aimerait voir revenir sous une forme ou une autre, l’éditeur japonais est bien plus intéressant que ce que certains veulent faire croire aujourd’hui. Et c’est d’autant plus vrai quand, justement, il s’éloigne de la routine (certes très, très agréable) Final Fantasy, Dragon Quest et Kingdom Hearts. On aime le SE qui nous refilait Vagrant Story, Drakengard ou encore Parasite Eve, des titres que personne n’avait vu venir…
Test

Knockout Home Fitness - Test - Nintendo Switch

4 mn de lecture
Knockout Home Fitness a l’œil du tigre On ne le dira jamais assez : restez actifs, faites du sport, et mangez équilibré en évitant les produits transformés. Voilà, votre dévoué serviteur, qui a perdu plus de vingt kilos en deux mois, a fait sa petite leçon. En vrai, il est indéniable que ce genre de conseil est facile à prodiguer, mais jamais simple à réceptionner : on a tous un rythme de vie différent. Du coup, un jeu comme Knockout Home Fitness, édité par Marvelous et distribué physiquement grâce à…
Test

Metroid Dread - Test - Nintendo Switch

3 mn de lecture
Metroid Dread, l’un des GOTY de 2021 Metroid Dread est la suite directe de l’épisode Fusion. Alors qu’elle croyait avoir éradiqué pour de bon les Metroids et le Parasite X (un organisme hostile capable de prendre l’apparence de son hôte en reproduisant son ADN et le tuant à petit feu lors du processus), Samus reçoit un message lui indiquant qu’il resterait une trace du Parasite X sur la planète ZDR. Un contingent de robots de combat réputés invincibles, les E.M.M.I. , y est envoyé mais tout contact est rapidement perdu…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×
Test

Willy Morgan and the Curse of Bone Town - Test