Test

Port Royale 4 Extended Edition – Test – PlayStation 5

3 mn de lecture
image jeu port royale 4 extended edition
image jeu port royale 4 extended edition
  • Port Royale 4 : Extended Edition
  • Disponible sur : PlayStation 5, Xbox Series, PC
  • Développé par : Gaming Minds Studios
  • Edité par : Kalypso Media
  • Sortie le : 24 septembre 2021
  • Genre : Gestion
  • pegi12

Port Royale 4 : Extended Edition, surtout pour les explorateurs

Le retour de la licence Port Royale, en 2020, a agréablement surpris dans le petit monde du jeu de gestion. En effet, cette série se déroulant dans l’ambiance fiévreuse des Caraïbes, n’avait pas spécialement marqué les esprits avec ses trois premiers opus. C’était sans compter sur les bonnes idées des développeurs de Gaming Mind Studios, et de l’éditeur Kalypso Media, spécialisé dans le genre. Aujourd’hui, alors qu’une version Nintendo Switch est aussi disponible, on découvre Port Royale 4 : Extended Edition, que l’on attendait complète en terme de contenu, mais aussi revue pour la PlayStation 5.

Votre dévoué serviteur ayant déjà retourné le Port Royale 4 d’origine, il est tout indiqué de vous rediriger vers le test afin d’y trouver tous les détails approfondis. Rappelons tout de même que nous faisons face à un jeu de gestion aux mécaniques bien huilées. Si l’histoire est clairement anecdotique (hors contextualisations historiques très intéressantes), elle a au moins le mérite de nous motiver. On incarne un gouverneur fougueux ayant comme objectif la domination totale sur les Caraïbes, et c’est tout sous-titré en français. Mais l’intérêt se trouve dans les trois piliers constituant le gameplay. On retrouve donc la gestion de la ville, des routes navales, et des batailles (toujours aussi molles et longues, malheureusement) qui ne manqueront pas de s’y dérouler. En effet, nombreuses sont les nations désireuses de prospérer sur ces rivages : l’Espagne, l’Angleterre, les Pays-Bas et la France. Faire cohabiter tout ce joli monde ne sera pas aisé, comme vous pouvez vous en douter. Heureusement, il y a de l’espace pour ne pas trop se marcher sur les pâtes, avec un terrain d’une douzaine de kilomètres carrés.

Après s’être engagé pour l’un de ces quatre camps, il va falloir opter pour un chef, donc une classe. C’est ici qu’il est utile d’aborder l’apport de Port Royale 4 : Extended Edition, car cette version implique tous les DLC parus à ce jour. Donc, la liste des classes (Aventurier, Marchande, Femme pirate), un peu juste dans l’expérience de base, s’étoffe du Boucanier. Et c’est une réussite. Celui-ci se lance en partie libre, et autant vous dire que l’approche est drastiquement différente des autres métiers. Ainsi, on débute avec une pauvre petite barque, et il va falloir effectuer tout ce qu’un pirate sait faire afin d’augmenter la renommée. Donc, à vous les joie de la piraterie : aborder et capturer des navires, passer d’un camp à l’autre sans foi ni loi, conquérir des villes et y faire régner notre unique commandement. Dès lors, on pourra faire gonfler notre flotte drastiquement, ce qui insuffle un véritable sentiment de progression. Pas mal du tout.

Un bon jeu de gestion qui demande de l’implication

image test port royale 4 extended edition

L’occasion ou jamais d’embarquer pour les Caraïbes.

Mais, avant de vous lancer dans cette nouvelle aventure, il faudra d’abord savoir d’où vous venez. En effet, Port Royale 4 : Extended Edition peut se destiner à deux publics. Le plus visé est sans nul doute celui qui n’a pas découvert le jeu en 2020, et celui-ci devra absolument passer par une longue phase d’apprentissage. Elle est bien soutenue par un tutoriel certes long, fastidieux, mais primordial pour bien comprendre les tenants et aboutissants du gameplay. Il faut même renchérir : l’expérience est avant tout pensée pour les joueurs ayant une certaine expérience du jeu de gestion, car la farfouille dans les menus et autres conséquences de mécaniques (comme la diplomatie) ne se savourent que si l’on prend goût à la chose. Quant aux passionnés du soft d’origine, ils ne trouveront ici d’intérêt que s’ils ne possèdent pas les DLC embarqués. Car une mise à jour gratuite upgrade la version d’origine afin de profiter des avantages purement visuels.

Outre le boucanier, il est donc question de nouveaux bâtiments à construire, comme des phares ou des parcs. On aurait aimé un peu plus d’éléments pour les dix-huit superbes navires, dommage. Plus percutante, la refonte graphique apportée par Port Royale 4 : Extended Edition se voit bel et bien à l’œil nu. Bien évidemment, l’indispensable duo 4K / 60fps est de la partie, et l’on ne l’a jamais vu pris en défaut. Aussi, l’on remarque de suite une amélioration drastique de l’environnement climatique, et les effets de lumière qui vont avec. C’est surtout visible pendant les crépuscules, avec des reflets dans l’eau de bonne facture. Aussi, le gros zoom sur les villes se fait désormais plus net. Ce n’est pas encore dingo, la PlayStation 5 est capable de prouesses bien plus avancées notamment dans les textures, mais le progrès est indéniable. Petite anicroche : on aurait aimé une revisite de l’ergonomie des menus, toujours aussi peu adaptés à une pratique sur console. Pour un Port Royale 5 ? Espérons.

Conclusion

Port Royale 4 : Extended Edition ne révolutionne certes pas le jeu d’origine, mais cette version pourra faire des heureux notamment chez les amoureux de gestion qui l’auraient loupé en 2020. Cette nouvelle sortie contient tous les DLC parus à ce jour, dont la très sympathique classe Boucanier, et de nouveaux bâtiments à construire (ainsi qu’un poster, pour les vrais gros fans). La mise à jour purement technique, disponible gratuitement pour qui possède le soft sur PS4, apporte un confort visuel indéniable. Il est simplement dommage que l’ergonomie des menus n’ait pas été revue à cette occasion. Et il manque sans doute un peu de contenu concernant les navires. Mais, globalement, il s’agit d’une bonne occasion pour plonger dans les très agitées mers des Caraïbes.

14 /20
Articles liés
Test

Crystar - Test - Nintendo Switch

5 mn de lecture
Crystar, un bel univers mais une forme trop répétitive Passé un peu inaperçu lors de sa première parution sur PlayStation 4 en 2019, Crystar fut pourtant une bonne petite découverte. Le jeu de FuRyu, à l’époque édité par Spike Chunsoft, était un Action-RPG très axé hack ‘n’ slash, avec quelques codes venus du Donjon-RPG. Écrit comme ça, c’est certain que le résultat ne pouvait qu’intéresser une niche de joueurs passionnés, d’autant plus que la traduction n’était assurée qu’en anglais. Près de trois ans plus tard, le soft se retrouve dans…
Test

Chrono Cross : The Radical Dreamers Edition - Test - PlayStation 4

9 mn de lecture
Chrono Cross : The Radical Dreamers Edition, toujours aussi culte On a une bonne nouvelle à vous annoncer : ça y est, les grands studios japonais, et même les constructeurs comme Sony et Nintendo, ont pris conscience de l’énorme potentiel de leurs ludothèques rétros. Certes, on pourra toujours se rappeler que les Sega, SNK et autres Konami ont toujours su nous refourguer des compilations en tous genres, mais ce n’est pas vraiment dans le même esprit que la sortie que nous abordons aujourd’hui. Chrono Cross : The Radical Dreamers Edition,…
Test

13 Sentinels : Aegis Rim - Test - Nintendo Switch

7 mn de lecture
13 Sentinels : Aegis Rim, l’un des plus grands jeux de l’Histoire Votre humble et dévoué serviteur ne le cache pas : chez JV+, les chouchous sont principalement japonais. Si le jeu vidéo occidental a de plus en plus de mal à me garder éveillé, pour cause de game design hyper lassant (je n’en peut plus de ces open world sans âme), l’industrie vidéoludique nippone garde cette magie qui, en d’autres temps, ont forgé ma passion. Nintendo est évidemment dans le lot, d’autres gros morceaux comme Square Enix ou FromSoftware…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

×
Test

Spiritfarer - Test - Nintendo Switch - Thunder Lotus