Test

Matchpoint Tennis Championships – Test – PlayStation 5

4 mn de lecture
image jeu matchpoint tennis championships
image playstation 5 matchpoint tennis championships
  • Matchpoint Tennis Championships
  • Disponible sur : PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series, Xbox One, Nintendo Switch, PC
  • Développé par : Torus Games
  • Edité par : Kalypso Media
  • Sortie le : 7 juillet 2022
  • Genre : Tennis
  • image pegi3

Matchpoint Tennis Championship, la double faute

Depuis quelques années, Kalypso Media est surtout connu pour ses nombreuses adaptations de jeux de gestion / stratégie sur consoles. De chez eux, je me souviens surtout de bonnes heures passées sur Tropico 6, Port Royale 4, ou encore Disciples : Liberation. Du coup, ce fut un petit événement que de voir cet éditeur allemand (basé à Worms, oui comme les lombrics guerriers) annoncer une simulation de tennis, avec ce Matchpoint Tennis Championships. Surtout que, entre nous, le genre ne vit clairement pas ses meilleures heures actuellement. Et l’on ne peut pas dire que ce soft redresse véritablement la barre…

Et pourtant, rien que le titre, lors de l’annonce, m’a fait chaviré le cœur. Pourquoi ? Alala, mes aïeux, si je vous dis Match Point, ça ne vous dit rien ? Et pourtant, direction 1986 avec l’un des petits classiques de l’Amstrad CPC 6128, aussi appelé Balle de Match selon la disquette pirate de Tonton Thierry (il y a prescription). Bref, ça partait plutôt bien, jusqu’à l’apparition du logo de développement. Un certain Torus Games. Aïe. Vous le connaissez peut-être pour leurs innombrables adaptations de Scooby-Doo, ou le très mauvais Les Cinq Légendes. Tout à coup, l’entrain se voyait minimisé, surtout que les premiers détails dirigeaient Matchpoint Tennis Championships vers une pure simulation, un projet ambitieux donc. Et dès l’écran titre, on sent bien que la marche était trop haute. Le menu manque cruellement de punch, et les modes manquent un peu d’originalité. Entrainement, matchs rapides, online, carrière. C’est sans surprise, mais au moins on sait où l’on va.

Heureusement, Matchpoint Tennis Championships a la bonne idée de proposer une Carrière plutôt bien fichue. Pas de scénario (et tant mieux, soyons clairs ce n’est jamais une vraie bonne idée), peut-être un petit manque d’imprévus, mais globalement on ressent bien une sensation d’évolution, de progression de notre avatar (à personnaliser via un outil de création assez simpliste). Il est question de participer à des tournois non-officiels (licences absentes), afin de grimper dans le classement mondial MPT. Mais pour éviter de faire pâle figure, il sera important de bien s’entrainer avec le coach, le seul capable de booster les statistiques. Il faudra d’ailleurs ne pas hésiter à en changer, car ils ont tous leurs spécialités, et il es possible d’en débloquer en remportant des événements spéciaux. Ajoutons un système d’équipements de plus en plus qualitatif, à impact direct sur les performances, et l’on obtient un mode certes sans génie mais sympathique à parcourir, quoi qu’un peu répétitif.

Une bonne Carrière, et c’est tout

image gameplay matchpoint tennis championships

Les gros services sortent trop facilement.

Par contre, Matchpoint Tennis Championships se loupe autre part. Le gameplay, s’il n’est pas catastrophique, connaît tout de même des ratés évidents. Le premier accroc, pour ma part, est le manque de différentiation entre chacun des sportifs. On voit bien des statistiques changeantes entre chacun d’entre eux, mais finalement peu d’impact sur le court. Cela met la puce à l’oreille de suite, et vient à l’encontre du principe de simulation. Et ce n’est pas le seul souci à ce niveau, car on se rend compte rapidement que le dosage des différents coups n’est pas hyper précis. Il faut utiliser un réticule (que l’on peut aussi désactiver, mais ça devient alors difficile à maitriser) afin de cibler la direction désirée, mais la force n’est jamais réellement bien rendue. Du coup, les échanges peuvent s’éterniser, surtout que les animations, raides, font qu’il est possible d’assez rapidement rattraper un mauvais placement. Et ce malgré une allure étonnamment lourde, sans graduation de la vitesse ni véritable impression d’effort. Cela manque donc de suspens, d’imprévu, et surtout de réalisme, et ce même si la physique de la balle reste satisfaisante.

Par contre, si les trajectoires de la balle sont convaincantes, il est impossible de passer outre l’absence de répercussions liées au revêtements du sol. Alors même qu’il s’agit de l’un des premiers intérêt de ce sport, à haut niveau ! Matchpoint Tennis Championship manque véritablement de ces détails qui font la différence entre l’arcade et la simulation. Pourtant, tous les types de coups sont là, du salvateur slice au vicieux amorti. Et il n’est pas question de nier le plaisir éprouvé quand on parvient à bien placer une montée au filet. Seulement, cela manque d’envergure. Autre regret, c’est le casting des joueurs. Certes, le jeu ne peut pas inventer des stars qui, actuellement, font un peu défaut. Mais tout de même, il manque les idoles les plus solides, comme Djokovic ou Federer. Pire, pour nous autres Français : Monfils est absent. Snif. On pourra tout de même se réjouir de la présence de femmes, mais le manque de différentiations entre les sexes font qu’on n’éprouve aucun intérêt à passer de l’un à l’autre. C’est tellement 2022 ! Au final, neuf hommes et cinq femmes, de toutes manières c’est trop peu.

Techniquement et ludiquement insuffisant

image test matchpoint tennis championships

La technique n’est pas au niveau attendu.

Misez sur une bonne vingtaine d’heures pour bien maitriser le jeu, venir à bout de la Carrière. Mais ne comptez pas sur le monde online pour augmenter la durée de vie significativement : les serveurs sont, pour le moment, désertiques. Cependant, le plus gros souci de Matchpoint Tennis Championships n’est autre que sa technique. J’ai testé la version PlayStation 5, et j’ai dû vérifier plusieurs fois si c’était bien le bon disque, dans la bonne console. Les joueurs n’ont aucune expression, leurs animations font raides au possible, le public me rappelle la bonne époque de FIFA 10. C’est dire. Surtout, il est difficile de ne pas se cramer les yeux devant le crénelage, et le tearing à répétition. Enfin, les replays ont la fâcheuse tendance à ramer, un comble. Bref, le titre n’a pas la tronche d’un porte-bonheur, et je passerai vite sur l’ambiance sonore presque inexistante.

Conclusion

Pas la peine de tirer sur l’ambulance : Matchpoint Tennis Championships n’est pas une bonne simulation et basta ! Si je valide tout de même le mode Carrière, sans génie mais au moins agréable, le reste fait pâle figure. Le gameplay manque de panache, le casting de grosses stars, et surtout la technique n’est pas digne d’un soft de 2022. Passons à autre chose.

6 /20
Articles liés
Test

Mount and Blade 2 : Bannerlord - Test - PlayStation 5

4 mn de lecture
Mount and Blade 2 : Bannerlord, un concept exigeant et chronophage Dans la famille des arlésiennes, Mount and Blade 2 : Bannerlord occupe une place bien en vue, juste à côté de celle des patriarches Duke Nukem Forever et autres Final Fantasy XV. Le jeu, issu du studio turc TaleWorlds (qui développe et édite, tandis que Plaion le distribue), fait suite à un premier jeu-surprise paru en 2008, et fut annoncé… en 2012. Dix ans plus tard, et non sans passer deux ans par la dangereuse case de l’Early access…
Test

Fobia : St. Dinfna Hotel - Test - PlayStation 5

3 mn de lecture
Fobia : St. Dinfna Hotel, pour les amateurs d’ambiances puissantes Qu’on se le dise, le survival horror semble enfin être revenu d’entre les morts ! Après avoir été la victime du succès des walking simulator à la Bloober Team (franchement oui, les Blair Witch, The Medium, Layer of Fear c’est de la ballade avec des sursauts il faut être honnête), voilà que le genre revient à ses fondamentaux avec de récentes sorties comme Dead Space ou The Callisto Protocol. Sorti d’un peu nulle part, et plus précisément d’un petit studio…
Test

Raiden IV x MIKADO Remix - Test - PlayStation 4

5 mn de lecture
Raiden IV x MIKADO Remix, un Shmup à ne pas louper Si le Shmup est aujourd’hui un genre aussi désuet que forcément attirant (chaque sortie nous attire inexorablement), on oublie tout de même jusqu’à l’existence de certaines grandes licences. R-Type revient de temps en temps, et une série culte comme Raiden a bien perdu de son aura, surtout à cause d’un cinquième opus un peu décevant. Mais il faut se souvenir à quel point, lors de sa parution en 1990, l’épisode fondateur fut une véritable onde de choc dans l’univers…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×
Test

Gran Turismo 7 - Test - PlayStation 5