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Les Gardiens de la Galaxie – Test – PlayStation 5

6 mn de lecture
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  • Les Gardiens de la Galaxie
  • Disponible sur : PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox One, Xbox Series, Nintendo Switch, PC
  • Développé par : Eidos Montréal
  • Edité par : Square Enix
  • Sortie le : 26 octobre 2021
  • Genre : TPS, Action
  • pegi16

Les Gardiens de la Galaxie, parmi les meilleurs AAA de 2021

Un peu plus d’un an après la sortie mouvementée de Marvel’s Avengers, jeu ayant créé toutes sortes de débats, voilà que le duo formé par Eidos Montréal et Square Enix remet joyeusement le couvert. Si quelques voix, dont la notre, espéraient le retour de leur excellente licence Deus Ex, c’est bien dans l’univers des comics que le studio a continué sa voie, avec une licence que l’on n’avait pas vu venir. En effet, quand on imagine Marvel être adapté en jeu vidéo, on ne pense pas de suite que ce puisse être avec Les Gardiens de la Galaxie, qui figure parmi les super-héros certes les plus déjantés, mais aussi les plus marqués par le délire cosmique de la Maison des Idées. Alors, que donne le résultat ? Eh bien, c’est mieux qu’escompté.

On ne vous fera pas l’affront de vous présenter Les Gardiens de la Galaxie, tant le succès planétaire de ses deux adaptations cinématographique fut impressionnant. Tout le monde connaît Star-Lord et son équipe de mercenaires louant leurs services aux clients les plus offrants. Bien entendu, le jeu ici abordé s’appuie sur la seconde team, née en 2008, ce n’est pas une surprise. Ce qui l’est un peu plus, ce sont les thèmes du scénario, plus sombres que dans les deux films sortis jusqu’ici. Si l’on a bien des points communs entre le l’adaptation vidéoludique et cinématographique, dont on vous laisse l’entière découverte, on sent tout de même que Eidos Montréal n’a pas eu envie de s’enfermer dans les bases posées par le réalisateur James Gunn. Et c’est une décision heureuse.

Oui, on retrouve bien le côté très (et même trop) acidulé dans la direction artistique, mais l’histoire prend ses distances avec les films. Côté jeu vidéo, Les Gardiens de la Galaxie nous propulse dans la peau d’un Star-Lord fraichement débarqué dans sa nouvelle équipe. L’action se situe quelques temps après la défaite de Thanos, et nos compagnons se retrouvent à braconner pour survivre. Seulement patatras, ils se font attraper la Nova Corps, police de l’espace, et doivent payer une amende bien corsée. Du coup, voilà le groupe contraint d’accepter des missions en urgence : s’ils ne paient pas sou trois jours, c’est direction la case prison. De quoi mettre en marche une intrigue qui, bien vite, va se développer avec l’arrivée des grands méchants du récit, L’Église Universelle de la Vérité, bien décidé à installer le chaos dans la galaxie.

Une histoire plus sombre que celle des films

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L’équipe au grand complet !

Contrairement à Marvel’s Avengers, Les Gardiens de la Galaxie met le paquet non seulement sur la narration, mais aussi dans la participation du joueur au sein des dialogues. Oui, et comme la communication de Square Enix avait prévenu, nous faisons face à un jeu d’action linéaire, purement solo, avec une histoire qui encadre tous nos mouvements. Ne pensez donc pas passer du temps à pratiquer le hors-piste : il n’y en a d’aucune sorte. Par contre, le scénario se suit d’autant mieux qu’il est assez finement raconté, et tout sous-titré en français s’il vous plaît. On a des rebondissements, des surgissements d’humour moins lourdingues que dans les films, et des choix multiples en cas de décisions à prendre. Certes, on ne peut pas parler d’impact véritable sur le cheminement, Eidos Montréal ne veut pas non plus faire son Life is Strange, mais le soft sait nous tenir impliqué tout du long. Et ce même si, au final, les thèmes sombres comme le deuil prennent un peu de place dans le résultat, parfois au déficit du grand spectacle.

Et pourtant, Les Gardiens de la Galaxie distribue pas mal de moments impressionnants, surtout en phase de gameplay. Le jeu est en fait un Third person shooter assez simple dans le fond. On y incarne exclusivement Star-Lord, le leader de l’équipe, et cette envie de limiter l’incarnation a fait longtemps débat sur les différents studio. Alors que nous avons terminé l’aventure, on ne peut que féliciter Eidos Montréal pour ce choix : il fait en sorte que l’avatar est très soigné, propose énormément de mouvements, et cela facilite aussi l’équilibre entre les différentes mécaniques. Du coup, notre héro verrouille ses ennemis, tire sur les ennemis avec deux blasters (soumis au phénomène de surchauffe, mais aussi d’attaques élémentaires pour exploiter les faiblesses ennemies), a recours à ses alliés mais aussi à ses bottes du turfu capables de le faire esquiver et même voler sur quelques mètres. Tout cela bien aidé par une prise en mains bien rapides, efficace, qui va à l’essentiel. On insiste : en quelques minutes vous aurez tout compris de ces différentes mécaniques, et ce même si l’ATH est parfois trop chargé à notre goût, ainsi que l’interface de combat.

Bien entendu, Eidos Montréal approfondit toutes les capacités de notre personnage, mais juste assez pour ne pas nous ensevelir sous une montagne de commandes inutiles. Les gardiens de la Galaxie nous place dans le rôle du leader, il était donc nécessaire de pouvoir prendre des décisions, de directement agir sur le comportement de l’équipe. Et c’est bien le cas, avec la possibilité d’intimer l’ordre de balancer des attaques spéciales à chacun de nos collègues (chacun ayant une offensive différente dans ses effets, cela va sans dire). Et ce grâce à un simple raccourci de touches, en toute fluidité. Comme un capitaine se doit de galvaniser ses troupes, notre avatar peut lancer un Rassemblement afin de remonter le moral des troupes en plein combat et, si les choix de répliques ont été pertinentes, les voir être boostées dans leur puissance. Rigolo, surtout que la manœuvre se fait à la première personne et enchaine avec une chanson juste après. Vraiment fun, même si la sensation de répétition se fait sentir au bout de quelques heures.

La prise en mains est simple, agréable, et immédiate

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L’espace regorge d’ennemis patibulaires…

Très accrocheur dans sa narration et ses combats, Les Gardiens de la Galaxie l’est moins quand il faut aborder sa structure. Celle-ci est clairement linéaire, et ce même si deux ou trois embranchements peuvent esquisser un semblant d’exploration. Mais elle est bien illusoire, et n’accouche que sur la collecte de quelques objets parfois utiles pour développer les capacités de Star-Lord, d’autres fois moins importants mais tout de même savoureux (objets de gardiens, costumes alternatifs). On ne peut s’empêcher de ressentir une sorte de frustration à ce propos, tant l’univers de la licence nous poussait à espérer des moments plus relâchés, plus portés vers une certaine liberté de mouvement. Mais à la moindre déviation, au moindre mouvement vers autre part que le lieu attendu, on entend un personnage nous le faire remarquer. C’est donc un trip purement dirigiste qui vous attend, et ce malgré des phases d’énigme efficaces, qui vous demanderont une connaissance parfaite des capacités de vos alliés.

Bonne nouvelle, ce manque d’exploration est compensé par une durée de vie solide. L’aventure, divisée en seize chapitres, se termine en une grosse quinzaine d’heures. Et vous pouvez en ajouter au moins cinq pour trouver tous les objets cachés. Aussi, sachez que le soft propose plusieurs niveaux de difficulté, ce qui pourra pousser à la rejouabilité. C’est donc du gros contenu, surtout que Les Gardiens de la Galaxie se concentre sur le solo : pas de mode en ligne. Enfin, on nous souffle dans l’oreille qu’il existe une fin cachée, mais nous n’en dirons pas plus dans ces lignes. Tout cela est de bon aloi, et la pure technique se met au niveau. Ce n’est pas une énorme claque next-gen, on a parfois des textures un peu imprécises, et quelques bugs de collision, mais certains environnements nous ont vraiment marqué. Comme l’incroyable Knowhere, qui va vous décrocher la mâchoire. Le tout reste bien fluide, quel que soit le mode d’affichage (Performance ou Résolution). Côté ambiance sonore, la liste des musiques sous licence est impressionnante. Surtout, cette playlist (comprenant notamment Europe, KISS et Rick Astley, on se met bien !) colle bien avec la direction artistique complètement psychédélique. Et les doublages, même français, se révèlent de très bonne facture.

Conclusion

Les Gardiens de la Galaxie témoigne d’une prise de conscience de la part d’Eidos Montréal : avec les licences Marvel, il faut faire simple et efficace. Ce TPS très porté sur l’action, dirigiste mais à l’univers bien développé, parvient à nous captiver tout du long. Bien sûr, l’histoire et l’ambiance y sont pour beaucoup, mais la très bonne prise en mains y est aussi pour quelque chose. Le seul regret que nous émettons concerne l’exploration, pas du tout au rendez-vous, mais tout de même compensée par une durée de vie très satisfaisante. Voilà le genre de grosse production que l’on pourra recommander pour la fin d’année, sans nul doute.

16 /20
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