Test

Blue Reflection : Second Light – Test – PlayStation 4

5 mn de lecture
image article blue reflection second light
image playstation 4 blue reflection second light
  • Blue Reflection : Second Light
  • Disponible sur : PlayStation 4, Nintendo Switch, PC
  • Développé par : GUST
  • Edité par : Koei Tecmo
  • Sortie le : 9 novembre 2021
  • Genre : J-RPG
  • pegi12

Blue Reflection : Second Light confirme encore le talent de GUST

Votre dévoué serviteur ne s’en cache pas : parmi le nombre incalculable d’éditeurs et de développeurs, certains ont gagné le statut de « chouchou ». Une appellation que le monde entier envie, mais difficile à atteindre tant elle ne se base pas uniquement sur la perfection d’un résultat. Par exemple, on adore suivre l’actualité des jeux D3 Publisher, des choix éditoriaux de NIS America, des idées de Koei Tecmo. Parmi ces véritables coups de cœur figure en bonne place le studio GUST, dont la licence des Atelier nous est particulièrement chère (ah, Atelier Ryza 2…). Moins populaire, leur nouvelle série Blue Reflection (née en 2017) est pourtant sur une étonnante dynamique. Et cette suite, intitulée Blue Reflection : Second Light, le prouve avec les honneurs.

Avant d’aborder le scénario en lui-même, il est bon de préciser que l’on peut lancer Blue Reflection : Second Light sans avoir ne serait-ce qu’approcher le premier opus, ni même sans en avoir vu l’animé. Ce qui serait tout de même dommage, tant cet épisode fondateur était déjà habité de beaucoup de qualités. En tout cas, cette suite reprend surtout l’univers scolaire, un casting composé d’autres personnages mais toujours presque intégralement féminin… et des Magical girls comme on les aime. L’histoire, suit les aventures de trois jeunes filles : Ao Hoshizaki (le personnage principal), Yuki Kinju et Kokoro Utsubo. Ce trio se retrouve projeté dans une école au-delà de notre monde, un code typiquement japonais (lire, par exemple, l’excellent manga L’École Emportée, ou jouer à The Caligula Effect 2) et qui fonctionne toujours autant.

Les héroïnes de Blue Reflection : Second Light ont un point commun, elles ont perdu la mémoire. Là encore, un code indissociable du jeu vidéo japonais, et plus précisément du J-RPG. On voit venir les mauvaise langues nous bassiner avec leurs « olala mais c’est cliché, en plus les filles sont jeunes et jolis c’est vraiment pas féministe ». On s’en fiche pas mal, le tout est de voir si le charme opère ou non. Et oui, c’est bel et bien le cas. Le cheminement de nos écolières va nous motiver à retrouver leurs souvenirs, non sans devoir partir à la chasse aux ingrédients dans des alentours mystérieux, sans doute provoqués par les pensées de l’une des jeunes filles. C’est là qu’elles découvriront l’adversité, mais aussi le pouvoir des bagues qu’elles ont acquise en rentrant dans ce monde : et hop, transformation en Magical girls, avec ce qu’il faut d’épées puissantes, de coiffures aussi mignonnes qu’improbables, et de jupes légèrement affriolantes.

Une ambiance très réussie malgré des sous-titres anglais

image test blue reflection second light

Les environnements poussent à l’exploration.

Que du tout bon dans cet univers typiquement nippon, avec juste ce qu’il faut de références au roi des J-RPG scolaire (Persona, vous l’aurez compris) pour ne pas non plus trop sentir l’effet copie. En fait, Blue Reflection : Second Light s’en démarque beaucoup, avec une tonalité plus légère qui nous ravit bien plus. Pas vraiment de leçons de moral, pas de personnages aux problèmes existentiels un peu lourds, on plonge dans une aventure aussi légère qu’agréable à vivre sur toute sa longueur. Il faut cependant s’apprêter à lire du texte, beaucoup, car le titre de GUST s’inspire aussi pas mal du Visual novel. Cela n’en est pas un, mais certains dialogues entre mission s’attarde sur la caractérisation des personnages. Une très bonne chose, d’ailleurs, pour nous rendre les avatars plus mémorables. Chaque fragment de souvenir récupéré pendant l’exploration des donjons donne lieu à des séquences bien écrite, c’est une réussite. Par contre, on regrette que les sous-titres soient uniquement proposés en anglais. Cela imprime au titre une saveur de niche de laquelle il aura du mal à se défaire, et c’est bien dommage tant ce trip fantastique a de quoi séduire un large public.

Entre les missions principales, tout ces personnages féminins vont pouvoir solidifier leurs liens grâce à des missions annexes. Blue Reflection : Second Light en propose à foison, et elles sont parfois répétitives. Mais cela pousse tout de même à aller explorer les très charismatiques environnements du jeu. Oui, on apprécie ces ambiances délabrées, comme on en trouve par exemple dans NieR Automata. Il se dégage de ces immeubles à l’abandon une sorte de poésie, une étrangeté entêtante nous poussant à la découverte des moindres recoins. Mais ce qui motivera encore plus, ce sont les récompenses. Car en subvenant aux besoins de toutes, on s’accordera le loisir de sortes de rendez-vous galants, lesquels débloquent des compétences boostant tout un tas de statistiques. C’est évidemment un système déjà vu un peu partout, mais là encore l’intérêt est indéniable, cela créé un véritable engouement de la part du joueur non seulement pour compléter le contenu, mais aussi afin de mieux s’en tirer en combat.

Un J-RPG très attachant, l’un des meilleurs de 2021

image gameplay blue reflection second light

Le,système de combat est remarquable.

Car les décors abandonnés de Blue Reflection : Second Light ne sont pas non plus inhabités : il va falloir buter du monstre. Pour ce faire, transformation en Magical girl (ici appelées Reflector) et utilisation d’un système de combat très digne de ce que sait faire GUST. C’est donc hyper efficace, avec une ligne de trois combattantes, et un personnage en soutien qui pourra intervenir avec tout un tas d’objets salvateurs. Comme dans les Atelier, le dynamisme est de mise avec une jauge du temps au sein de laquelle on constate l’ordre de passage des personnages. Le tout étant lié à l’utilisation  de l’éther, des points qui se gagneront selon vos actions en batailles. Plus celles-ci forment des combos, plus la jauge se blinde et gagne en niveau, permettant ainsi de nouvelles offensives plus puissantes. Et, au troisième stade, c’est parti pour la transformation en Reflector. C’est clairement un système pensé pour être facilement abordable, mais tout de même profond lorsqu’on s’attaque aux boss. Ces phases étant, d’ailleurs, particulièrement satisfaisantes.

L’aventure principale de Blue Reflection : Second Light peut se terminer en une trentaine d’heures. Mais ce serait dommage de rusher ce qui doit être savouré. L’on mise plutôt sur votre envie de le compléter totalement, comme il se doit, en une cinquantaine d’heures. Une fois terminé, le jeu vous propose une Clear Data, qui permet de sauvegarder une grosse partie de l’avancée, mais on n’en dira pas plus pour ne pas spoiler. En tout cas, la rejouabilité est bien présente. Techniquement, le jeu de GUST confirme son statut de niche. Cela reste plus beau qu’un Shin Megami Tensei V (qu’on a décidément dans le collimateur), mais on ne peut que s’étonner de la dose de crénelage et de flou. On est sur du soft de début PS4, tout au plus. Cela est heureusement contrebalancé par une sublime direction artistique, qui nous enchante aussi bien dans les environnements que dans le chara-design hyper kawai. Enfin, l’OST, toujours signée par le très doué Hayao Asano, est d’une qualité telle qu’on cherche à se le commander sur les Internets. Du très haut niveau, entrainant et soutenant idéalement l’ambiance de ce J-RPG décidément attachant.

Conclusion

Si 2021 ne fut pas spécialement une grande année vidéoludique, on ne peut que souligner la bonne tenue de certains J-RPG. Et Blue Reflection : Second Light fait partie de nos préférés de l’année ! Certes, le résultat technique est poussif, et les sous-titres exclusivement anglais vont peut-être rebuter une bonne partie d’un public pourtant potentiellement large. Mais si vous appréciez les jeux en milieu scolaire, les Magical girls, les système de combat très prenant, et l’exploration de zones bourrées de mystères, alors vous êtes à la bonne adresse. GUST confirme donc encore une fois tout le bien que l’on pense de ce studio !

15 /20
Articles liés
Test

Mount and Blade 2 : Bannerlord - Test - PlayStation 5

4 mn de lecture
Mount and Blade 2 : Bannerlord, un concept exigeant et chronophage Dans la famille des arlésiennes, Mount and Blade 2 : Bannerlord occupe une place bien en vue, juste à côté de celle des patriarches Duke Nukem Forever et autres Final Fantasy XV. Le jeu, issu du studio turc TaleWorlds (qui développe et édite, tandis que Plaion le distribue), fait suite à un premier jeu-surprise paru en 2008, et fut annoncé… en 2012. Dix ans plus tard, et non sans passer deux ans par la dangereuse case de l’Early access…
Test

Fobia : St. Dinfna Hotel - Test - PlayStation 5

3 mn de lecture
Fobia : St. Dinfna Hotel, pour les amateurs d’ambiances puissantes Qu’on se le dise, le survival horror semble enfin être revenu d’entre les morts ! Après avoir été la victime du succès des walking simulator à la Bloober Team (franchement oui, les Blair Witch, The Medium, Layer of Fear c’est de la ballade avec des sursauts il faut être honnête), voilà que le genre revient à ses fondamentaux avec de récentes sorties comme Dead Space ou The Callisto Protocol. Sorti d’un peu nulle part, et plus précisément d’un petit studio…
Test

Raiden IV x MIKADO Remix - Test - PlayStation 4

5 mn de lecture
Raiden IV x MIKADO Remix, un Shmup à ne pas louper Si le Shmup est aujourd’hui un genre aussi désuet que forcément attirant (chaque sortie nous attire inexorablement), on oublie tout de même jusqu’à l’existence de certaines grandes licences. R-Type revient de temps en temps, et une série culte comme Raiden a bien perdu de son aura, surtout à cause d’un cinquième opus un peu décevant. Mais il faut se souvenir à quel point, lors de sa parution en 1990, l’épisode fondateur fut une véritable onde de choc dans l’univers…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×
Test

Dragon Quest I - Test - Square Enix - Nintendo Switch