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Forza Motorsport – Test – Xbox Series

5 mn de lecture
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  • Forza Motorsport
  • Disponible sur : Xbox Series, PC
  • Développé par : Turn10
  • Edité par : XBox Games Studios
  • Sortie le : 10 octobre 2023
  • Genre : Jeu de course
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Forza Motorsport est le leader dans son domaine

Même si je ne cache pas être un enfant de Gran Turismo (les souvenirs de cet été 1998, passé entre la Coupe du monde de foot et le hit de Polyphony Digital resteront comme parmi les plus agréables de ma vie de joueur), la licence Forza Motorsport a, depuis longtemps, dépassé le stade de simple outsider. Pour être tout à fait honnête, je peux même affirmer sans le moindre doute que la série s’est emparée du leadership dans la catégorie jeux de courses, et ce depuis la sortie du second opus, en 2007. Bref, chaque parution d’un épisode est pour ma part très attendue, et celle qui nous intéresse aujourd’hui l’est sans doute encore plus que d’habitude. Non seulement car elle nous parvient après une très longue attente (trois ans depuis son annonce…), mais aussi car les développeurs de Turn10 ont pris le risque de jouer la carte du reboot. Avec succès ? En très grosse partie, oui.

Débutons tout de suite par replacer le contexte de la sortie de ce Forza Motorsport. Six ans après la parution du précédent opus, celui-ci doit supporter énormément de pression sur ses cylindres, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord car les amateurs de simulations de course ne vivent pas la meilleure période de leur vie de joueur. Entre nous, Gran Turismo 7 est un terrible échec, dont le choix de mettre en avant les micros-transactions me restent encore en travers de la gorge. Je double ça avec la déception, pourtant prévisible, du film de Neil Blomkamp, et j’obtiens une véritable mauvaise passe. Turn10 a donc toutes les cartes en mains pour garder deux ou trois longueurs d’avance. Ensuite, il ne faut pas se leurrer : les Xbox Series doivent se réveiller en terme d’exclusivités. Un mouvement déjà bien amorcé par le mémorable Starfield mais qu’il faut encore largement consolider. Pour ce faire, le studio fait donc le choix d’un reboot, donc d’un épisode non-numéroté. L’intention est bonne, et il pousse les développeurs à proposer de la nouveauté. Comme nous allons le voir, cette dernière se situe surtout autour des sensations de conduite, du moteur physique et de la technique.

Alors que je quitte les pistes provisoirement afin de rendre compte de mes impressions, la satisfaction est de mise. Avec une seule ombre au tableau, et la voici. Le mode Carrière est certes conséquent en terme de contenu, il n’en reste pas moins d’un classicisme assez étonnant dans sa forme. Forza Motorsport fait le choix d’une structure épurée, avec grands renfort de menus entre chaque épreuve. Oui, la campagne est organisée en différentes catégories, les championnats se renouvellent avec brio, et glaner de l’XP reste assez fun. Mais j’aurai aimé plus de folie, plus d’originalité, surtout de la part d’un épisode faisant le choix du reboot. Toujours est-il que ce mode, la Builders Cup, met le paquet sur la personnalisation, un focus aussi intéressant qu’utile dans ce genre de soft. Sans vous noyer d’informations, sachez qu’il faudra participer à des courses (et ce depuis les tours de chauffe, devenus assez nécessaires car récompensés) et les gagner afin de remporter différents points. De l’XP donc, mais aussi des Car Points, lesquels débloquent des nouvelles pièces pour le véhicules, de plus en plus puissantes mais aussi esthétiques. Si le skill en conduite reste au cœur de cet opus, je suis stupéfié par le degré de précision de ces améliorations : on peut quasiment tout modifier, du pare-chocs au tuyau d’échappement. Les passionnés en auront la chair de poule, tandis que les novices apprendront énormément en terme de mécanique. Bien entendu, d’autres modes de jeu apportent leur pierre à l’édifice, et les passionnés se rueront sur l’online (en privé ou public), surtout qu’il se repose sur une stabilité parfaite. Enfin, le mode Rivaux apporte une bonne respiration, surtout si l’on aime les défis en contre-la montre, avec des centaines d’épreuve.

Jamais un jeu de course n’a proposé de telles sensations

Mais ce sont bien les sensations, manette en mains, qui font de Forza Motorsport le leader incontestable de la simulation de course. Mais avant d’aller plus loin, il faut préciser de suite que Turn10 respecte tous les joueurs, en rendant le soft accessible pour tous. Concrètement, le résultat peut changer du tout au tout selon les options d’accessibilité que vous déciderez d’activer ou non, et elles s’avèrent très nombreuses. De plus, il existe trois niveaux de difficulté, incluant chacun des règles différentes et récompensant différemment le pilote en terme d’XP. Plus vous vous mettez en position de défi, plus vous en engrangerez. Au-delà de cet aspect, les vingts circuits (dont cinq inédits, et d’autres qui s’ajouteront au fil des MAJ) mettront à rude épreuve vos réactions, avec un comportement de l’automobile hyper jouissif. Je n’ai, de mémoire (et en mettant le cas spécial iRacing de côté), jamais aussi bien ressenti le transfert de masse, par exemple. Chaque changement infime sur le bitume, qu’il soit lié à l’usure ou aux changements climatiques dynamiques, se ressent immédiatement sur le comportement du bolide. Et les cinq-cent bagnoles réagiront différemment, soyez-en certains : on reconnait immédiatement une quatre roues motrice ou un traction par exemple. Un freinage trop agressif créé un impact, et les amortisseurs se ressentent mieux que jamais. Je ne peux que l’écrire noir sur blanc : ce Forza Motorsport est un véritable fantasme devenu réalité pour tout amateur du genre, au niveau de la conduite. Et bonne nouvelle : l’intelligence artificielle se révèle tout bonnement impressionnante. Les Drivatar ont amplement été améliorés, et leurs réactions fair play provoque une envie de jouer proprement. Seule petit regret, j’ai trouvé les pénalités un peu légères, avec parfois des contacts trop peu punis. Mais je chipote.

Le dernier aspect très surveillé de ce Forza Motorsport est évidemment le domaine technique. Alors déjà, oubliez le flot d’imbécilités nappées de fanboyisme lues sur les réseaux sociaux. Oui, le jeu de Turn10 est le plus beau dans sa catégorie, à ce jour et sur consoles. Affirmer le contraire est de la pure mauvaise foi. Les conditions climatiques, totalement dynamiques, forcent le respect. La pluie évidemment, mais pas que : je suis subjugué par ces courses se déroulant au crépuscule, pour se terminer en pleine nuit. Les effets de lumière sont saisissants, et sans en faire des tonnes. Car la direction artistique est parfaitement maitrisée : terminée la course au rendu le plus spectaculaire, qui poussait les artiste du studio à parfois exagérer les traits. Ici, c’est du photoréalisme, que ce soit dans les modèles 3D, les environnements ou les textures au sol. Surtout, le ray tracing est utilisé au meilleur des escients : les reflets font la leçon à la concurrence, laquelle ne s’en relèvera pas de sitôt. Bien entendu, on a droit à plein de modes visuel, de la Performance (4K et 60fps jamais pris à défaut, à Graphismes (cette fois-ci en 30fps), en passant par le très recommandé Performance RT qui propose le ray tracing en 60fps avec une résolution plus basse mais largement suffisante. Seule piste d’amélioration, les déformations sur la carrosserie peuvent encore se faire plus précises. Quant aux différents bruitages, ils sont eux aussi à un niveau stratosphérique, particulièrement précis au casque. Voilà donc un chef-d’œuvre aussi bien visuel qu’auditif.

Conclusion

Forza Motorsport est un grand jeu, qu’on se le dise ! Certes, son mode Carrière manque d’originalité dans sa forme, mais tout le reste atteint un tel niveau qu’on ne peut que qualifier le résultat de chef-d’œuvre du genre. Et mieux car, en absence de véritable concurrence, il est nécessaire de se pencher sur ce jeu pour enfin s’éclater dans une simulation automobile digne de ce nom. Le nouveau moteur physique fait des miracles, l’IA se révèle enfin à la hauteur, et la technique donne tout son sens au changement de génération. Il était temps…

18 /20
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