Test

Treasures of the Aegean – Test – PlayStation 5

5 mn de lecture
image jeu treasures of the aegean
image jeu treasures of the aegean
  • Treasures of the Aegean
  • Disponible sur : PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series, Xbox One, Nintendo Switch, PC
  • Développé par : Undercodres
  • Edité par : Numskull Games
  • Sortie le : 11 novembre 2021
  • Genre : Aventure, Réflexion, Roguelite
  • pegi12

Treasures of the Aegean, un trésor pour les amateurs de Roguelite ?

Alors que l’actualité de Nathan Drake, le héros de la licence (surcotée) Uncharted, est très chargée, voilà qu’un autre personnage tente de se faire une place dans le rôle de l’archéologue vidéoludique. Et comme Indiana Jones attend Bethesda pour, croisons les doigts (mais sans grands espoirs), donner un coup de fouet au genre, peut-être que Marie Taylor pourrait prendre les devants. La jeune femme débarque donc dans Treasures of the Aegean, un jeu signé Undercoders, édité chez Numskull Games et dont la superbe édition physique collector est distribuée par Just For Games.

Treasures of the Aegean se présente comme un jeu d’aventure et de réflexion en 2D style bande dessinée, avec du parkour à la Mirror’s Edge, quelques codes du Roguelite et une bonne dose de narration. Cette dernière accompagne une histoire somme toute assez classique, dont le seul petit twist est le personnage féminin que les développeurs nous proposent d’incarner. Et même là, écrivons que ce n’est pas non plus d’une folle originalité, tant la personnalité de Marie Taylor fait penser à un mix entre Nathan Drake et Lara Croft. Toujours est-il que notre héroïne qui fronce les sourcils (elle est donc très forte) se voit accompagnée du chasseur de trésor James Andrew, et le duo est en vacances dans un endroit paradisiaque. Seulement voilà, un séisme vient épicer la situation, et en même temps fait apparaître une nouvelle île dominée par un volcan. Ni une, ni deux, les compères rejoignent l’endroit, et découvrent de quoi exciter leurs envies de découvertes.

L’île est en effet celle de Théra, lieu qui a autrefois eu droit à la domination du roi Minos, souverain de la civilisation égéenne. Et sur les lieux, Marie va se rendre compte que les habitants étaient du genre à se prendre la tête, avec tout ce qu’il faut d’énigmes et de level design bien capillotracté. Bon, on aura parfois l’occasion d’approfondir tout ça avec des flashbacks plus ou moins intéressants, mais entre nous ce n’est pas le scénario qui vous scotchera à la manette. Sachez tout de même que les sous-titres sont assurés en français, et avec une traduction soignée, c’est une bonne chose. Écrivons tout de même que la narration de Treasures of the Aegean sait rester à sa place, sans être trop intrusive, même si certains dialogues prennent un peu trop de place pour de la punchline sans trop d’intérêt. Mais ça va, c’est supportable, contrairement à ce qu’on peut subir dans l’hyper lourdingue Uncharted 4 et son héros beaucoup trop chouineur à notre goût. Par contre, on ne comprend pas trop la décision d’associer la lecture à une gâchette, ce n’est pas très intuitif, même si cela reste de l’ordre du détail.

L’exploration de l’île rendue agréable par du parkour efficace

image test treasures of the aegean

Marie Taylor est habile… et heureusement !

C’est bien dans son gameplay que Treasures of the Aegean pique le plus notre intérêt. Les premiers instants passés avec Marie Taylor, dont le nom est heureusement bien plus intentionnellement impersonnel que le game design, sont encourageants. Les commandes sont étonnamment fluides, on se croirait dans une sorte de fusion entre Sonic pour la vitesse, et Mirror’s Edge pour la fluidité des animations. L’avatar cavale bien, saute avec puissance, rebondit sur les murs, grimpe aussi sur ceux-ci, se rattrape de justesse sur les rebords, s’accroupit etc. Bref, on sent qu’elle nous répondra au doigt et à l’œil, un très bon point. Surtout que le level design, jouant pas mal sur la verticalité, mais aussi l’enchainement d’obstacles, va vite nous demander de la réactivité, du gros réflexe si l’on ne veut pas ressentir un sentiment d’inassouvissement en se voyant coupé dans l’élan. Toute cette partie exploration est une réussite, elle trouve aussi son sel dans la collecte des quelques cent-dix trésors cachés sur l’île. Et chacun vous accordera du temps de jeu en plus. Car oui, votre run va être limitée dans le temps, c’est là qu’intervient le petit côté Roguelite, mais aussi un chouïa de frustration positive.

Tout comme dans Deathloop ou Returnal, il va donc être question de boucles temporelles, un concept décidément très (trop ?) à la mode. C’est heureusement bien justifié par le scénario de Treasures of the Aegean, et la mécanique de gameplay n’est pas dénuée de sens. Marie Taylor va donc nous sauver la mise avec sa vitesse et sa précision, car elle n’aura que quinze minutes afin de traverser l’île, de la farfouiller, avant de se voir renvoyé à l’un des points de contrôle. Comme tout Roguelite, l’important est de garder des avancées pour ne pas se décourager. Ici l’on sauvegarde les trésors dénichés, donc le temps en plus dans la boucle, ce qui procure tout de même un sentiment d’évolution salvateur. Aussi, la carte reste en l’état. Donc, plus vous l’explorez, plus elle se détaille et ce même à votre retour à la presque-case-départ. D’ailleurs, la map est au centre du jeu : il faut vous en servir, notamment en la recouvrant de différents marqueurs afin de vous rappeler certains indices. Et l’on apprécie cette dimension participative. Tout cela apporte de l’énergie à l’expérience, et ce même si quelques parties de l’île manquent un peu d’activité. Peut-être aurait-il fallu voir moins grand de ce côté, même si en l’état cela n’est vraiment pas gênant.

Un game design satisfaisant dans son ensemble

image gameplay treasures of the aegean

La direction artistique tend vers la bande dessinée franco-belge.

Treasures of The Aegean ne propose pas de combats. Cependant, si des ennemis vous touchent, ou si vous chutez de trop haut, vous perdrez une précieuse minute au chronomètre (indiqué en haut à gauche de l’ATH). Stressant à souhait, et parfois un peu frustrant quand l’adversaire est placé un peu trop vicieusement. Cela reste rare, surtout que la priorité est donné à la réflexion. On a ainsi droit à des énigmes un peu partout, et de bonne qualité de surcroît. Elles font souvent appel à des indices trouvés autre part sur l’île, d’où l’importance de les noter sur la carte. Et, bonne nouvelle, les mécanismes se renouvellent bien, on n’a pas eu l’impression de souvent tomber sur la répétition d’une épreuve. Voilà qui complète bien le game design, et renforce encore un peu la durée de vie. Celle-ci se situe aux alentours de la dizaine d’heures pour les collectionneurs jusqu’au-boutistes.

Treasures of the Aegean est techniquement plutôt efficace, même si rien ne vient lui donner le petit truc en plus qui fait la véritable originalité à la Hadès. La 2D est fine, mais peut-être un peu trop : cela manque un peu de détails, de puissance évocatrice. Et cela finit par nous faire écrire qu’au lieu de la simplicité visuelle, le résultat accouche d’un certain simplisme. Heureusement, la fluidité est constante : pas un toussotement n’a été décelé. Et c’est propre, à part un ou deux bugs de collision sans effets négatifs. La direction artistique manque un peu de peps, même si l’on apprécie ce recours à l’emballage façon bande dessinée franco-belge, décidément très en vogue après Astérix & Obélix : Baffez-les tous. Côté musique, c’est très réussit entre nappes mystérieuses et voix lancinantes. Cela renforce une atmosphère figurant en bonne place dans une expérience globale au final satisfaisante.

Conclusion

Treasures of the Aegean est une expérience qui, si elle manque un peu de relief, notamment dans sa direction artistique, assure tout de même de bonnes qualités purement ludiques. On passe un peu à côté de l’histoire, avec une énième héroïne qui fronce les sourcils, mais ses contrôles se digèrent bien et deviennent rapidement convaincants. Les codes du Roguelite viennent bien s’emboiter dans le principe, en nous poussant à bien exploiter le principe de la carte participative, via des tampons à utiliser pour garder une trace des différents indices. Certes, cela manque un peu de ce surplus d’âme pour rendre le résultat véritablement mémorable, mais en l’état on s’est tout de même bien amusé, surtout en se lançant dans la quête de tous les trésors cachés.

14 /20
Articles liés
Test

Prinny Presents NIS Classics Volume 3 - Test - Nintendo Switch

4 mn de lecture
Prinny Presents NIS Classics V3, indispensable pour les collectionneurs Quelle époque bénie ! Bon, OK, je peste contre le niveau en chute libre du jeu vidéo occidental, ce dernier ne parvenant pas à se renouveler, s’engonçant dans des genres sur-usités que je ne peux plus voir en peinture. Enfin bref, heureusement que les acteurs Japonais de cette industrie ont repris du poil de la bête, comme Nippon Ichi Software. Sa partie édition, NIS America, ne cesse de nous abreuver de titres intéressants (Ys IX : Monstrum Nox, Yurukill : The…
Test

Soul Hackers 2 - Test - PlayStation 5

4 mn de lecture
Soul Hackers 2, pour patienter avant les prochains SMT L’univers de la licence-phare d’Atlus, Shin Megami Tensei est complexe, il est fait de plein de cheminements différents, de telle sorte que le béotien peut s’y perdre amplement. Parmi les « branches », vous connaissez obligatoirement les Persona, devenus très populaires depuis l’incroyable et mérité succès du cinquième opus. Il est moins certains que vous ayez entendu parler de Devil Summoner : Soul Hackers. Et pour cause, le titre est longtemps resté cantonné au Japon, jusqu’à sa sortie sur Nintendo 3DS,…
Test

Jojo's Bizarre Adventure : All-Star Battle R - Test - PS5

3 mn de lecture
Jojo’s Bizarre Adventure : All-Star Battle R, un délice pour les fans Quand on a un peu de culture manga, impossible de ne pas avoir au moins entendu parlé de Jojo’s Bizarre Adventure. L’œuvre de Hirohko Araki est celle de toute une vie : si nous autres Occidentaux l’avons découvert en début de millénaire, grosso modo, la série existe depuis bien plus longtemps, 1986 pour être précis. Une longévité forçant le respect, mais surtout dû à la qualité du concept, du dessin, ce ton parfois déjanté, et même un peu…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

×
Test

F.I.S.T. : Forged in Shadow Torch - Test - PlayStation 5