Test

Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion – Test – PlayStation 5

6 mn de lecture
image jeu crisis core final fantasy vii reunion
image playstation 5 crisis core final fantasy vii reunion
  • Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion
  • Disponible sur : PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series, Xbox One, Nintendo Switch, PC
  • Développé par : Square Enix, Tose
  • Edité par : Square Enix
  • Sortie le : 13 décembre 2022
  • Genre : A-RPG
  • pegi16

Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion, un préquel de belle ampleur

Même avec un énorme remake épisodique en cours de parution, beaucoup de jeunes joueurs ont du mal à se représenter le véritable phénomène que fut Final Fantasy VII. Premier J-RPG au tour par tour à sortir en France, ce jeu a carrément révolutionné notre rapport au jeu vidéo. Que ce soit de par son gameplay hyper profond, sa technique plus qu’impressionnante pour 1997, et surtout son histoire passionnante, le soft de Square Enix a imprégné les esprits de ceux qui l’ont joué lors de sa sortie. À tel point que l’éditeur a lancé, en 2002, le projet Compilation of Final Fantasy VII, permettant aux fans d’aller encore plus loin dans cet univers plus complexe qu’il n’y paraît. J’étais, adolescent, un peu déçu par l’absence d’un Final Fantasy VII-2, pourtant en rumeur. Du coup, je suis passé à côté de Crisis Core, pourtant un véritable hit de la regretté PSP. Alors, ce Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion est une découverte à mes yeux, mais aussi l’occasion de rattraper une véritable erreur de jeunesse.

Avec la  grosse réussite qu’est le récent Final Fantasy VII Remake, il fallait faire vivre cet épisode en nous faisant patienter jusqu’à plus de détails concernant l’ultra attendu Final Fantasy VII Rebirth. Mais attention, il serait erroné que de penser que Crisis Core : FF VII Reunion n’est qu’un bouche-trou dans la vision de Square Enix. Tout d’abord, vous avez sûrement remarqué l’improbable fin d’année de l’éditeur, avec une hallucinante ribambelle de sorties à la clé (Dragon Quest Treasures, Star Ocean : The Divine Force, Tactics Ogre Reborn, NieR Automata Switch, etc). Donc non, il ne fallait pas meubler ce qui ressemblait déjà fort à un embouteillage. Il s’agit surtout d’une nécessité : introduire avec force un certain Zack Fair, un nom que les fans de l’opus original connaissent déjà bien, mais beaucoup plus mystérieux pour les joueurs qui auraient découvert l’univers avec FF VII Remake. Ceux-là doivent le savoir de suite : le héros de Crisis Core va sans doute prendre énormément d’importance par la suite.

Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion prend place quelques années avant les événements de FF VII, on peut donc clairement parler de préquel. On s’intéresse à Zack Fair, un élément prometteur du SOLDAT, la branche armée de la Shinra. Cette dernière est entrain de devenir l’entreprise maléfique que l’on connaitra plus tard, imposant sa domination énergétique sur les dernières formes de résistance, comme le continent de Wutai. Et c’est au sein de cette macro-histoire que l’intrigue va se développer, avec en son sein pas mal de personnages importants, comme Cloud, Aerith, et bien entendu un Sephiroth pas encore devenu le terrifiant tyran que l’on découvrira par la suite. Bien des questions étaient restées en suspens à la fin du Final Fantasy VII de 1997, et les réponses se trouvent ici, au sein de cette cavalcade qui conduira Zack sur les traces du disparu Genesis, ami de Sephiroth et visiblement détenteur d’informations concernant d’horribles expériences sur lui-même et d’autres membres du SOLDAT. Ces découvertes impliquent aussi le mentor de Zack, Angeal, qui finira lui aussi par déserter.

Des révélations scénaristiques de grande ampleur

image test crisis core final fantasy vii reunion

Zack est l’un des meilleurs héros de la licence.

Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion n’est pas que du simple fan service, c’est une pièce centrale pour comprendre l’histoire globale de Final Fantasy VII. J’ai d’ailleurs été estomaqué par l’une des révélations, au moins aussi marquante que celles habitant le soft de 1997. Je vous conseille donc d’éviter soigneusement tout spoiler, mais aussi de jouer à cet opus après avoir terminé Final Fantasy VII Remake. Si certaines réponses contenues dans le jeu ici testé prendront encore plus d’importance dans la suite, on ne comprend que mieux le côté iconique des dernières images du remake. Tout donne plus de valeur aux aventures de Cloud, comme l’ancienne appartenance de son épée broyeuse. Un exemple qui pourrait paraître anecdotique, mais croyez-moi il participe grandement à la dramaturgie décidément spectaculaire de ce FF. Ce qui m’impressionne aussi, c’est le soin donné au détail scénaristique, avec même des petites quêtes annexes dans des endroits bien connus des joueurs, comme ces fans-clubs que l’on peut rejoindre afin de recevoir des mails (ingame, évidemment) contenant plein d’informations bonus. On sent tout du long qu’il s’agit d’un passage obligé pour mieux maitriser ce qu’il se passera des années plus tard, voilà qui était inespéré pour ma part.

Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion n’est pas une reclecture, comprendre par là que les développeurs n’ont pas touché au scénario. Il est identique au soft sur PSP, et ne diffère que que par un superbe doublage des lignes de dialogues (en anglais ou en japonais, ce dernier étant le plus recommandé), entièrement assuré par les acteurs de Final Fantasy VII Remake. Un grand luxe, et bien entendu complété par des textes entièrement traduits en français, avec grand soin s’il vous plaît. Ce changement n’est évidemment pas le seul, et vous allez voir que, si l’on ne peut pas parler là aussi de remake, le terme remaster n’est pas non plus le bon. À l’image d’un NieR Replicant, la technique a amplement et positivement évolué, avec de nouveaux modèles 3D rendant l’action bien plus agréable à l’œil. Les textures sont sans commune mesure avec ce qui faisait sur PSP, ce qui accouche d’environnements bien plus beaux qu’auparavant. Rajoutons des animations infiniment plus travaillées, avec un duo 4K / 60fps constant (sur PlayStation 5 en tout cas), et on peut se dire gâté par Square Enix. Tout cela provoque tout de même un effet secondaire : c’est beau ingame, mais étrangement moins lors des séquences en images de synthèse, lesquelles manquent de définition pour figurer à un niveau intéressant. Pas de quoi remettre en question la très bonne surprise qu’est la tenue technique globale.

L’un des meilleurs spin-off de l’histoire du jeu vidéo

image gameplay crisis core final fantasy vii reunion

Les combats ont gagné en fluidité.

Le gameplay du jeu d’origine était un peu étrange, sans doute l’une des raisons qui m’en avait tenu à l’écart. Le passage à de l’Action-RPG n’était en rien problématique, par contre l’intervention d’une sorte de roue de la fortune me paraissait contre-productif, imprimant une dose de chance trop importante dans un genre qui demande tout de même pas mal de maitrise des mécaniques. Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion garde cette base : on a donc des combats en temps réel, avec des commandes hypers simples (attaque, parade et esquive), et l’OCN. Cette dernière est une sorte de machine à sous qui, si elle aligne des portraits dans le bon ordre, peut créer de multiples effets, comme le lancer d’attaques spéciales et… le gain d’un niveau. Bon, ce dernier est quand même pensé pour être logique avec l’avancement et l’implication du joueur à amasser de l’XP, mais c’est tout de même une drôle d’idée. Si les développeurs ont rendu le tout plus fluide, permettant désormais de lancer la super attaque gagnée quand on le souhaite et non dès qu’elle est tirée par l’OCN, ça reste un peu trop basé sur le hasard à mon goût. Par contre, les combats sont agréables, le combo sort parfaitement et a gagné en impact par rapport à la version PSP.

Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion ne touche pas à la structure du jeu d’origine. Il faut donc s’attendre à une succession de missions, dans des environnements aussi « couloirisés » qu’un Final Fantasy XIII. C’était clairement pensé pour une console portable, afin de jouer sur de petites sessions. Est-ce pour cela que le jeu serait linéaire ? Eh bien rassurez-vous : ce n’est aucunement le cas. Les missions secondaires, déclenchables depuis les points de sauvegarde, sont ultra nombreuses, et toutes récompensées par un objet utile comme des Materia. Car oui, ces sphères sont de retour, et vous pourrez en équiper jusqu’à six, les faire évoluer etc. Si vous vous concentrez sur l’histoire principale, elle vous demandera une grosse quinzaine d’heure. Pour le 100%, avec les trois-cent missions annexes, les déambulations dans les bases, les Materia à maximiser, il sera nécessaire d’au moins doubler le chiffre. Tout en sachant que, après la sublime fin, un New game plus se débloque. Il permet de garder le niveau de Zack, mais aussi la synchronisation de l’OCN, l’état des Materia et tout l’inventaire. Attention, car il ne sauvegarde pas l’avancée des missions secondaires. Alors, il s’agit surtout d’un bon moyen de se frotter au mode Difficile, qui mérite bien son titre.

Conclusion

Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion n’est certes pas un remake du jeu PSP, il n’en reste pas moins une version XXL, et surtout l’occasion rêvée de découvrir les origines d’une des histoires les plus passionnantes de la licence. Zack est un avatar idéal pour se plonger dans ce monde décidément remplit de détails, de mystères et de rebondissements, j’ai adoré découvrir des twists très marquants, indispensables pour mieux savourer le travail effectué avec FF VII Remake. La technique a fortement évolué, le doublage complet se révèle de très grande qualité, et la technique bien fluidifiée même si la part de hasard me paraît encore trop grande. La durée de vie figure aussi dans les bonnes surprises, terminant de faire de cet opus l’un des meilleurs spin-off de l’histoire du jeu vidéo.

17 /20
Articles liés
Test

Mount and Blade 2 : Bannerlord - Test - PlayStation 5

4 mn de lecture
Mount and Blade 2 : Bannerlord, un concept exigeant et chronophage Dans la famille des arlésiennes, Mount and Blade 2 : Bannerlord occupe une place bien en vue, juste à côté de celle des patriarches Duke Nukem Forever et autres Final Fantasy XV. Le jeu, issu du studio turc TaleWorlds (qui développe et édite, tandis que Plaion le distribue), fait suite à un premier jeu-surprise paru en 2008, et fut annoncé… en 2012. Dix ans plus tard, et non sans passer deux ans par la dangereuse case de l’Early access…
Test

Fobia : St. Dinfna Hotel - Test - PlayStation 5

3 mn de lecture
Fobia : St. Dinfna Hotel, pour les amateurs d’ambiances puissantes Qu’on se le dise, le survival horror semble enfin être revenu d’entre les morts ! Après avoir été la victime du succès des walking simulator à la Bloober Team (franchement oui, les Blair Witch, The Medium, Layer of Fear c’est de la ballade avec des sursauts il faut être honnête), voilà que le genre revient à ses fondamentaux avec de récentes sorties comme Dead Space ou The Callisto Protocol. Sorti d’un peu nulle part, et plus précisément d’un petit studio…
Test

Raiden IV x MIKADO Remix - Test - PlayStation 4

5 mn de lecture
Raiden IV x MIKADO Remix, un Shmup à ne pas louper Si le Shmup est aujourd’hui un genre aussi désuet que forcément attirant (chaque sortie nous attire inexorablement), on oublie tout de même jusqu’à l’existence de certaines grandes licences. R-Type revient de temps en temps, et une série culte comme Raiden a bien perdu de son aura, surtout à cause d’un cinquième opus un peu décevant. Mais il faut se souvenir à quel point, lors de sa parution en 1990, l’épisode fondateur fut une véritable onde de choc dans l’univers…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×
Test

Legend of Mana - Test - Square Enix - PlayStation 4