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Final Fantasy VII Remake : Material Ultimania – Critique – Mana Books

4 mn de lecture
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  • Fina Fantasy VII : Material Ultimania
  • Auteur : Studio BentStuff / Digital Hearts
  • Editeur : Mana Books
  • Date de sortie : 16 septembre 2021
  • Nombre de pages : 335
  • Dimensions : 22 x 30 cm

Final Fantasy VII Remake dans ses moindres détails

Quand il n’y a plus, il y en a encore ! Après nous avoir enchanté avec la parution des Final Fantasy Memorial Ultimania consacrés aux opus canoniques, voilà que l’excellente maison d’édition Mana Books sort celui consacré à Final Fantasy VII Remake. Et comme on a particulièrement apprécié cette révision du classique de Square Enix, vous imaginez bien qu’on ne pouvait pas passer à côté.

image artwork cloud final fantasy vii remake

Le premier contact avec ce beau livre est marquant au possible. Le lecteur-gamer pourra être agréablement surpris par l’imposante stature de Final Fantasy VII Remake : Memorial Ultimania, et se faire cette remarque : voilà un contenu qui promet d’être aussi étendu que les précédents ouvrages, mais autour d’un seul jeu. C’est parfaitement logique, tant les softs d’aujourd’hui, et d’autant plus les grosses productions, ont besoin de documents de développement fournis afin d’atteindre leurs objectifs. C’est ce qui nous saute aux yeux ici, on fait face non seulement à un beau livre exceptionnellement garni (335 pages, tout de même !), mais aussi à un véritable témoignage de ce que fut la production du côté de l’art.

Final Fantasy VII Remake : Memorial Ultimania a la bonne idée de débuter et se finir en musique, avec certaines des partitions de la magnifique BO du jeu. Cela signifie deux choses : on est dans un ouvrage pensé pour tous les fans, et pas un seul ne vous dira que les thèmes musicaux ne sont pas d’une importance capitale dans FF VII Remake. Après cette entrée en matière en douceur, il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Celui-ci se divise en cinq grandes parties bien structurées : Œuvres visuelles, Concept arts, Feuilles de planification, Bande-son et Interview des doubleurs et doubleuses. Afin de coller un peu à l’esprit du soft, chacune est accolée à une matéria, tout petit clin d’œil qui ne peut que ravir le lecteur.

Plus de 300 pages de pur plaisir

La différence entre les deux premières parties est fine, mais se doit d’être précisée. Final Fantasy VII Remake : Memorial Ultimania est un ouvrage jusqu’au-boutiste, ultra-complet, il se devait donc de bien séparer ce qui est finalisé de ce qui emmène à la finalisation. La subtilité est ici, avec des rendus absolument superbes à la clé pour les Œuvres visuelles. Mais ce sont bien les Concept arts qui retiendront le plus l’attention, pour deux raisons. Tout d’abord, c’est ici que le fan se rendra compte que rien, pas le moindre détail n’a été laissé au hasard. Du petit pendentif de Leslie aux chaussettes roses de Betty, tout a été dessiné, pensé, fouillé. Aussi, l’on se régale des commentaires de l’équipe : on retrouve notamment le character designer Roberto Ferrari, ou encore le coréalisateur Motomu Toriyama. Bien entendu, Mana Books oblige, les textes sont tous traduits en français avec grand soin.

Tous les personnages répondent présents dans Final Fantasy VII Remake : Memorial Ultimania, mais aussi les lieu visités. Concept arts est peut-être partie préférée, avec des artworks absolument incroyables, et ce non seulement pour des environnements marquants (ah, le Sanctuaire de l’église, les lumière de la Ruche…) mais aussi la moindre maison traversée. On profite non seulement des commentaires, mais aussi des indications que les artistes laissèrent directement sur les documents. Par exemple, il est précisé que, pour le Salon de massage de Madame M, le son des clochette doit être discret, que les pierres au devant doivent être de différentes tailles, etc. Rien n’est laissé au hasard, qu’on vous dit ! Et c’est ce qui vous explosera au visage dans la partie Feuilles de planification, où l’on retrouve tous les détails de l’histoire, avec l’aide de schéma hyper précis, de beaucoup de textes, de chronologies ou encore de story-boards capitaux.

Une édition luxueuse au service d’un contenu fascinant

Comme nous le précisions en début de chronique, FF VII Remake est un jeu indissociable de son ambiance sonore. Que ce soit la musique certes, mais aussi les bruitages et doublages. C’est assez rare pour être souligné, Final Fantasy VII Remake : Memorial Ultimania met vraiment le paquet sur ce point. La partie Bande-son est certes moins imposante que celles abordées jusqu’ici, on y retrouve encore une fois un contenu hautement précieux. En s’appuyant sur l’OST du soft, on retrouve une chronologie des morceaux utilisés sur les pages de gauche et, à droite, des commentaires très développés (ce qui est rare dans l’industrie japonaise) de l’équipe son. Le voyage se termine ensuite par des interviews des doubleurs japonais, cette fois-ci un peu plus « langue de bois ». On remarque tout de même l’absence de Tetsuya Nomura dans ces plus de 300 pages, le coréalisateur devait alors travailler sur NEO : The World Ends With You.

Pour terminer notre retour du propriétaire, sachez que Final Fantasy VII Remake : Memorial Ultimania est un beau livre luxueux. La couverture, évidemment centrée sur Cloud, est ultra-stylisée avec ce brillant qui donne envie de se plonger dans le contenu. Mana Books est l’éditeur le plus solide du côté artbooks consacrés aux jeux vidéo, on ne s’étonnera donc pas de ne dénicher aucune coquille, ni aucune image à la colorimétrie hasardeuse. C’est lisible, aéré, tout pour nous chouchouter dans une contemplation aussi mémorable que le soft. Enfin, il faut souligner l’excellent travail du traducteur Jean-Baptiste Flamin, qui a su garder l’esprit des écrits originaux.

Conclusion

Final Fantasy VII Remake : Memorial Ultimania rejoint la liste des artbooks à ne manquer sous aucun prétexte. Les fans de FF VII Remake vont pouvoir se rendre compte de la science du détail déployée par l’équipe de développement, avec des commentaires idéalement traduits en français. Chaque lieu, chaque objet, chaque personnage est fouillé, précisé, c’est fascinant. Enfin, il manque certes la participation de Tetsuya Nomura, mais d’autres grands noms (Roberto Ferrari, Motomu Toriyama) apportent des informations que les amateurs de la licence ne pourront qu’apprécier. Voilà donc un ouvrage à posséder d’urgence.

18 /20
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