Test

Chicken Police : Paint It RED ! – Test – PlayStation 5

4 mn de lecture
image jeu chicken police
image playstation 4 chicken police
  • Chicken Police : Paint It RED !
  • Disponible sur : PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series, Xbox One, Nintendo Switch, PC
  • Développé par : The Wild Gentlemen
  • Edité par : HandyGames
  • Sortie le : 30 mars 2022
  • Genre : Point & click, Aventure
  • pegi16

L’excellent Chicken Police revient en pleine forme sur PlayStation 5

Paru en 2020 sur l’ancienne génération de consoles, PC et Nintendo Switch, Chicken Police : Paint It RED ! a marqué ceux qui lui ont donné une chance à sa sortie. Ce qui n’était pas évident, puisque ce jeu sans trop de marketing débarquait en plein novembre, l’habituel mois des embouteillages vidéoludiques. Et pourtant, ce fut donc un gros coup de cœur, dont les qualités narratives et artistiques ont été relevées avec un engouement peu commun. Il a fallu attendre 2022 pour que le titre débarque sur nos bécanes actuelles, avec au passage quelques améliorations assez notables pour que votre humble serviteur se lance dans un test dédié. Parce que non, il n’est pas assez occupé, le bougre.

Ce test de Chicken Police (le titre me donne une furieuse envie de tenders bien gras, c’est terrible) est dédié à la version nouvelle génération. Il faut tout de même revenir sur les bases du soft, et rappeler aussi son très, très bon contexte scénaristique. Dans ce jeu d’enquête en forme d’hommage amoureux au film noir, on incarne Sonny Featherland, un ancien inspecteur relevé de ses fonctions suite à un drame dont je vous laisse le plaisir de la découverte. Dix ans après ces faits tragiques, notre poulet humanoïde n’est plus que l’ombre de lui-même, entre l’addiction au whisky, sa femme partie du jour au lendemain, et son travail de détective bien moins passionnant qu’auparavant. Mais une affaire va sortir notre personnage de sa torpeur, une sombre histoire de menace, de mafia. Tout d’abord peu intéressé, Sonny va changer d’avis quand sa cliente va évoquer le prénom Molly… sa femme. Motivé à l’idée de la retrouver, notre avatar doit avoir accès aux informations confidentielles du commissariat, et donc faire appel à son ancien collègue, lui aussi fringuant (et énergique) poulet. Clairement, le récit est un délice d’un bout à l’autre, avec ce qu’il faut de rebondissements et de détails à creuser. Un vrai plaisir, surtout que les sous-titres français sont de belle qualité.

Chicken Police se présente comme un jeu d’aventure en Point & click, avec ce qu’il faut de petits puzzles mais surtout une grosse emphase sur les dialogues. Le game design se veut donc assez classique, et la difficulté n’est pas hyper poussée. D’ailleurs, je n’ai pas été véritablement bloqué une seule fois, ce qui évite le syndrome de l’aspirateur (quand on parcoure bêtement l’écran à la recherche d’une interaction qu’on aurait loupé) qui, parfois, me fait détester le genre. De plus, les développeurs ont bien pensé à miser sur un curseur changeant, histoire de signaler aux joueurs un élément important dans le décor. Pratique. On a aussi des phases indéniablement pensées comme des respirations, je pense aux (rares) séances de tir apportant un peu d’action. Cependant, il faut bien signaler que l’expérience se rapproche d’un roman graphique, et pas autre chose. Alors, apprêtez-vous à être très attentifs, et bien peser vos questions lors d’interrogatoires qui, par ailleurs, vous vaudront d’être noté. Et rassurez-vous, un salvateur carnet vous résume l’avancée et rappelle les faits importants ou autres preuves. Du coup, le joueur ne se retrouve jamais à fustiger le manque de lisibilité du cheminement, et c’est une excellente chose pour la fluidité de l’expérience.

Une mise à niveau qui utilise bien les spécificités de la console

image test chicken police

Rassurez-vous, les textes sont disponibles en français.

Comme dans beaucoup de jeux du genre sortis récemment, Chicken Police propose aussi des phases de recoupement d’indices, là encore délicieuses à mener à terme tant le soft nous permet de bien maitriser toutes les informations. Le fun est donc assuré, et le plaisir de l’œil se fait lui aussi élevé. L’histoire aurait pu, malgré ses rebondissements, s’avérer un peu trop classique. Mais le charme visuel du titre repousse cette impression qui jamais n’intervient. Les personnages sont sur un modèle anthropomorphique, avec une dose de réalisme presque malsaine dans un premier temps. Surtout côté féminin, avec des protagonistes sexys… mais tout de même animales, donc on s’empêche de tomber sous le charme, naturellement. Le soft s’inscrit dans un noir et blanc très à-propos, même si son côté trop lisse rapproche plus le résultat vers un Sin City que d’un film du grand Billy Wilder. L’animation donne un côté papier animé qui termine de me séduire. Quant à la musique, elle parfaitement dans le ton avec ce jazz entêtant.

Chicken Police débarque donc sur PlayStation 5 et Xbox Series, avec quelques améliorations à la clé. Sachez que cette mise à niveau est totalement gratuite si vous possédez la version PS4. Sur la console de Sony, puisque c’est là que j’ai pu tester le titre, je remarque un 4K constant, mais pas spécialement d’améliorations pour ce qui est de la fluidité. Rassurez-vous, elle était absolument parfaite sur PlayStation 4, et c’est toujours le cas ici : aucune baisse de framerate n’est à signaler. Mais la vraie nouveauté de cette mise à jour, c’est l’utilisation de la DualSense, intelligente et agréable. Les gâchettes à résistance sont bien mises à contribution pour les phases de tir. Les vibrations haptiques aussi, rendant tout autant compte des gouttes de pluie, que donnant l’impression de boucler une fermeture éclair. Enfin, je conseille de jouer sans le casque, car le microphone de la manette est désormais mis à contribution par certains dialogues, et cela renforce de beaucoup l’immersion. Sinon, pas d’ajouts de contenu, mais la durée de vie reste assez costaude, avec huit heures pour bien profiter de tout et deux de plus afin de décrocher le Trophée de Platine.

Conclusion

Chicken Police : Paint It RED ! reste ce très bon jeu d’aventure, véritable hommage aux films noirs non dénué d’humour, bien écrit et parfaitement maitrisé côté gameplay. Cette version PlayStation 5 ajoute quelques petits bonus agréables, surtout en prenant compte des spécificités de la DualSense. Mais au-delà de ça, je ne peux que vous conseiller la découverte de ce titre, l’un des meilleurs dans son genre depuis des années.

17 /20
Articles liés
Test

Mount and Blade 2 : Bannerlord - Test - PlayStation 5

4 mn de lecture
Mount and Blade 2 : Bannerlord, un concept exigeant et chronophage Dans la famille des arlésiennes, Mount and Blade 2 : Bannerlord occupe une place bien en vue, juste à côté de celle des patriarches Duke Nukem Forever et autres Final Fantasy XV. Le jeu, issu du studio turc TaleWorlds (qui développe et édite, tandis que Plaion le distribue), fait suite à un premier jeu-surprise paru en 2008, et fut annoncé… en 2012. Dix ans plus tard, et non sans passer deux ans par la dangereuse case de l’Early access…
Test

Fobia : St. Dinfna Hotel - Test - PlayStation 5

3 mn de lecture
Fobia : St. Dinfna Hotel, pour les amateurs d’ambiances puissantes Qu’on se le dise, le survival horror semble enfin être revenu d’entre les morts ! Après avoir été la victime du succès des walking simulator à la Bloober Team (franchement oui, les Blair Witch, The Medium, Layer of Fear c’est de la ballade avec des sursauts il faut être honnête), voilà que le genre revient à ses fondamentaux avec de récentes sorties comme Dead Space ou The Callisto Protocol. Sorti d’un peu nulle part, et plus précisément d’un petit studio…
Test

Raiden IV x MIKADO Remix - Test - PlayStation 4

5 mn de lecture
Raiden IV x MIKADO Remix, un Shmup à ne pas louper Si le Shmup est aujourd’hui un genre aussi désuet que forcément attirant (chaque sortie nous attire inexorablement), on oublie tout de même jusqu’à l’existence de certaines grandes licences. R-Type revient de temps en temps, et une série culte comme Raiden a bien perdu de son aura, surtout à cause d’un cinquième opus un peu décevant. Mais il faut se souvenir à quel point, lors de sa parution en 1990, l’épisode fondateur fut une véritable onde de choc dans l’univers…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

×
Test

Anna's Quest - Test - Daedalic Entertainment - PlayStation 4