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Final Fantasy II Pixel Remaster – Test – PC

4 mn de lecture
image jeu final fantasy ii pixel remaster
image steam final fantasy ii pixel remaster
  • Final Fantasy II Pixel Remaster
  • Disponible sur : PC (Steam), Google Play, App Store
  • Développé par : Square Enix
  • Edité par : Square Enix
  • Sortie le : 28 juillet 2021
  • Genre : J-RPG
  • pegi7

Final Fantasy II Pixel Remaster : la licence passe un cap

Annoncé un peu en catimini pendant le Square Enix Presents de l’E3 2021, avec un tout petit trailer en paradoxe avec l’envergure de la licence, les trois premiers Pixel Remaster sont désormais disponibles. Il s’agit d’éditions visant une totale fidélité scénaristique et dans le gameplay. Avec FF I Pixel Remaster, on a pu découvrir un résultat assez satisfaisant. Qu’en est-il pour Final Fantasy II Pixel Remaster ?

Avant de vous rendre compte de ce que Final Fantasy II Pixel Remaster apporte, il est important de contextualiser, donc de revenir sur FF II. Remontons donc le temps, direction une époque sans réseaux sociaux (le rêve). Nous sommes en 1988, et le premier Final Fantasy a si bien fonctionné que Square (pas encore associé à Enix) ne peut que lancer une suite, en espérant un succès aussi probant. C’est donc un an après FF I que sa suite sort, avec de grandes ambitions à la clé. Et l’on ne pense pas aux ventes, mais plutôt au scénario et au gameplay. Car, contrairement à une idée reçue, la série n’a pas offert son premier vrai récit avec FF IV

Nous le relevions lors de notre test du premier opus : si le background de FF I était déjà assez intéressant, le scénario ne figurait clairement pas dans ses points forts. En cause, des personnages sans relief et un manque de véritables moments forts. Eh bien, tout cela change ici. Si Final Fantasy II Pixel Remaster n’est évidemment pas FF IV dans son histoire, celle-ci reste tout à fait étonnante de par son envergure… pour un jeu de 1988. On y découvre notamment le premier antagoniste véritablement mémorable : l’Empereur de Palamécia, Mateus. Celui-ci, vraiment charismatique (on le retrouve d’ailleurs dans Dissidia Final Fantasy NT), vise une destinée de Dieu, carrément, et autant vous dire que ses ambitions ne sont pas d’un pacifisme forcené. Afin d’assoir sa domination sur le monde entier, il utilise de sombres magies, et inspire la terreur aux populations. Bref, un vrai sale type, qui occasionne une bataille finale bien ardue.

Une histoire plus développée, et sous-titrée en français !

image test final fantasy ii pixel remaster

Le Chocobo fait sa première apparition !

C’est au milieu de cette époque plus que troublée que quatre héros (Firion, Maria, Guy et Léon) vont se révéler, après avoir échappé de justesse à la fureur meurtrière de l’Empereur. Ce quatuor deviendra un temps trio, car l’un d’entre eux, Léon, va disparaître, nous poussant aussi à le retrouver. Désormais orphelin et en fuite, le groupe va donc se soulever contre l’infâme Mateus en allant se renforcer aux quatre coins du monde. Certes, les personnages ne sont pas encore très fouillés, même s’ils ont tous un passif et un caractère. Mais on sent tout de même une écriture beaucoup plus soignée (pour 1988, encore une fois), avec une envie de nous embarquer dans un voyage à l’ambiance parfois dramatique. Et pour les fans de Final Fantasy, sachez que c’est avec cet opus qu’on rencontre pour la première fois deux figures emblématiques : Cid et le Chocobo. Aussi, Final Fantasy II Pixel Remaster rend son histoire compréhensible pour tous : les sous-titres sont disponibles en français, et sans la moindre coquille en vue.

Une histoire bien plus intéressante que dans le premier opus, mais aussi un gameplay qui passe un cap. Que les archéologues du jeu vidéo se rassurent : Final Fantasy II Pixel Remaster ne touche pas d’un iota la prise en mains d’origine. Quitte à ce que le trip soit résolument old school, notamment dans une fréquence des combats toujours très, très élevée. Les batailles en eux-même ne changent pas, par contre le système d’évolution se révèle carrément bousculé. Il est question de voir les statistiques augmenter selon l’action, et non l’expérience. Par exemple, si vous utilisez des sorts vous verrez votre magie se perfectionner, mais la force diminuer. Aussi, on gagne des points de vie en se faisant rosser, ce qui est tout de même assez curieux. Même les armes et les sorts ont leur progressions quand vous les utilisez. Seulement voilà, les derniers cités demandent énormément de temps pour gagner des niveaux, ce qui pousse le joueur à se concentrer sur le physique. Et sur la fin du cheminement, ça se paie…

L’OST réorchestrée est un bonheur de tous les instants

image gameplay final fantasy ii pixel remaster

Cette édition ajoute quelques effets visuels.

Final Fantasy II Pixel Remaster propose donc un J-RPG en progression côté scénario, et un gameplay expérimental, pas toujours bien équilibré mais surprenant. On pourra aussi citer l’arrivée du système de lignes (deux, avant et arrière), donc la mise en avant ou en retrait en fonction de la résistance, au bon vouloir du seul joueur. Une pointe de tactique qui ne peut qu’ajouter de la profondeur à l’ensemble. Aussi, les combats sont toujours aussi nombreux (voire encore plus, ça n’arrête pas), mais la difficulté se fait tout de même moins élevée que ce que FF I proposait. Une excellente nouvelle, qui vient combler le vide toujours d’actualité pour les quêtes annexes. Et, c’est le principal regret quant à cette édition, on ne retrouve pas de petits bonus de contenu, ni la cinématique en 3D qui accompagnait l’édition PlayStation. Cela occasionne tout de même une durée de vie dans la même lignée que le prédécesseur : une trentaine d’heures pour en faire le tour. Et ramené à l’année 1988, c’est assez incroyable.

Reste les apports propres à Final Fantasy II Pixel Remaster. Comme pour le premier épisode, il ne faut pas attendre un remake, d’ailleurs le titre lui-même met le frein à cette velléité. Non, ici, on est entre fidélité et refonte du pixel. En fait, Square Enix propose un rendu 16 bits, notamment grâce à des sprites tous rendus plus reluisants. On note aussi des effets de lumière notamment pendant les combats, lors de l’animation des magies. L’ergonomie des menus se fait plus claire, et l’accélération des combats peut à peu près faire accepter leur fréquence. Aussi, on a droit à un bestiaire et un musée pour admirer les sublimes artworks de Yoshitaka Amano, toujours aussi ultra-classe. Mais les deux plus belles modifications, à nos yeux, sont la mini-carte et les musiques. La première permet enfin de s’y retrouver correctement, aussi bien dans les déplacements entre les villages et autres lieux que dans les donjons. L’OST se fait exceptionnelle : totalement réorchestrée par le maître Nobuo Uematsu. Une gourmandise que l’on pourra d’ailleurs écouter à volonté dans le musée.

Conclusion

Final Fantasy II Pixel Remaster reste un J-RPG à destination des archéologues du jeu vidéo, ou des amateurs de retrogaming prêts à pardonner le poids des années. Si c’est votre cas, cette édition est faite pour vous : elle respecte le jeu de base dans son contenu, et propose une expérience très pure. Ceci tout en proposant une refonte du pixel, lui donnant un aspect bien plus propre qu’en 1988, quasiment 16 bits dans l’esprit. Certes, le contenu ingame ne bouge pas d’un iota, ce qui laisse tout de même un petit regret. Mais entre la sublime musique réorchestrée, la mini-carte salvatrice, les légers effets de lumière, et les qualités intrinsèques du soft, on a tout de même de quoi craquer.

16 /20
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