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Disgaea 7 : Vows of the Virtueless – Test – PlayStation 5

4 mn de lecture
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  • Disgaea 7 : Vows of the Virtueless
  • Disponible sur : PlayStation 5, PlayStation 4, Nintendo Switch
  • Développé par : Nippon Ichi Software
  • Edité par : NIS America
  • Sortie le : 6 octobre 2023
  • Genre : T-RPG
  • pegi12

Disgaea 7 : Vows of the Virtueless corrige intelligemment le tir

Après un sixième opus étrangement sous-coté par les fans de la licence (son exclusivité temporaire sur Switch n’a peut-être pas aidé), revoilà la série fétiche de Nippon Ichi Software avec Disgaea 7 : Vows of the Virtueless. L’un des plus beaux joyaux du Tactical-RPG, certes un peu de niche de par son jusqu’au-boutisme mais surtout toujours aussi passionnant que costaud dans le contenu, est donc de retour avec un opus attendu au tournant. Pourquoi ? Car la petite déception de certains amateurs a été tout de même assez vocale, et NIS America semble avoir entendu les complaintes. Alors, cet épisode a-t-il raison de prendre en considération les remontées des dudes ? Réponse dans ce test qui, pour tout vous dire, m’a demandé beaucoup de temps de préparation.

Il faut de suite rassurer le lecteur. Disgaea 7 : Vows of the Virtueless comporte certes un numéro rappelant qu’il fait bien partie d’une licence, les nouveaux venus pourront tout de même y jouer sans crainte d’être perdus dans des ramifications scénaristiques. Le récit, assez simple et accrocheur dans ses problématiques, propulse le joueur dans le royaume infernal de Hinomoto, sorte de Japon féodal habité par des démons (et des pingouins-prinny psychopathes) dans la peau de Fuji, samurai sans maitre mais très intéressé par l’argent. Mais aussi, nous allons nous intéresser à la très bourgeoise Pirilika, passionnée par ce monde qu’elle a clairement tendance à idéaliser. Une sorte de critique des fans occidentaux de la licence ? Sans doute, mais sachez surtout que ce duo est une bonne occasion, pour les scénaristes, de laisser éclater un humour grinçant au possible. Alors que la menace d’un shogunat n’ayant rien à envier à Big Brother se déclare, nos personnages vont non seulement le combattre sans trop le vouloir, mais aussi (et surtout) apporter une énorme dose de dérision. Comme d’habitude, la licence déploie une énorme galerie de protagonistes secondaires, parfois si attachants que certains peuvent même voler la vedette aux avatars. Tout cela bien soutenu par une très utile traduction des textes en français.

L’histoire est excellente, une constante dans la licence. Mais c’est bien du côté du gameplay que j’attendais cet opus. Avec cette volonté de calmer les ardeurs déçues des fans de la licence, on pouvait s’attendre à ce que Disgaea 7 : Vows of the Virtueless fasse non pas du surplace, mais trois pas en arrière. Bonne nouvelle pour ma part, ce n’est pas réellement le cas même si l’épisode opère bel et bien un retour aux sources. Par exemple, les combats automatiques sont de retour, mais plus du tout mis en avant, ou tout du moins plus aussi encouragé. Bien entendu, en tant que T-RPG, les combats restent hypers centraux, toujours sur des terrains organisés en damier, au tour par tour, et pouvant embarqué jusqu’à dix guerriers. Une équipe personnalisable avec, en première importance, une quarantaine de classe dont quelques nouvelles plutôt utiles et surprenantes par leur efficacité (ah, le Mauvais-Œil !). Toute la base est bien présente : les géoblocs à effets, un level design tendant vers la réflexion. Sans trop rentrer dans les détails, sinon il me faudrait un site complet dédié à ce jeu, on a aussi toutes les mécaniques d’évolution : monde des Objets, dépense de points d’expérience, des défis, etc. Bref, tout ce qui fait la particularité de cette licence répond présent, et autant écrire que la formule reste aussi passionnante que chronophage.

Un T-RPG toujours aussi drôle et chronophage

Mais rassurez-vous, car Nippon Ichi Software ne s’est pas contenté de livrer un soft prudent. On a bien droit à quelques nouveautés de gameplay, et du genre équilibrées. C’est sans doute la grande force de ce Disgaea 7 : Vows of the Virtueless que d’apporter un peu de fraicheur sans pour autant remettre en cause ses fondements. Si les combats restent parfois bien longs, ils m’ont paru un peu mieux rythmés et animés, surtout grâce à la jauge de Megamax dont les effets s’appliquent non seulement à vos statistiques mais surtout à la taille de l’avatar. Le voilà qui devient gigantesque et balance des attaques surpuissantes, ce qui peut bien aider surtout dans des combats de boss homériques. D’ailleurs, sachez que vous n’êtes pas le seul à pouvoir déclencher cette transformation, ce qui résulte sur des joutes titanesques, comme dans un bon keiju eiga. Autre nouveauté, le mode Luciférien qui déclenche une offensive surpuissante, mais aussi la réincarnation d’objets idéale pour faire prendre de la valeur à ces dernier. Et même des parties en ligne avec classement. Certes, je ne peux pas parler de révolution, mais il existe assez d’originalités afin de ne pas se sentir en stagnation.

Si vous suivez la saga depuis ses débuts sur PlayStation 2 (en 2004, ça ne nous rajeunit pas), vous savez à quel point elle brille par la durée de vie colossale de chacun des opus. Disgaea 7 : Vows of the Virtueless confirme la règle, c’est une explosion de contenus dans tous les sens. Par contre, l’histoire principale me paraît plus courte que d’habitude, avec une quarantaine d’heures afin d’en venir à bout (ce qui reste tout de même conséquent). Mais voilà, le véritable jeu, débute avec le endgame et la quête du perfectionnement de l’équipe, des équipements etc. Et j’ajoute des minis-jeux intéressants. Personnellement, j’ai largement dépassé les cent heures, et je suis très loin d’en avoir terminé avec cet incroyable endgame. Techniquement, le soft continue avec la 3D avec un peu plus de bonheur que Disgaea 6 mais toujours sans me convaincre totalement. Clairement, je trouve que la 2D rendait mieux compte des qualités de la direction artistique, même si les modèles 3D sont plus précis que dans l’épisode précédent. Par contre, et c’est une excellente nouvelle : la fluidité est enfin au niveau. Et les animations moins archaïques. Certes, il y aura toujours des mécontents, mais Nippon Ichi Software rend tout de même un résultat plus solide. Côté bande originale, les thèmes restent toujours aussi en adéquation avec l’ambiance, aussi délirante que japonisante. Et les voix japonaises, énergiques, sont merveilleuses !

Conclusion

Disgaea 7 : Vows of the Virtueless est bien un très, très bon Tactical-RPG. Toujours aussi drôle, mais aussi équilibré dans ses nouveautés de gameplay, hyper chronophage, le résultat a de quoi passionner longtemps. Je reste toujours un peu dubitatif devant la 3D, que je trouve moins à-propos que la 2D pour bien rendre compte de la belle direction artistique. Mais ce n’est plus un réel problème à mon sens, tant on se trouve là face à un épisode à la fois respectueux de son univers et agréablement corrigé grâce à de nouvelles mécaniques. Tout cela résulte sur un hit, et traduit en français !

17 /20
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