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Scarlet Nexus – Test – Bandai Namco – PlayStation 5

5 mn de lecture
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  • Scarlet Nexus
  • Disponible sur : PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series, Xbox One, Microsoft Windows
  • Développé par : Bandai Namco
  • Edité par : Bandai Namco
  • Sortie le : 25 juin 2021
  • Genre : A-RPG
  • pegi16

Scarlet Nexus, une nouvelle licence qui démarre bien !

Scarlet Nexus, ce n’est pas d’hier qu’on l’attend de pied ferme ! Car voici, avec Godfall, l’un des premiers jeux à avoir été annoncé pour la génération actuelle. Au-delà de cela, notre impatience était justifiée par deux faits. Le premier, c’est la paternité du soft : on le doit aux auteurs d’un certain Tales of Vesperia, un bien bon J-RPG. Le second, c’est l’espérance d’un A-RPG de qualité à se mettre sous la dent. Surtout en cet été 2021, rendu spécial par la crise de la Covid. Et autant vous dire de suite que, globalement, on est très satisfait.

Pourtant, on avait un peu peur que Scarlet Nexus ne se noie dans un univers techno propice à l’unique délire otaku, mais moins à un scénario vraiment soigné. Rassurez-vous de suite, le récit de ce jeu va même au-delà de ce qu’on attendait. Tout débute par le choix de l’avatar : Yuito ou Kasane. Un gars, une fille, pas de jaloux et, surtout, une rejouabilité déjà assurée tant certains éléments pourront différer dans les deux cheminements. L’action se déroule dans un univers cyberpunk à tendance manga, dans un futur assez lointain. L’humanité a évolué, a acquis des pouvoirs qui permettent une sorte de réalité augmentée par nature. Il faut voir la ville de New Himuka, ses écrans implantés partout, ses innombrables hologrammes, pour le croire.

C’est dans cet environnement et, évidemment, de ses alentours nombreux (le jeu n’est pas un monde ouvert), que Scarlet Nexus va développer une certaine complexité de l’histoire. Cette dernière étant heureusement entièrement sous-titrée en français. Pas qu’elle soit difficile à suivre, mais elle est sait se faire profonde, avec tout ce qu’il faut de termes à mémoriser, et de rebondissements qu’on ne voit pas du tout venir. Ce caractère surprenant, on se doit de vous le sauvegarder en ne dévoilant surtout rien des personnages, lesquels sont au centre de l’écriture, jusqu’à une fin qui, clairement, figure parmi les plus marquantes vécues depuis bien longtemps. Peut-être depuis NieR Replicant 1.22, c’est dire.

Une histoire passionnante, et une fin réussie

image gameplay scarlet nexus

La direction artistique est une grande qualité de Scarlet Nexus.

La petite retenue que l’on émet concerne plus la forme de la narration que sa matière. Alors que Scarlet Nexus va avoir droit à une version animée (qu’il nous tarde de découvrir, on vous en parlera), les cutscenes du jeu se déroulent dans un immobilisme assez frappant. Le style se repose un peu sur la grammaire visuelle issue de la bande dessinée, ce qui n’est pas mauvais en soi. Mais le gameplay fait tellement intervenir l’action que, pour le coup, des cinématiques nous auraient paru plus pertinentes avec le trip. Aussi, sachez que le soft se fait parfois bien bavard. Moins qu’un Visual novel bien entendu, mais on a parfois des tunnel de dialogues trop longs pour le genre.

Raconter une histoire passionnante, c’est bien. L’accompagner d’un gameplay aux petits oignons, c’est mieux. Et surtout pour un RPG japonais. On le sait, le genre mise beaucoup sur les mécaniques, comme une très grande majorité de la production vidéoludique nippone. Scarlet Nexus confirme cette tradition. Tout d’abord, il faut préciser que le soft s’inscrit dans l’Action-RPG, donc propose des combats en temps réel, comme ce qu’on trouve dans un Ys IX : Monstrum Nox, par exemple. On trouve vite des repères, notamment grâce à une phase de tutoriel exemplaire, avec des mises en situation et des informations au compte goutte. Il fallait ça car, au-delà des très classiques utilisations d’arme, lock d’ennemi, esquive etc, on trouve quelques originalité très intéressantes.

Le gameplay de Scarlet Nexus étonne par sa profondeur

image test scarlet nexus

Les boss provoquent des combats dynamiques.

Tout d’abord, la star du gameplay : la télékinésie. On peut écrire que  le gameplay de Scarlet Nexus tient sur le concept de pouvoir, et tout d’abord celui de l’avatar. D’une pression de gâchette, le personnage déplace un objet imposant des alentours pour le balancer sur un monstre. Surtout, cette capacité s’alterne avec des coups physiques, et c’est même conseillé afin de créer du gros combo bien dévastateur. Frappez, puis balancez une bagnole, enchainez avec un suivi du vilain et continuez de le massacrer : c’est un plaisir absolu. Il faudra cependant passer par une période d’apprentissage à ne pas prendre à la légère. Tout répond au doigt et à l’œil, il faudra juste se trouver son propre style afin de ne pas se perdre dans la tonne de possibilités.

Sur cette base déjà originale vient s’ajouter d’autres éléments pour encore approfondir le gameplay. Chaque monstre a sa jauge de stunt qui, une fois vidée, permet une attaque finale impressionnante. Mais, dans l’arbre de compétence à faire fleurir avec vos CP (glanés en gagnant des niveaux), vous pourrez aussi débloquer une alternative : continuer à frapper l’ennemi sonné pour multiplier le gain d’expérience. Dans Scarlet Nexus, on a constamment le choix, c’est agréable au possible. Et cela sans même parler du SAS, un système de liens (évolutifs, ils gagnent des niveaux), à activer selon un système cooldown, permettant de copier le pouvoir de l’un des coéquipiers. On peut d’ailleurs en embarquer trois à la fois. Cela permet par exemple d’appliquer un effet d’élément pour exploiter un point faible adverse. Ou encore de devenir invisible, par exemple afin d’atteindre une rame de train sans que des Autres ne remarquent rien. Et bim, un coup de pouvoir sur le moyen de transport pour le balancer sur les monstres. Grisant.

Un peu court, mais bonne rejouabilité

image jeu scarlet nexus

Certains Autres vont prendre très cher…

L’aspect RPG est développé avec soin. Et ce jusque dans les relations avec les autres personnages, non seulement afin de les découvrir en profondeur, mais aussi de faire passer des niveaux aux liens. On se sent aussi de plus en plus puissant, ce qu’on ne peut qu’observer en revenant dans des environnements du début de l’aventure. Par contre, la gestion de l’équipement est étrangement superficielle, n’offre pas beaucoup de choix. Aussi, le cheminement peut finalement paraître assez court pour un A-RPG : comptez une vingtaine d’heures pour terminer un run. Avec une grosse rejouabilité, rappelons-le. Mais on n’accroche pas aux quêtes annexes, écrites de manière sommaire. Dommage, surtout que l’envie de prendre son temps pour découvrir le background de ce nouvel univers signé Bandai Namco ne manque pas.

Techniquement, Scarlet Nexus n’est peut-être pas la plus grosse baffe de ce début de génération, mais le soft est d’une propreté remarquable. C’est bourré de détails, et pourtant la PlayStation 5 ne bronche pas : le 60 fps n’a jamais été pris en défaut pendant l’entièreté du test. Il fallait bien cela pour soutenir la direction artistique, laquelle figure parmi les plus mémorables de ces dernières années. Par contre, on est est un peu déçu par l’utilisation de la Dual Sense, peu ambitieuse. Mise à par la résistance des gâchettes, rien de bien fun à se mettre sous la dent, on est loin d’un Returnal. Heureusement, on peut y brancher le casque et profiter des très bons doublages japonais, des multiples bruitages, vraiment de haute volée. La musique n’est pas en reste, même si elle connait quelques baisses de régime lors de certaines missions. Mais on est prêt à pardonner, rien que pour le thème entêtant de New Himuka et son scratch qui file la pêche.

Conclusion

Scarlet Nexus est l’un des passages obligés de cet été, et même l’un des des meilleurs A-RPG de cette année. Avec son histoire plus accrocheuse qu’espéré, et même carrément passionnante sur sa fin ouverte, le jeu séduit déjà. Mais c’est le gameplay, plein de subtilité, qui termine de nous convertir à cette nouvelle licence. On regrettera simplement une méthode de narration assez plate. Aussi, le cheminement se fait un peu court, et des quêtes annexes aussi peu nombreuses qu’oubliables. Heureusement, la rejouabilité est très bonne grâce à un deuxième personnage jouable. Tout cela forme une belle réussite, que l’on n’attendait pas forcément à ce niveau de qualité.

16 /20
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