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Clockwork Aquario – Test – PlayStation 4

4 mn de lecture
image jeu clockwork aquario
  • Clockwork Aquario
  • Disponible sur : PlayStation 4, Nintendo Switch
  • Développé par : Westone Bit Entertainment
  • Edité par : Strictly Limited Games, ININ Games
  • Sortie le : 30 novembre 2021
  • Genre : Action, Plates-formes
  • image pegi3

Clockwork Aquario, une légende enfin disponible

Alors là, c’est quand même une sacrée dinguerie que nous vous proposons en test dans nos pages dématérialisées. Il est pourtant probable que le titre Clockwork Aquario ne vous parle pas, et pourtant il s’agit d’une véritable légende. Pas spécialement pour des raisons ludiques, mais grâce à un record qui l’a fait rentré dans le Guiness Book : celui du développement le plus long de tous les temps. Ce soft, initialement lancé sous l’édition de Sega, a débuté son développement en 1992. Puis il fut annulé avant de revenir aujourd’hui sous la protection de Strictly Limited Games et d’ININ Games. De quoi renvoyer l’horrible Duke Nukem Forever au tréfond de l’oubli. Mais le jeu qui nous intéresse ici est-il de meilleur qualité ? Oui, bien sûr, surtout si vous êtes du genre à aimer les purs trips arcade à l’ancienne.

Clockwork Aquario fut, à la base pensé pour le Sega System 18, un système d’arcade qui n’aura pas connu énormément de titres (à cause de l’arrivée de la 3D) mais dont les faits d’arme ont tout de même marqué bien des joueurs. Si vous trainiez dans les cafés pour dépenser des piécettes, vous avez sûrement joué à l’impressionnant Michael Jackson’s Moonwalker. Eh bien sachez qu’il était développé sur Sega 18. On pensait alors que ce soft tirait le maximum de ses capacités, mais ce n’était pas le cas. Un soft devait réaliser cet exploit, et c’était Clockwork Aquario, développé par Westone (Wonder World, Monster World IV). S’annonçant comme un mixe de Super Mario Bros et de Wonder Boy III, le titre mettait la bave aux lèvres, avant d’être purement et simplement annulé après des phases de test peu engageantes. La 3D arrivait, les joueurs ne voulaient qu’elle, c’en était terminé de la belle 2D, du beau pixel fabriqué avec amour. Aujourd’hui, avec la mode du néo-rétro, et le retour de Westone sur le développement, on peut enfin y jouer.

En tant que jeu arcade, Clockwork Aquario ne devait surtout pas s’embêter avec un scénario trop intrusif. Bonne nouvelle, Westone a évité le piège et l’on retrouve un récit qui doit plus être rapproché d’une motivation qu’autre chose. Il est donc question d’un professeur dingo voulant dominer le monde. Heureusement, Huck Londo, Elle Moon et Gush partent en mission pour faire capoter le plan machiavélique. C’est exposé en dix secondes, rien ne vient interférer jusqu’à une fin certes convenue au possible mais tout à fait dans la tonalité de ce qu’on découvrait à l’époque. Et ça fait du bien, surtout que les sous-titres sont disponibles en français. Par contre, l’invocation de Wonder Boy III dans les influences du jeu ne se retrouve absolument pas dans la narration, vous êtes prévenus.

Un trip arcade au gameplay idéalement huilé

image test clockwork aquario

Les boss du jeu sont très réussis.

Le cœur de Clockwork Aquario se trouve dans le gameplay, et ce dernier est de bon niveau. On se trouve là face à un jeu d’action en 2D, à scrolling horizontal, qui mise sur des mécaniques idéalement huilées. En effet, il est question d’étourdir les ennemis avant de les balancer sur les autres qui ne manqueront pas de trépasser sur le coup. En leur filant une attaque frontale, en les attaquant par dessous, ou en sautant dessus, on les met KO. Ensuite, comme dans un Super Mario Bros 2, il suffit de les soulever et de les projeter. On a aussi droit à des phases de plates-formes parfois assez corsées, avec des sauts au millimètre. Si le level design se révèle assez plat, on remarque tout de même une volonté de jouer avec la verticalité, mais ça aurait pu être encore plus poussé. Reste que cela fonctionne, même si l’on émet une réserve. Celle-ci concerne les personnages, un trio finalement très proche en terme de capacités. Seul Gush diffère un peu, et juste parce que son sprite est plus gros que les autres, donc plus en danger de par se hitbox élargie.

Comme Clockwork Aquario est un jeu initialement prévu pour l’arcade, on s’attendait à une difficulté bien poussée. Il n’en est rien, que les amateurs de trips abordables se rassurent. Par contre, cela a un désavantage concernant la durée de vie. Le soft ne propose que peu de stages : cinq, tous terminés par un boss assez résistant pour tout de même proposer du challenge. Bien sûr, le titre propose trois niveaux de difficulté, mais on est tout de même loin des crises de nerf que l’on aimait laisser éclater dans les salles embrumées de notre enfance. Surtout, il suffit de bien s’accrocher à la manette pour venir à bout du cheminement en trente minutes. Oui, vous avez bien lu. La rejouabilité se résume aux trois avatars, à un mode multi (avec un mini jeu bonus), et évidemment aux Trophées à débloquer sur PlayStation 4. Par contre, on apprécie de découvrir une belle galerie, donnant à cette sortie du relief (contrairement à un Cotton 100%, par exemple). On peut y admirer des artworks, et se rendre compte du travail effectué.

Un contenu très juste, mais l’intérêt est ailleurs

image gameplay clockwork aquario

On peut jouer en coopération.

Côté technique, Clockwork Aquario tient ses promesses : le résultat est tout à fait ravissant. Bon, les développeurs ont clairement retravaillé le matériel d’époque, la 2D est vraiment trop joli pour du Sega System 18. Les couleurs flashent bien, le chara-design est vraiment très bon. Aussi, et heureusement, le scrolling reste fluide en toutes circonstances. Le résultat se fait donc tout à fait propre, c’est du très joli travail dans un style rétro. La musique est assurée par Shinichi Sakamoto, surtout connu pour son travail sur Wonder Boy. Les thèmes sont assez énergiques, mais aussi inégaux selon les stages. M’enfin, globalement ça reste du satisfaisant, à l’image de ce jeu.

Conclusion

Clockwork Aquario est un miracle fait de pixels et d’amour pour l’époque des salles d’arcade. Le jeu a tut de même été adapté pour les consoles, et propose un challenge assurément en-deça de ce qui aurait été possible dans les années 1990. Du coup, on regrette simplement que les développeurs n’aient pas ajouté quelques stages aux cinq déjà présents, histoire de gonfler une durée de vie très limitée. Mais bon, en tant que passionné de jeux vidéo on ne peut que voir cette sortie, totalement inespérée, d’un bon œil. Non seulement ludiquement, le gameplay étant bien équilibré, mais aussi pour la collection.

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