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PlayStation 3 : la console de Sony a 15 ans !

28 mn de lecture
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  • Jeu.x abordé.s : Uncharted, Demon's Souls, Heavy Rain, ...
  • Développeur.s : Naughty Dog, Kojima Productions, Quantic Dream, ...
  • Editeur.s : Sony Computer Entertainment, Konami, Capcom, ...

Déjà 15 ans que Sony a dégainé sa PlayStation 3 !

Arrivée près d’un an après une Xbox 360 très en avance, et ayant popularisé la haute définition et le jeu en ligne, la PlayStation 3 est dans un premier temps bien onéreuse pour un catalogue de jeux à l’intérêt très limité. Mais trouvant son public avec les années, elle rattrape largement son retard sur Microsoft en se pourvoyant de nombreux jeux de qualité, dont un certain nombre d’exclusivités fortement mises en avant.

Date de sortie : 11 novembre 2006 (Japon), 17 novembre 2006 (Amérique du Nord), 23 mars 2007 (Europe)image header ps3
Fabricant : Sony
Génération de console : Septième

Nationalité : Japonaise
Unités vendues : 87,41 millions
Fin de production : 31 mars 2016
Meilleure vente : Grand Theft Auto V (21,50 millions)

Une arrivée tardive au lancement très mitigé

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Un line-up varié mais à la qualité peu engageante…

Il y a quinze ans, la PlayStation 3 sortait au Japon quelques jours avant l’arrivée de la Wii et quasiment un an après la Xbox 360. Très attendue après l’immense succès de sa grande sœur, qui continue de se vendre et de sortir de bons jeux, elle ose le prix fort de 600 euros avec comme prétexte la présence d’un lecteur blu-ray, format encore très peu courant le 11 novembre 2006. Pourvue d’une capacité de stockage de 60 Go, elle est également rétrocompatible avec les CD PlayStation et PlayStation 2, bien que les jeux de cette dernière ne fonctionnent pas toujours très bien. Face à une Xbox 360 à seulement 450 euros, Sony propose toutefois un modèle à 500 euros avec une capacité de 20 Go de stockage.

Bien décidé à surpasser Microsoft, Sony communique à fond sur la puissance de sa console et propose un line-up pourvu de cinq exclusivités très différentes. Une belle perspective si seulement les titres avaient brillé par leur qualité, la douche froide se montrant rapidement avec un Genji Days of the Blade et un Mobile Suit Gundam Target in Sight à la jouabilité très perfectible. Outre le classico-classique Sega Golf Club, c’est finalement Resistance Fall of Man et Ridge Racer 7 qui s’en sortent le mieux, tout en restant assez convenus et surtout peu impressionnants face à des exclusivités Xbox 360 comme Gears of War. Si la PlayStation 3 passe directement à la haute définition avec l’inclusion d’un port HDMI, ses premières réalisations graphiques ne s’avèrent pas plus poussées que celles de sa concurrente, un comble pour une console sortie un an plus tard.

Le 17 novembre 2006, la PlayStation 3 arrive en Amérique du Nord avec les mêmes jeux que le lancement japonais à l’exception de Sega Golf Club, auquel s’ajoute Untold Legends Le Royaume Des Ténèbres, troisième épisode d’une saga débutée sur PlayStation Portable qui ne marquera pas vraiment les esprits. Ils sont accompagnés d’autres jeux déjà présents sur d’autres supports comme Call of Duty 3, Need For Speed Carbon et Tony Hawk’s Project 8. Le 14 décembre 2006, le sympathique MotorStorm propose des courses fun et fluides dans la boue, mais avec un contenu étonnamment rachitique. Une semaine plus tard, le reboot pour les quinze ans de Sonic The Hedgehog s’avère un des plus gros pétards mouillés de la franchise à cause d’une jouabilité très mauvaise et d’un game design qui peine fortement à se renouveler.

L’année 2007 débute avec Enchanted Arms, un RPG plutôt moyen, à la mise en scène molle et sans traduction française. S’ensuivent le jeu de combat de rappeurs Def Jam Icon, un GTA-like plutôt correct adapté du Parrain de Francis Ford Coppola, et surtout Virtua Fighter 5 quelques mois après sa sortie sur Arcade, et qui reste exclusif à la PlayStation 3 pendant plus de huit mois. Le 23 mars 2007, la console de Sony arrive encore plus tardivement en Europe avec un important panel de jeux déjà sortis, mais sans aucune nouveauté particulière. L’année se poursuit avec un portage de Splinter Cell Double Agent et plusieurs exclusivités dont l’énigmatique Folklore, jeu d’action aventure à l’ancienne doté d’une ambiance fantastique appréciable. On trouve également le jeu d’action simulation Warhawk ainsi que deux jeux qui échouent à rendre convaincante la reconnaissance de mouvement de la DualShock 3 : le jeu d’action aventure Lair et le beat’em up Heavenly Sword. Il faut finalement attendre le 16 novembre 2007 pour voir arriver Uncharted Drake’s Fortune, porte-étendard de la console développé par Naughty Dog qui allie efficacement tir à la troisième personne et énigmes d’aventurier dans un chouette univers inspiré d’Indiana Jones.

 

Des exclusivités PlayStation 3 bien mises en avant

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Des titres de grande qualité parmi les meilleurs de leur génération.

Le coût de développement des jeux augmentant sans cesse et Microsoft ayant fortement gagné du terrain dans le marché du jeu vidéo, de nombreuses licences quasiment exclusives aux consoles Sony se mettent à sortir sur les deux consoles, faisant ainsi perdre de l’intérêt à la PlayStation 3. C’est le cas de saga de renom comme Final Fantasy, Resident Evil, Silent Hill, Devil May Cry, Street Fighter et Tekken. De ce fait, les exclusivités ressortent davantage pour départager la ludothèque de chaque console, qu’il s’agisse de jeux développés par les studios des constructeurs ou par des tiers.

Une des exclusivités les plus emblématiques de la PlayStation 3 reste Metal Gear Solid 4, qui a la lourde tâche de proposer une expérience aussi excellente que les précédents tout en terminant le scénario de la saga. Hideo Kojima ayant choisi d’aller très loin dans son exploitation cinématographique, le jeu prend la forme d’une œuvre hybride très en avance sur son temps, avec des phases de jeu de plus en plus courtes tandis que les scènes cinématiques gagnent du terrain. Un gameplay sous-exploité ayant pu fortement décevoir les joueurs qui ont connu la richesse de ses prédécesseurs. Metal Gear Solid 4 reste néanmoins une œuvre exceptionnelle pour son scénario, lequel rassemble quasiment toutes les pièces du puzzle restantes des anciens jeux, et ce malgré de nombreuses séquences inutiles et des incohérences.

De son côté, The Last of Us allie habillement infiltration et survie dans un univers post-apocalyptique largement inspiré des comics The Walking Dead. La production de Naughty Dog fait rapidement un tabac pour la qualité de son gameplay et de sa narration, qui creuse le rapprochement entre un homme ayant perdu sa fille et une adolescente immunisée contre les spores qui transforment les gens en créatures. Si le genre du survival horror subit un important déclin au profit des jeux d’action, Siren Blood Curse reste un de ses principaux représentants en tant que remake du premier Forbidden Siren. La PlayStation 3 est également l’occasion pour David Cage de sublimer sa formule de film interactif inaugurée par Fahrenheit en 2005. Cinq ans plus tard, Heavy Rain met alors une véritable claque scénaristique, dans un polar où le joueur contrôle quatre personnages différents pour enquêter sur un tueur en série, les choix de réponse et la réussite d’intenses QTE ayant des conséquences sur la suite de l’aventure. Dans la même lignée, Beyond Two Souls met en scène Ellen Page et Willem Dafoe dans un scénario surnaturel où le joueur contrôle à la fois l’héroïne et un esprit capable de prendre le contrôle des gens.

Les jeux de tir sont évidemment présents et hormis la continuité des sagas Killzone et Resistance, c’est bien la trilogie Uncharted qui sort du lot en alliant efficacement phases d’action et mise en scène hollywoodienne. On trouve aussi des portages des Time Crisis 4 et Razing Storm, épisodes moins connus qui n’ont pas autant marqué que leurs prédécesseurs. Si la saga TimeSplitters semble bel et bien terminée (ndlr : elle va revenir tout bientôt), Free Radical Design tente une autre approche du FPS avec l’ambitieux Haze, un titre tout aussi convenu que ceux du line-up. Les open worlds étant légion sur cette génération de consoles, InFamous et sa suite tentent de se démarquer de Grand Theft Auto avec un personnage ayant de puissantes capacités d’attaque et de déplacement. Outre Way of the Samurai 3 et 4 qui font office de bons représentants des jeux rendant hommage à l’univers japonais, la saga Yakuza devient prolifique avec pas moins de trois nouveaux épisodes principaux et trois spin-off, dont deux exclusifs au Japon.

Puisque les jeux de course font toujours le bonheur des as du volant, WipEout obtient un nouvel épisode nommé HD Fury. Tandis que Gran Turismo subit un léger déclin avec un cinquième épisode qui se heurte à la concurrence Forza Motorsport sur Xbox 360. Un sixième tente de recoller les morceaux sur la fin de vie de la console. Outre un nouveau Twisted Metal qui renoue avec les combats de véhicules, Little Big Planet Karting propose de sympathiques courses dans la même veine qu’un Mario Kart. Bien sûr, Little Big Planet reste avant tout une saga de jeux de plates-formes à l’esthétique composée de divers matériaux. Un gameplay simple et efficace qui se savoure pleinement dans la création de niveaux à partager en ligne. Assez nombreux sur PlayStation 3, les jeux de plates-formes exclusifs sont notamment marqués par la présence de six Ratchet & Clank, tandis que Jak & Daxter continue uniquement sa lancée sur PS2 et PSP. La fin de vie de la console accueille également un quatrième Sly appelé Sly Cooper Voleurs à Travers le Temps, ainsi que l’original Puppeteer, dans lequel le joueur contrôle une marionnette de théâtre. Dans un genre assez différent, Katamari Forever n’en finit plus de nous faire ramasser toutes sortes d’objets en déplaçant une boule adhésive.

Subissant lui aussi un certain déclin, le RPG japonais s’efface peu à peu pour laisser place à des aventures bien plus américanisées. Ce qui n’empêche pas la PlayStation 3 de regorger de titres du genre avec pas moins de cinq Tales Of exclusif, trois Disgaea, un Persona 5 très complet et même une version embellie de Ni No Kuni, initialement sorti sur les DS japonaises. De son côté, Valkyria Chronicles se démarque par un système de jeu mêlant temps réel et tour par tour, tandis que l’Action RPG White Knight Chronicles renoue avec l’heroic fantasy par l’intermédiaire du studio Level-5. Le haut du panier revient toutefois au superbe 3D Dot Game Heroes, véritable The Legend of Zelda de la PlayStation 3 qui parodie les jeux du genre avec de gros personnages pixelisés et une épée qui découvre toute la largeur de l’écran quand les points de vie sont au maximum. Allant à contrepied des jeux casualisés qui ont trop tendance à apporter la solution sur un plateau, From Software révolutionne le jeu d’aventure en vue à la troisième personne avec l’excellent Demon’s Souls, qui plonge le joueur dans un magnifique univers dark fantasy qu’il doit libérer de l’emprise de créatures en récoltant des âmes pour faire évoluer son personnage. Un jeu difficile et très exigeant qui sait largement satisfaire ceux qui réussissent à en voir le bout !

La PlayStation 3 comporte enfin son lot de jeux de combat ainsi que quelques beat’em up exclusifs. Outre trois Saint Seiya avant tout réservés aux fan du manga à cause de leur gameplay peu évolutif par rapport aux épisodes PS2, la console obtient d’autres adaptations d’animés du moment, comme Naruto Ultimate Ninja Storm et One Piece Pirate Warriors. Tentant de copier la formule de Super Smash Bros, PlayStation All-Stars Battle Royal se montre assez peu convaincant, aussi bien dans son gameplay que dans son échec à réunir efficacement des personnages phare de l’univers Sony. Côté beat’em up, God of War III poursuit la lignée de ses prédécesseurs avec un gameplay toujours aussi fluide et une mise en scène impressionnante sublimée par des graphismes à la pointe de son époque. À peu près l’inverse de God of War Ascension qui, en fin de vie de la console, s’avère être l’épisode de trop, dans un préquel dispensable aux évolutions de gameplay peu inventives. On peut également noter les deux premiers Ninja Gaiden Sigma, versions améliorées des épisodes sortis sur les consoles Xbox.

 

La naissance de nouvelles sagas

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De nouveaux jeux de toutes sortes qui font toute la qualité de la septième génération !

Une nouvelle génération de consoles voit notamment l’arrivée de nouvelles licences, dont l’immense succès peut assurer une certaine longévité. Une des plus emblématiques est sans aucun doute Assassin’s Creed, qui défraie la chronique en 2007 pour son open world immersif, ses escalades de bâtiments et ses phases d’infiltration en pleine foule. Une saga qui se veut néanmoins fortement commerciale dès la parution de son deuxième épisode, rapidement suivi de deux standalones présentés comme des jeux complets, d’un troisième jeu fortement bugué, d’un quatrième qui n’a d’Assassin’s Creed que le nom et d’un cinquième qui surfe trop sur l’exploration navale de ce dernier. D’autres parviennent encore mieux à mixer infiltration et open world, comme c’est le cas pour la trilogie des Batman Arkham, qui permettent enfin à l’homme chauve-souris de sublimer son passage à la 3D. Après un Batman Arkham Asylum mémorable pour son ambiance sombre et ses affrontements à seul contre tous, Batman Arkham City donne véritablement l’impression au joueur d’incarner le justicier masqué à travers une grande portion de ville plongée dans le crime, tout comme le fera le préquel Batman Arkham Origins.

Au niveau des jeux de shoot, Lost Planet propose une gestion bienvenue de la chaleur durant l’exploration d’une planète glaciaire. Exclusivité temporaire de la Xbox 360, il obtient également deux suites. Il en est de même pour BioShock, qui sort un an plus tard que sa concurrente sur PlayStation 3 pour une expérience originale dans une ville sous-marine avec une direction artistique basée sur le steampunk. Un jeu au gameplay davantage axé sur l’utilisation de pouvoirs que sur des salves de tir, suivi par un deuxième épisode similaire puis un troisième à l’univers bien plus éclairé et au level design plus linéaire. D’autres allient jeu de tir et RPG, tel Bordelands qui se veut bien plus déjanté que ses confrères avec son univers postapocalyptique et ses graphismes en cel shading.  D’abord exclusif à Microsoft, Mass Effect arrive sur PlayStation 3 pour son deuxième épisode dans une trilogie de space opera aux multiples possibilités de gameplay et au background conséquent.

D’autres jeux de shoot flirtent quant à eux avec le survival horror, comme la trilogie FEAR qui plonge le joueur dans du paranormal en vue à la première personne. Très différent, Dead Island propose de survivre sur une île déserte parsemée de zombies en trouvant sur place de quoi se défendre. Quant à Dead Space, il tente de renouveler le genre dans un vaisseau spatial peuplé de créatures difformes que le joueur doit tuer en sectionnant ses membres grâce à une arme spéciale, la présence de la jauge de vie dans le dos du personnage étant particulièrement pertinente. Davantage tourné action aventure, Darksiders mixe habilement phases de beat’em up et donjons aux puzzles non sans rappeler ceux de The Legend of Zelda, dans un scénario inspiré de l’Apocalypse. De son côté, la trilogie Dragon Age fait évoluer son personnage dans un univers heroic fantasy peuplé de dragons. Héritier de Demon’s Souls, le redoutable Dark Souls peaufine la formule avec des niveaux interconnectés, une difficulté toujours très affirmée et un gameplay absolument impeccable.

De nombreuses autres sagas ont également vu le jour sous la forme d’un jeu unique, ayant ou non donné naissance à des suites. Les jeux narratifs ayant davantage en vogue depuis le succès d’Heavy Rain, Telltale Games commence l’exploitation d’une longue série de licences avec la première saison de The Walking Dead, pourvue de QTE simplistes et de choix limités mais dont les personnages et la narration ont su marquer toute une génération. Beaucoup plus maladroit, Asura’s Wrath fait ressortir les plus beaux clichés des shonens avec un gameplay basé sur des QTE qui n’ont presque aucune incidence sur la suite des événements. Côté TPS, on trouve notamment le sulfureux Shadows of the Damned de Capcom et le NeverDead de Konami. Les open worlds à la GTA ne sont pas en reste avec The Saboteur et sa savoureuse ambiance de résistance, Sleeping Dogs et sa mafia honkongaise et l’excellent LA Noire, bien plus dirigiste et axé sur des enquêtes policières dans Los Angeles de l’après-guerre.

Les beat’em up sont loin de faire exceptions parmi les nouveautés, notamment avec Bayonetta, héritier de Devil May Cry plaçant le joueur dans la peau d’une sorcière particulièrement stylée. Tandis que Platinum Games continue dans sa lancée avec Vanquish, de nombreux autres jeux du genre tentent de se faire une place comme Brütal Legend et son univers branché heavy metal, un Dante’s Inferno un peu trop calqué sur God of War, le sympathique Enslaved Odyssey to the West, le magnifique El Shaddai Ascension of the Metatron, un Remember Me très dirigiste ainsi que deux productions barrées de Suda 51 : Lollipop Chainsaw et Killer is Dead. Tandis que le jeu de combat Injustice Les Dieux sont Parmi Nous place Superman comme tyran après le meurtre de sa famille, d’autres productions se démarquent efficacement de la concurrence, comme Mirror’s Edge et ses phases de plates-formes en vue à première personne dans un univers très immersif.

De son côté, Catherine renoue avec la difficulté d’un puzzle-game en alternant des phases stressantes où il faut fuir son cauchemar avec des dialogues dans un bar au scénario efficace sur le thème des attirances sexuelles. Outre un Deadly Premonition qui ne propose qu’une réelle bonne ambiance à la Twin Peaks avec son open world ultra vide et ses phases de survival horror médiocres, Dishonored joue les cartes de l’infiltration en vue à la première personne dans un univers mêlant magie et technologie. On peut également citer Metro Last Night, suite du Metro 2033 exclusif à la Xbox 360, le grand classique Minecraft et ses multiples possibilités de construction, ainsi que les RPG NieR et Resonance of Fate, qui sortent fortement du lot par rapport à la concurrence.

 

Le retour d’anciennes licences sur PlayStation 3

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C’est dans les vieux pots qu’on se permet les meilleurs renouvellements !

Parmi les nombreux titres présents sur PlayStation 3, c’est avec grand plaisir que les joueurs retrouvent certaines licences qui n’avaient pas sorti de jeux depuis plusieurs années. Cela se vérifie particulièrement au niveau des jeux de shoot avec Max Payne 3 qui, après un développement chaotique, parvient à proposer une formule moderne qui le démarque efficacement de ses prédécesseurs. Outre les Red Faction Guerilla et Armageddon très corrects, d’autres se cassent un peu plus les dents comme Turok, Wolfenstein et surtout Duke Nukem Forever, ce dernier sortant dans un état affreusement inégal après quinze ans de déboires. S’éloignant peu à peu du survival horror, Alone in the Dark Inferno propose une expérience plutôt orientée action avec quelques phases en voiture, la fabrication de cocktails molotov et des créatures en tout genre.

L’émancipation des open worlds donne l’occasion à Mafia de revenir dans un deuxième volet plus abouti en tous points, tandis que Red Dead Revolver laisse place à un Red Dead Redemption autrement plus ambitieux dans sa magnifique représentation du far west du début du XXème siècle. La mode des zombies donnera même naissance à une extension intitulée Undead Nightmare. Troisième épisode d’une saga débutée sur PC, Deus Ex Human Revolution fait office de préquel en abordant des thèmes comme le transhumanisme et l’essor des sociétés face aux gouvernements. Passant d’une infiltration très exigeante à une formule plus grand public, Hitman Absolution modernise fortement la jouabilité de l’agent 47 et n’oublie pas d’immerger le joueur dans un scénario intense avec de multiples possibilités pour chacun des assassinats.

Redynamisé par Capcom, le versus fighting trouve un nouveau souffle à la fin des années 2000 avec Street Fighter IV, qui signe le retour du roi des jeux de combat après de multiples cross-over. Rapidement décliné en plusieurs versions toujours plus complètes, il renoue avec les affrontements d’antan et s’autorise même un cross-over avec son rival Tekken. Dans la même lignée, Marvel versus Capcom obtient un troisième épisode très réussi avec de nouveaux personnages bienvenus comme Arthur de Ghosts’n Goblins, Haggar de Final Fight, Chris, Wesker et Nemesis de Resident Evil, Dante de Devil May Cry et Amaterasu d’Okami. On ne peut pas en dire autant des beat’em up Golden Axe Beast Rider et Splatterhouse, qui ratent le coche du passage à la 3D à cause de répétitivité qui procure au mieux un amusement de quelques minutes.

Toujours bien présent, le jeu de plates-formes garde lui aussi quelques atouts dans sa manche avec le grand retour de Rayman en 2D exempt de tout lapin crétin. Déjantés comme il faut et jouables à deux simultanément, Rayman Origins et Rayman Legends reviennent dans des niveaux parcourables à toute vitesse sublimés par une superbe direction artistique. Plus de dix ans après son premier jeu sur PC, American McGee sort une suite délicieusement macabre avec Alice Retour au Pays de la Folie, qui plonge le joueur dans un monde imaginaire bien plus sanglant que dans le dessin animé de Disney. Après vingt ans d’absence, la firme aux grandes oreilles fait d’ailleurs revenir Picsou sur le devant de la scène avec Duck Tales Remastered, un agréable remake du premier volet qui a même eu son édition physique. Chance que n’aura pas celui de Castle of Illusion, qui n’a pourtant rien à envier au canard le plus riche du monde. Dans un tout autre genre, le puzzle-game revient aussi sur le devant de la scène avec Puyo Puyo Tetris, qui alterne efficacement les deux types de gameplay pour des parties toujours plus endiablées jusqu’à quatre joueurs.

 

Des franchises toujours en vogue

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Des sagas qui, contrairement à d’autres, délivrent toujours des jeux de qualité.

En vérité, la plupart des sagas présentes sur PlayStation 3 étaient déjà très actives les années précédentes. Parmi les jeux de shoot, Medal of Honor Airborne se présente comme le dernier représentant des épisodes à l’ancienne avant que le reboot de 2010 et Medal of Honor Warfighter viennent aseptiser un savoir-faire d’un autre temps. De son côté, Call of Duty atteint son apogée avec le troisième épisode et surtout Modern Warfare qui révolutionne le jeu en ligne avant que le saga ne se lance dans une indécence commerciale qui dure encore aujourd’hui. La licence James Bond perd également de l’altitude avec un Quantum of Solace correct, un portage du GoldenEye Reloaded de la Wii qui améliore les graphismes en oubliant de rendre le jeu intéressant, puis un Bloodstone et un 007 Legends qui passent presque inaperçus. Far Cry s’émancipe avec trois nouveaux épisodes, dont un Far Cry 3 très apprécié pour son antagoniste Vaas. Outre les Fallout 3 et New Vegas, The Orange Box propose l’intégralité des épisodes d’Half-Life 2 accompagnés de Team Fortress 2 et de Portal, véritable casse-tête en vue à la première personne rapidement agrémenté d’une suite. Après un passage exclusive sur Xbox 360, Sam Fisher obtient une septième aventure avec Splinter Cell Blacklist, qui est toujours le dernier épisode en date.

Les mécaniques de tir se retrouvent bien sûr dans Grand Theft Auto IV, apprécié pour son univers plus sombre et sérieux qu’à l’accoutumée, et dans Grand Theft Auto V qui innove en permettant le contrôle de trois personnages différents vivant chacun leur scénario simultanément. Les jeux de shoot étant décidément un peu trop à la mode au détriment des survivals horror, la saga Resident Evil vit ses premières heures sombres avec un Resident Evil 5 très décevant car bien trop porté sur l’action tout en restant rigide. Plus ou moins dans sa lignée, Resident Evil 6 tente maladroitement de contenter tout le monde en variant les phases de jeu durant quatre longs scénarios, pour un résultat correct mais profondément inégal. Là où Resident Evil Operation Raccoon City se veut être une bien mauvaise copie de Call of Duty, Resident Evil Revelations est un portage correct de la version Nintendo 3DS, bien que moins impressionnant pour le support. Bien heureusement, Silent Hill reste dans la pire lignée du survival horror avec un Silent Hill Homecoming de très bonne facture, et un Silent Hill Downpour correct mais qui commence à mettre du plomb dans l’aile de la saga.

Toujours très présentes, les sagas de jeux de combat continuent de sortir des épisodes pour des résultats pas toujours très convaincants. Outre un Virtua Fighter 5 fidèle à lui-même, SoulCalibur IV décide de rejouer la carte des personnages invités avec Dark Vador exclusif à la PlayStation 3 et Yoda exclusif à la Xbox 360. Tout aussi convenu, SoulCalibur V montre un sacré essoufflement avec un casting qui évolue peu et un scénario qui ne sait vraiment plus où il va. D’autres continuent de stagner tout en restant agréables à jouer, comme The King of Fighters XII et XIII, Dead or Alive 5 et Tekken 6, ce dernier proposant néanmoins de nouveaux personnages corrects et un twist scénaristique qui place Jin Kazama pour la première fois à la tête de la Mishima Zaibatsu. Beaucoup plus convaincant, Tekken Tag Tournament 2 suit les traces de son aîné en rendant jouable l’intégralité des personnages des six épisodes, dont un Docteur Boskonovitch qui sait enfin tenir sur ses jambes. Concurrent historique de Street Fighter, Mortal Kombat effectue d’abord une pause dans un cross-over avec des personnages de DC Comics pour un résultat plutôt correct. Mais c’est surtout le reboot de 2011 qui va fortement redorer le blason de la saga en faisant office de remake général de la trilogie d’origine, incluant tous les personnages emblématiques et des fatalités d’un gore jouissif.

Face aux ténors du genre, l’inarrêtable Dragon Ball tente de réitérer sa réussite dans l’exploitation de la licence qu’il avait bien entamée sur PlayStation 2. Mais étant déjà allé très loin avec trois Budokai et trois Tenkaichi sans compter les épisodes annexes, Bandai Namco multiplie les clones à l’intérêt limité avec pas moins de six nouveaux jeux qui ternissent l’image du chef-d’œuvre d’Akira Toriyama. Également adapté à de nombreuses reprises, Ken le Survivant obtient deux beat’em up très convenus appelés Fist of the North Star Ken’s Rage, avant tout destinés aux fans du manga. Devil May Cry 4 rehausse considérablement le niveau du genre avec une suite bien nerveuse dans lequel Dante laisse sa place au jeune Nero, tandis que le reboot DmC Devil May Cry dévoile l’origine du conflit entre Dante et Vergil sous la très belle direction artistique de Ninja Theory. Outre un troisième Ninja Gaiden en 3D, une version améliorée du premier No More Heroes et un Metal Gear Rising Revengeance bien court et plus proche du beat’em up que du jeu d’infiltration, Castlevania Lords of Shadow tente une nouvelle formule en 3D qui aurait pu convaincante si elle avait eu sa propre identité en évitant de trop copier sur d’autres productions avec du savoir-faire qui n’est pas le sien.

Autre licence mythique qui perd totalement de sa superbe, Final Fantasy sombre dans le linéaire abusif avec un treizième épisode qui élimine l’exploration, les villages et le sentiment d’aventure au profit d’un système de jeu et d’un scénario inutilement compliqués. Désespérément incapable de se réinventer, la saga opte même pour un Final Fantasy XIII-2 avec des pseudo phases de plates-formes et des dialogues à choix d’une fadeur sans nom, sans oublier Lightning Returns histoire que ça fasse une trilogie. Vacillant entre jeux médiocres ou tout juste passables, Sonic se perd dans un retour aux sources alternant entre parcours en 2D et en 3D avec une jouabilité toujours moins bonne que dans les années 90, faisant de Sonic Generations un jeu réservé aux grands fans du hérisson. Abusant sur le nombre de sorties tandis qu’Assassin’s Creed gagne du terrain, Ubisoft continue d’exploiter Prince of Persia avec un reboot casualisé qui vaut surtout pour son joli cel-shading, suivi d’un Prince of Persia Les Sables Oubliés vécu comme l’épisode de trop. Quelques années après la clôture de la trilogie terminée par Tomb Raider Underworld, la saga est de nouveau rebootée en 2013 pour une nouvelle formule largement inspirée d’Uncharted avec un peu plus de liberté et davantage de collectibles.

Les jeux à licence ayant largement été réduit à cause d’une forte perte de qualité depuis les débuts de la 3D, certaines tentent toujours une incursion en jeux vidéo pour un résultat parfois convaincant. C’est notamment le cas des Simpson qui reviennent dans un sympathique jeu très fidèle, mais aussi du Parrain et de sa suite. Outre South Park Le Bâton de la Vérité qui fait enfin office d’adaptation de qualité dans un RPG classique à l’univers très bien retranscrit, d’autres licences se cassent davantage les dents deux jeux tirés des films Saw. Pourtant amusants durant quelques heures, leur structure s’avère trop répétitive au niveau des ennemis à abattre et des puzzles qui se ressemblent tous. Adapté de la série télévisée à succès, Prison Break The Conspiracy se noie quant à lui dans une progression scriptée, linéaire et parsemée de QTE d’une intensité discutable. Ce qui est d’autant plus dommage que le scénario propose de vivre les événements de la première saison sous un angle nouveau.

 

L’ère des compilations

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Un véritable essor des compilations pour mieux assurer la sauvegarde du jeu vidéo.

Pratique loin de dater de la septième génération, les compilations s’y sont toutefois multipliées pour permettre aux joueurs de découvrir ou redécouvrir des jeux de la génération précédente avec une résolution adaptée aux écrans en haute définition. Outre les collections Mega Drive Ultimate Collection et Midway Arcade Origins qui proposent chacun plusieurs dizaines de titres bien rétro, il s’agit pour la plupart de jeux PlayStation 2 et PlayStation Portable regroupés en trilogie ou en binôme. Exclusives au Japon, Yakuza 1 & 2 HD Collection remasterise par exemple les deux premiers jeux de la saga, tandis que la Biohazard Revival Selection propose des versions HD de Resident Evil Code Veronica et Resident Evil 4, avec des trophées ajoutés pour l’occasion. De son côté, Silent Hill HD Collection ne regroupe étrangement que les épisodes 2 et 3, alors que le 4 n’aurait pas été de refus.

En fort déclin à cette époque, Square-Enix mise alors sur ses anciens succès avec une remasterisation des Final Fantasy X et X-2 ainsi que deux compilations de jeux Kingdom Hearts : la 1.5 contient Kingdom Hearts, le remake de Kingdom Hearts Chain of Memories et le scénario de Kingdom Hearts 358/2 Days remodélisé en vidéo, tandis que la 2.5 comporte Kingdom Hearts II, Kingdom Hearts Birth by Sleep et une remodélisation vidéo de l’oubliable Kingdom Hearts Re-Coded. Pour compléter les nombreux Tales Of de la PlayStation 3, Tales of Symphonia Chronicles regroupe alors les deux épisodes parus initialement sur Game Cube et Wii.

Édition particulière, Tekken Hybrid propose quant à elle une version HD de Tekken Tag Tournament profitant d’emblée des 60 Hz et de tous les personnages, accompagnée d’une démo de Tekken Tag Tournament 2 mais aussi du long métrage animé Tekken Blood Vengeance, qui voient s’affronter Jin, Kayuza et Heihachi lors de superbes séquences. Dragon Ball Z Budokai HD Collection joue quant à lui les radins en se contentant des épisodes 1 et 3, comme si le 2 n’avait jamais existé. Devil May Cry HD Collection propose sans surprise les trois premiers jeux de la saga, incluant l’édition spéciale de Devil May Cry 3 avec Vergil jouable. Disponible dans le collector Pandora de God of War III, God of War Collection Volume I remasterise les deux premiers opus, tandis que God of War Collection Volume II regroupe les deux épisodes PSP.

Les jeux de plates-formes sont particulièrement servis avec Jak & Daxter HD Trilogy, Ratchet & Clank Trilogy, Sly Trilogy et Prince of Persia Trilogy. Tandis qu’Ico & Shadow of the Colossus Classics HD regroupe deux exclusivités difficilement trouvables sur PS2, Tomb Raider Trilogy rend Tomb Raider Legend et Anniversary jouables sur PlayStation 3 pour accompagner Tomb Raider Underworld. Côté infiltration, on trouve Splinter Cell Trilogy, Hitman HD Trilogy qui laisse malheureusement l’épisode d’origine exclusif au PC, et Metal Gear Solid HD Collection comprenant Metal Gear Solid 2 Substance, Metal Gear Solid 3 Subsistence (incluant donc Metal Gear et Metal Gear 2 Solid Snake) et Metal Gear Solid Peace Walker. Elle est ensuite complétée par Metal Gear Solid The Legacy Collection, qui ajoute le premier Metal Gear Solid sous forme de code, Metal Gear Solid 4 et les Digital Graphic Novel. La vidéothèque d’Hideo Kojima n’est vraiment pas en reste avec une compilation regroupant les deux Zone of the Enders.

Alors que Doom 3 BFG Edition est en réalité une trilogie comprenant les deux premiers Doom en bonus, il est étonnant de constater que certaines sagas présentes sur PS2 ne soient pas arrivées sous forme de compilations. On pense à des licences de renom comme Onimusha, Medal of Honor, TimeSplitters, Grand Theft Auto, SSX, SoulCalibur ou même les James Bond. On n’aurait pas refusé non plus des trilogies moins populaires comme Shadow Hearts, Project Zero, Syphon Filter, Legacy of Kain et Mortal Kombat, ou encore des binômes constitués par Tenchu La Colère Divine et Fatal Shadows, Max Payne 1 et 2, Maximo et Maximo Army of Zin.

 

Un détour vers le PlayStation Network

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Un catalogue dématérialisé à ne pas négliger !

Nouvelle norme de la génération, la connexion internet a permis la création de contenus additionnels venant compléter des jeux sortis en boîte, mais également l’essor des jeux indépendants avec l’arrivée de titres exclusifs aux plateformes de téléchargement. Parmi les productions exclusives au PlayStation Network, celles de Thatgamecompany font partie des plus emblématiques avec l’expérimental FlOw, dans lequel le joueur contrôle un micro-organisme à travers une série de plans bidimensionnels dans les profondeurs sous-marines. Son successeur spirituel Flower utilise le capteur de mouvement de la DualShock 3 pour rassembler plusieurs pétales de fleur à travers le vent, formant ainsi une narration esthétique basé sur la représentation visuelle et les signaux émotionnels.

Dernier jeu du triptyque, Journey se parcourt comme une expérience narrative dans un désert à la direction artistique éblouissante. Si le joueur est connecté, il peut en rencontrer un autre et s’entraider sans communiquer, provoquant un sentiment de coopération particulier. Pour compléter, The Unfinished Swan propose de se repérer dans un univers inconnu en vue à la première personne en jetant des boules de peinture dans un environnement totalement blanc afin d’avancer. Quant à Rain, il renvoie à des expériences comme Ico avec deux enfants livrés à eux-mêmes dans les rues d’une ville aux créatures et aux contours révélés par la pluie.

Parmi les nombreux jeux sortis sur le PSN, la plateforme réflexion en 2D donne naissance à de grands classiques comme Limbo, dans lequel le joueur doit guider un enfant à travers des environnements dangereux en noir et blanc, en évitant des pièges et en échappant à des créatures dans une atmosphère esthétique assez angoissante. De son côté, Braid mêle plates-formes et puzzles dans un univers à l’esthétique picturale basé sur la manipulation du temps, là où Outland marque pour ses graphismes colorés créant d’astucieux jeux d’ombre et de lumière, tandis que Fez joue sur l’alternance des quatre côtés bidimensionnels de son environnement par leur rotation choisie. Les genres varient avec le déjanté Castle Crashers, beat’em up des plus fun jouable à quatre dont l’univers est dessiné à l’ancienne.

Dans un registre bien plus sombre et tragique, Brothers A Tale of Two Sons est un véritable conte macabre dans lequel deux joueurs peuvent contrôler deux frères en utilisant chacun un joystick de la même manette. Grand hommage à Silent Hill en deux dimensions, Lone Survivor joue efficacement sur la survie psychologique du personnage, qui en arrive à parler à sa plante en pot pour tenter de se prouver qu’il n’est pas seul. Outre l’enivrant Master Reboot qui utilise le thème des souvenirs dans un jeu de réflexion en vue à la première personne, Soldats Inconnus Mémoire de la Grande Guerre s’inspire de lettres écrites pendant la Première Guerre Mondiale dans un jeu de réflexion qui a beaucoup marqué les joueurs.

Sans surprise, plusieurs licences connues profitent de ce nouveau format pour se réinventer et réaliser des remakes. C’est le cas pour Super Street Fighter II Turbo HD Remix, qui évolue avec de très jolis graphismes mais des remix musicaux pas toujours très convaincants. De même, Earthworm Jim HD propose de revivre les aventures déjantées du célèbre personnage de David Perry et Douglas TenNapel à travers des niveaux embellis accompagnés d’un nouvel environnement mettant en scène un chat qui joue du piano. Déjà évoqué plus haut, le remake de Castle of Illusion permet de redécouvrir ce grand classique de la Mega Drive par l’intermédiaire d’un hub central en 3D et de niveaux en 2D très réussis.

Jouable jusqu’à six en ligne avec plusieurs héros de la saga, Castlevania Harmony of Despair passe le cap du multijoueur avec plusieurs grands niveaux à parcourir en 2D pour en vaincre le boss dans une limite de trente minutes. Entre deux séries de reboot, Tomb Raider passe par le case hack’n slash avec le sympathique Lara Croft and the Guardian of Light dans des niveaux mettant à profit son univers fantastique. À côté de toutes ces réussites, certaines sagas ratent plus ou moins le coche comme le reboot un peu trop mou Double Dragon Neon, un Rocket Knight qui manque de vivacité, un Hard Corps Uprising au game design particulier, un reboot de Strider et un remake de Flashback qui n’ont pas vraiment convaincu.

 

De nombreux jeux en commun avec la PlayStation 4

image ps3 derniers jeux

Un bon panel de jeux de qualité aussi bien jouables sur PS3 et PS4 !

Le 15 novembre 2013, la PlayStation 4 débarque enfin avec un line-up bien fourni mais composé de jeux quasiment tous déjà disponibles sur PlayStation 3 et sur les consoles Xbox. Les jeux exclusifs à la huitième génération de consoles arrivant au compte-goutte, la PS3 reste encore d’actualité pendant au moins deux ans et un certain nombre de jeux sortis en 2014 restent exclusifs aux consoles de septième génération avant d’être portés quelques années plus tard. C’est le cas de Dragon Ball Z Battle of Z, Castlevania Lords of Shadows 2, South Park Le Bâton de la Vérité, Dark Souls II, Borderlands The Pre-Sequel, Assassin’s Creed Rogue et Escape Dead Island. La plupart sortent à la fois sur les deux générations pour ne pas laisser les joueurs PlayStation 3 et Xbox 360 sur le carreaux. L’année 2014 voit alors défiler des jeux comme Thief, Metal Gear Solid V Ground Zeroes, Child of Light, Wolfenstein The New Order, Watch Dogs, Ultra Street Fighter IV, Murdered Soul Suspect, Destiny, Alien Isolation, The Evil Within, Little Big Planet 3, Far Cry 4, Dragon Age Inquisition, The Walking Dead Saison 2 et The Wolf Among Us.

Petit à petit, les nouveaux jeux deviennent trop gourmands pour la PlayStation 3 et perdent en fluidité sur cette dernière. Mais pas mal de titres en communs continuent de sortir en 2015 comme Dragon Quest Heroes, Life is Strange, Dragon Ball Xenoverse, Resident Evil Revelations 2, Shovel Knight, J-Stars Victory VS, Saint Seiya Soldiers’ Souls, Metal Gear Solid V The Phantom Pain, Game of Thrones et Minecraft Story Mode. En 2016, la PS4 a déjà deux ans et commence à multiplier les bonnes exclusivités. Un certain nombre de jeux en commun continuent toutefois de sortir sur PS3, parfois uniquement au Japon comme Odin Spere Leifthrasir, Dragon Quest Builders, Dragon Quest Heroes II, Star Ocean Integrity and Faithlessness et Tales of Berseria. D’autres parviennent encore en Occident tels The Walking Dead Michonne, Tales from the Borderlands, Batman The Telltale Series, Persona 5, Berserk and the Band of the Hawk et BlazBlue Central Fiction.

Tandis que la fin de la production de PlayStation 3 est annoncée cette même année, pratiquement plus aucun jeu ne sort et les ventes s’élèvent au final à 87,41 millions d’unités, dépassant de peu les 85,80 millions de la Xbox 360, mais restant toujours derrière les 101,63 millions de la Wii. Arrivée tardivement avec une ludothèque de base pas terrible et un prix de vente très élevé, la PlayStation 3 a toutefois su se ressaisir avec les années et s’enrichir d’une très grande ludothèque de qualité tout en maintenant des ventes régulières. Sans atteindre le niveau atmosphérique de ses illustres grandes sœurs, elle demeure une console parmi les plus marquantes de sa génération.

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